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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 17:30

C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouvée à la soirée des Boutiques Sonores au Nouveau Casino ce mardi la formation « Mina Tindle » dont le charme lumineux nous avait littéralement magnétisés lors de leur récent passage au Divan du Monde.
Quoique Pauline, que l’on connaît pour sa participation à The Limes et Toy Fight, semble modestement le nier, présentant chacun de ses musiciens comme un « Mina Tindle », toute la force d’attraction du combo semble tenir à sa personnalité à elle, à sa grâce scénique et à sa voix aérienne.
Chaque fois qu’on la voit, elle paraît avoir gagné en maturité et en aplomb, ce on le devine, fruit d’un gros travail de composition et d’arrangements.
D’une voix qui évoque l’élégance gracile d’une Catpower ou d’une Feist, elle dessine les contours d’une musique qui entre pop et folk puise véritablement ses racines dans le jazz ou la soul, ce de manière pudique et sensible.
Des guitares et une batterie l’accompagnent tout en subtilité pour un résultat à la fois chaleureux et éthéré.
Elle nous touche profondément:  papillons dans le ventre et frissons sur les bras.
De temps en temps, elle se perd un peu dans des fausses notes lorsqu’elle cherche des intonations plus puissantes,  le support d’une basse fait parfois défaut, mais qu’importe, sa spontanéité et sa ingénuité l’emportent et dissipent ces infimes réserves.  
Alors, on se laisse porter par son univers à la fois intense et doux, profond et volatil.
Parfois mélancoliques, ces morceaux révèlent une dimension acidulée, ou plutôt colorée pastel, fraîche comme des fruits cueillis dans la nature ou un flirt d’été au détours d’un chemin ombragé.
Délicats et romantiques, sans jamais céder à une quelconque mièvrerie, ses morceaux nous laissent dans une espèce d’apesanteur, suspendus que nous sommes à ses lèvres.
A nouveau, Mina Tindle nous a fait vibrer. Merci
Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 11:33
Gérald Kurdian, alias « This is the hello monster » n’a pas fini de nous surprendre et de nous toucher.
Ce mardi soir au Nouveau Casino, seul en scène avec ses claviers, il nous a livré un spectacle singulier, aussi charmant qu’étonnant, où conservant le charme et le romantisme tantôt gracieux tantôt timide que nous lui connaissions, il introduit dorénavant dans sa prestation un humour subtil, aussi ludique qu’intrigant et se révèle ainsi acteur unique d’une drôle de comédie musicale (de science fiction) bricolée mais non moins intelligente  et pétillante.
Muni d’un appareil photo caméra, il joue sur les images en gros plan, l’instantanéité de la prise de vue et les mises en scène cheap pour créer le décor (qui sera projeté sur écran géant derrière lui) d’une fantaisie ovniesque qui, si elle est jubilatoire d’un esprit enfantin rêveur et drôle, pose également une réflexion sur l’image et ses usages.
Malgré donc l’apparence un peu foutraque et hasardeuse de l’entreprise, Gérald sait où il va et rien de ce qu’il fait n’est vain.
Mais c’est dans un véritable échange avec le public qu’il continue d’inventer et de mettre en place son univers, ce de façon hésitante et aléatoire, fraîche et vivante.
Il tâtonne, modeste, nous interroge et développe ainsi un potentiel de sympathie rare...
Dans cette mise en scène, ses morceaux prennent une toute autre valeur et acquièrent en signification, sans pour autant perdre ce que nous aimons chez lui, cette constante hybridation entre expérimentations et pop FM, chant sensible plein d’âme, travail de boucles et de self sampling , jeux de clavier lumineux. Il y met, de façon spontanée, tout son coeur, expose son imaginaire très personnel, nourri d’onirisme joueur et d’aspects plus tourmentés.
Artiste complet, en perpétuelle évolution, touchant et attachant, Gérald Kurdian est véritablement un atypique, c’est un peu lui l’OVNI, et c’est pour cela qu’on l’aime tant.

Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 00:41
Parfaite pour un lundi soir par un temps étouffant, la musique de Da Brasilians est un mélange de rock, soul et country qui étonne de la part d'un groupe français.

Raffinée, ciselée, et jouée avec sincérité, elle en est presque anachronique : arrangements léchés, choeurs, piano, nous voilà plongés dans le rock british du début des années soixante, avant la fureur psychédélique.

Pas étonnant qu'ils se revendiquent de Gram Parsons, jugé anachronique en son temps par les  acid freaks. On sent dans leur musique la  soul des années 1950, la country rythmée par une basse énergique, mais dans un rythme rock. Ils se placent avec beaucoup de justesse dans ce tournant du rock, quand la scène anglaise menait la danse et se retrouvait étrangement proche d'une nouvelle scène américaine country et folk.

On pense aux Byrds, Fleetwood Mac, ou encore Eric Clapton et Cream. La grande classe ! dommage que ce soir là le son n'était pas à la hauteur : voix loin d'être assez audibles, basse trop forte (ça sera le cas toute la soirée), batterie inaudible.

La grande classe donc, disions nous ! Mais aussi le point faible de ce groupe de qualité : trop assis sur leur niveau technique, ça manque d'un de folie, de surprise.

On a envie de que ça grince un peu, que ça swingue, que ça transpire, que ça fasse un bond de dix ans en avant pour donner un peu de saturation, un de rage, un peu de satisfaction. Il manque un peu de Jagger, Elvis ou Johnny Cash pour épicer un peu ce plat un peu trop traditionnel. Au lieu de ça, leur côté Beegees n'est pas ce qu'ils font de mieux... Le soleil est là, mais peut être pas à son zénith, donc
Par Peter K. - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /2009 11:42
« So hold my hand and dance »... Seront nous un jour lassé par ce refrain entêtant?
Depuis que nous vous avions parlé des Pollux from Rio lors de leur passage à la Souk Party, nous n’avons pas loupé un seul de leurs concerts parisiens...
Si nous avons très tendance à ne pas re-chroniquer des groupes, il y en a vous le savez, qui comptent parmi ceux pour lesquels on a envie d’être intarissables.
Les Pollux en font bien évidemment partie et ce fût un grand plaisir que de les retrouver ce lundi soir sur la scène du Nouveau Casino (comble, comme qui dirait pour eux, car la salle s’est ensuite considérablement vidée)
Presque trop beau pour être vrai, le combo réussit la fusion entre son catchy et expérimentations acoustiques (notamment par un travail de claviers et de percus très fouillé), pop music FM et sonorités indés inventives, électro rock très actuel et influences 80s savoureuses, le tout malaxé de brit pop, d’énergie punk et d’effets et de claquements de mains en particulier qui évoquent les Dead 60s tout en adoptant un style bien particulier: à la fois coloré, glam’ ou parfois sombre, frétillant ou hypnotique, nourri d’arrangements particulièrement ingénieux, d’une voix chaleureuse et fougueuse alimentée de chants choraux lumineux et d’une ligne rythmique sagace.
S’ils hybrident ainsi les genres avec aisance et de manière euphorisante et dansante, ils aiment aussi à mélanger les langues et les titres en français et en anglais se succèdent avec autant de bonheur.
Si les morceaux en anglais semblent plus accessibles, plus entraînants, plus « faciles » d’approche, ceux en français révèlent une sorte de surréalisme psyché envoûtante et questionnante. Joli tour de force que de convaincre avec de telles chansons. Certaines semblent exprès suivre des vents contraires et c’en est aussi déroutant qu’élégant et réjouissant.
Ainsi, sans jamais céder à une quelconque facilité, les Pollux from Rio déploient et inventent une pop futuriste atypique, d’une très belle qualité musicale et d’une grande énergie qui nous convie à une ronde hallucinée et joyeuse.
« Hold my hand and dance, cos you look so fine, and never turn your back, please never try... » ils nous donneraient la force de le chanter à ce voisin de concert charmant en lui prenant la main...

Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 00:00
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Très bien très bien, résumons nous... Paris se vide, les panneaux d'information dans la rue nous parlent de Paris Plage et des mesures à adopter auprès des personnes âgées en cas de canicule., et ce en allemand, anglais, espagnol, suédois et italien. A la télé, ça cause chassé croisé des vacances et météo des plages. Dans les magazines féminins, c'est "soignez votre hâle" et suppléments sexe.
Pas de doute, nous sommes fin juillet/début août et même si on bosse, une chaude ambiance de vacances rend totalement improbable le fait même de passer une soirée chez soi.
Alors si les programmations semblent avoir réussi leur régime estival, il n'en reste pas moins que l'on a quand même de belles soirées devant nous!
Excellente semaine à tous !

 Lundi 27 juilet
 Add it up s'invite au Nouveau Casino pour une soirée estivalement shiny pop électro où l'on retrouve avec plaisir trois des combos les plus dansants et enjôleurs de la scène indie pop française et belge:
- Pollux from Rio qui mise sur l'énergie de son rock instinctif. La tendance naturelle du groupe est d'aller à l'essentiel, produire une musique et des paroles simples et évocatrices et l'envie d'aborder chaque titre comme une énigme. Pollux ne se cache pas de passer beaucoup de temps à écouter ses grands frères Anglais et Américains. Eux qui ont, depuis bien plus longtemps, eu le courage de mixer leur rock des influences électroniques peu avouables mais tellement euphorisantes. Leur premier EP autoproduit intitulé Kaleidoscope aborde de manière condensée mais désorganisée en Anglais et en Francais ce que Pollux connait le mieux: l'excitation de danser avec une belle fille sur de la mauvaise dance, la perte de contrôle inévitable d'une relation amoureuse, la peur qui nous est imposée par les vies que nous menons ou encore le sentiment de trop plein maladif qui découle de ces vies, peut-être trop remplies
- Da Brasilians, Leur pop teintée de soul et de country sent bon le soleil de Californie. Portées par des harmonies vocales sophistiquées et de jolies mélodies, les chansons de ces Normands d'origine restent en mémoire. Sélectionnés par Les Inrockuptibles pour leur compilation CQFD 2007 avec le titre In the morning, ils enchaineront par la suite les concerts. Sur sècne leur énergie est vivifiante. A chacun de leur passage, ils ne laissent pas le public indifférent que ce soit sur les grandes scènes de l'Ouest, dans les plus grands clubs parisiens ou en festival (Rock en Seine, Inrocks Indie Club, MoFo, Inaperus)
- Malibu Stacy, de retour avec son deuxième album "Marathon" (sortie fin avril chez Bang/PIAS).
Depuis "G" leur premier LP, Malibu Stacy a arpenté les scènes de Belgique, de France, de Hollande et d'Allemagne pour défendre leurs énergiques chansons punky pop."Malibu Stacy combine le meilleur de Weezer, de Maximo Park, des Strokes, des Pixies et de Spoon" selon le magazine hollandais Oor."Los Angeles", leur hit radio de 2006 figurait sur le jeu video Fifa 2007.
Deux ans plus tard, ils reviennent avec un album plus varié mais toujours aussi catchy. Malibu Stacy y emprunte de nouvelles pistes, en ballade ou en avalanche surf et même dans un freestyle la Phil Spector.

Avec Eddie Palmieri, le piano devient percussion. Ses concerts sont un combat entre l'instrument et lui, il libère alors une salsa puissante liée au jazz. On l'écoute ce soir au New Morning

Pas grand chose d'autre ce soir pour tout vous dire, mais on vous invite à profiter des ressorties en salles de vieux films en particulier "Divorce à l'Italienne" (au MK2 Beaubourg, au Balzac ou au st Germain des près) , "Affreux, sales et méchants" (Au Nouveau Latina ou au Champo), "la Rumeur" (au Balzac ou au Grand Action), les premiers films de Nanni Moretti au MK2 Beaubourg ou encore "The Torch song trilogy" au Nouveau Latina ou même "Grease" au Brady!
 Mardi 28 juillet
 Voilà une soirée qui nous fait TRES TRES plaisir au Nouveau Casino, où les Boutiques Sonores font leur BS color party réunissant trois des formations qui nous ont le plus enchantés cette année:
- This is the Hello Monster, ce serait le vent du nord et l'animal fantastique, la profondeur tranquille d'un Brian Eno, une licorne et le lion noir, un zombie dormant dans un synthétiseur ou le chant des palmiers d'une maquette de volcan tropical.
- Mina Tindle, D'apparence folk et mélancoliques, les chansons de Mina Tindle abritent en réalité des compositions mélodiques et pop dont l'éclat trouble et légèrement inquiétant n'est pas sans évoquer la rencontre d'une Linda Perhacs reprenant The Knife
- Jerri, qui convie guitares, batteries, claviers vintage et autres samplers pour créer une musique directe, simple et sans fioriture : une furie post punk aux reflets pop, y mêlant allègrement quelques touches d’électronique héritée du krautrock et du hip-hop.
Autant vous dire que l'impatience nous gagne!

Rythmes prenants, refrains entraînants, et mélodies incisives dans une prestation live remarquable : ce sont les atmosphères que l'on peut retrouver au travers des compositions de Kalamazoo  qui laissent transparaître des influences comme Radiohead, The Pixies, Interpol et la toute récente mouvance Rock anglo-saxonne. On les découvre ce soir à l'International

Des fanfares et des violons traditionnels au ska russe, en passant par l'électro tsigane ou le gypsy punk, Boris Viande mélange les sons en live avec un mix festif et déjanté, armé de sa fidèle trompette. On danse ce soir avec lui à la Dame de Canton
 Mercredi 29 juillet
Produit par Tim Paris et Ivan Smagghe, signé sur le label Kill the DJ, Battant délivre un rock électronique et minimaliste à la croisée de Suicide, Adult. et Delta 5. A la tête du trio londonien, Chloé Raunet scande des textes horrifiques sur les synthés glacés de Joel Dever et la guitare tranchante de Tim Fairplay. Entre cold-wave, post-punk et électro primitive, une musique urgente et crue, qui va droit à l’essentiel. Leur concert au Point Ephémère en avril dernier au festival "Les femmes s'en mêlent" nous avait laissés sous le choc, on est très heureux de les retrouver ce soir au Nouveau Casino avec en première partie, un groupe non moins choc, Sexual Earthquake in Kobe: Une voix mi-criarde mi-insolente, un beat frénétique, une basse puissante et des nappes électro entrainantes, Leur Dance Punk façon année 3000 fait taper du pied, secoue les têtes et désarticule les hanches les plus rigides. Enorme!!

Neo pop art, organisateurs survoltés de Paname, nous donnent un dernier rendez-vous avant les vacances sur la plage de Glaz'art, et nous propose pour la bouche un assado (barbecue argentin) et pour les oreilles des artistes coup de cœur !
- Comic Strip, qui naît de l’union de Wapi et de Tambour Battant, d’un MC iconoclaste maniant la langue d’Oxmo Puccino et de Georges Brassens avec humour et précision et d’un duo de producteurs livers virtuoses, capable de passer du hiphop le plus lourd à l’electro la plus frétillante. Le résultat : un rap incisif agrémenté de basses lourdes, de synthés futuristes et de samples faits maison. Revendicant des infuences aussi variées que Svinkels (pour le bagou), les Neptunes, (pour les prods classieuses) ou Antipop consortium (pour l’experimentation), Comic Strip n’hésite pas à tisser un véritable patchwork de sons, au service de prods massives et efficaces. Du jazzrap à l’électro en passant évidemment par des samples hiphop, les morceaux envoient du lourd, les textes tranchent et le flow précis de Wapi est la cerise sur un gâteau franchement copieux et surtout bon.
- Sprazzo, projet à la croisée des genres. Un mélange de styles musicaux, à l’esprit rock, aux accents électroniques. Une rencontre entre la création musicale et les arts visuels, au travers d’une approche filmique. Dans leur enchaînement, les morceaux déroulent en même temps une histoire qui nous mène en des sphères futuristes, pour mieux apercevoir notre présent, au fil d’un voyage jalonné de sensualité, d’humour et de suspense.
- David X, beat-boxer depuis l’age de douze-ans, parce que sa mère refusait de lui acheter une batterie et des platines, à appris seul avec un vieux synthé, une section de pads rythmique pour enfant et un tourne disque branché à une radio. Musicien autodidacte, instrumentiste tentant de faire évoluer le beat-box vers d’autres horizons (EXPERIMENTAUX), en le mélangant à d’autres intruments, dispositifs, et autres disciplines musicales. En trois mots BEAT-BOX EXPERIMENTAL!!!


Hip-hop a la cubana... Ni frime ni provoc' : Kumar, le rappeur de La Havane raconte les histoires de son quartier avec un punch tranquille et des accents cuivrés.

Il a d'abord tâté du jazz, du rock et du reggae avant de trouver sa voie dans le hip-hop. Chez Kumar, ni pose ni violence, juste une belle énergie et des choses à dire : le quotidien de son quartier, Mantilla, banlieue difficile de La Havane, ou les nuits de fête du temps de Battista racontées par son grand-père... Des petites incursions côté mambo, des touches afro-cubaines, un détour côté dub... Caliente et rafraîchissant, punchy et poétique, le cocktail Kumar fait chavirer le jardin du luxembourg dans la cadre de Paris Quartier d'Ete

 

Installé à Rennes, Jackson Thélémaque est originaire d’Haïti, entre terre de révolte et pays du vaudou. Les rythmes et les chants vaudous sont le cœur de son univers artistique. La musique noire, celle des Caraïbes, le reggae, le rock, le Blues du Delta et celui de l’Afrique sont le reste. Guitariste instinctif, poète surréaliste, Jackson déclame ses textes en anglais, créole et français. À la guitare ou au tambour, il appelle les ancêtres, les éléments, les astres, la musique. Avec Jackson, la transe et le rythme sont les maîtres mots. Depuis 2003 il s’est déjà produit sur les scènes de Solidays et du Furia Sound Festival à Cergy, au Bataclan et à la boule noire à Paris ainsi que de nombreuses salles et cafés-concerts. À découvrir…ce soir à l'Alimentation générale

 

Au Batofar, Worltronic présente sa première Electro Latino party avec :
- Sambuca (live) qui a la force propulsive du melting pot et l’énergie communicative d’un vrai groupe de scène. Du blues éléctro au hip hop latino, sons reggae, cadences brésiliennes, du scratch à la flûte traversière, une voix chaude et soul agitée par une gouaille rauque et rageuse… en italien, en espagnol, en français, en anglais, les sambuqueros balancent avec énergie des textes engagés et un son inattendu pour un voyage où s’enchaînent grooves et atmosphères enivrantes.
et en DJs sets:
- RKK, Rémy Kolpa Kopoul aka DJ RKK, voix de gorge et oreilles fouineuses estampillées Nova-la-radio, mixe des pépites musicales où tous les grooves ElecTropicaux sont convoqués. Auteur de deux récentes compilations “Brasil do Futuro” et “Latino del Futuro”, il tropicalise les dancefloors d’afrobeat en drum n’bass, de dub en samba, de breakbeat en salsa….
- DJ Mimo, Tout droit issu du milieu des Free parties, Mimo vient habiller depuis 2006 les sons du groupe Sambuca de ses scratches lourds et ravageurs. Du bon et du gros son from Mr
- Emile Omar, Le jour, il est l’une des deux têtes chercheuses de la programmation musicale de Radio Nova. Mais sa passion pour la musique prend une toute autre dimension quand Emile Omar prend les rennes du Djoon.

Lors de cette soirée-marathon, le selector sort de l’ombre et met sa connaissance de la musique au service du dancefloor. Et le dancefloor le lui rend bien. Le résultat est sans appel : Emile Omar se délecte à voyager entre early house, cosmic disco, soul, salsa, cumbia ou afro beat…. Parsemée de repères familiers, Domino est une véritable expérience musicale, rendue vivante grâce à l’aura et au talent d’un DJ qui se passe aisément de guests. Fait rarissime en France, celui-ci  est seul aux manettes pendant plus de cinq heures, et avec le sourire, s’il vous plait !

Le style Domino n’est pas sans rappeler l’éclectisme d’un Gilles Peterson ou l’endurance d’un David Mancuso. Une invitation à un clubbing pédagogique, sans frontières et profondément humain.

Jeudi 30 juillet
Chico Trujillo est né en 1999 au Chili, aux environs de Valparaiso, au retour de la tournée européenne de son leader, Aldo "Macha" Asenjo, avec le groupe punk LaFloripondio. Littéralement le "Petit Truand", cette section de 7 musiciens sur vitaminés est de celles qui remplissent les stades au Chili. Leurs morceaux se mêlent avec la cumbia colombienne traditionnelle, mélangée au boléro et au ska, le tout rehaussé par leur énergie phénoménale. Après avoir acquis rapidement une reconnaissance unanime dans leur pays, ils ont donné des concerts en Espagne et en Allemagne, où ils ont eu l’occasion de collaborer avec les berlinois Die Ärzte. En 2006, lors d’un échange artistique avec les marseillais "La Cumbia Chicharra", ils jouent pour la première fois en France. Ils sonr de retour ce soir à l'Alimentation Générale.  

Dans le cadre du festival "Sautes d'humour" à la Villette, (Tarmac) on assiste à "Beaucoup de choses à vous djire" de Souad Belhaddad; « La vérité, Monique ! Tu veux que je me réveille le matin et que je me dise : « Est-ce que je suis Fatchima d'ici ou Fatchima de là-bas ? » Nan ! Je me réveille, le matin et je me dis : « Hou la, la, j'ai envie d'un café ! » Comme toi Monique ! »... Le ton est donné et Fatchima va nous dire ses mondes, son identité, sa dualité, son « entre deux je ». Ici, là-bas...
Avec Monique la confidente, avec Monsieur Bernard « le bras droit de la tête du directeur », avec la sousoulogue et ses questions qui fatiguent, avec Freddy le voisin qui dit « chez nous » pour la France, pour l'Algérie mais aussi pour Tel Aviv, avec tous ces petits riens qui font le quotidien de l'humain... Ici, là-bas. Chez elle.Avec Hayat, sa fille qui va devenir « visible » selon les directives gouvernementales, une « discrimination positive » à elle toute seule, avec Fairouz l'hôtesse de l'air au brushing impeccable, avec Yamina la cousine née à Montreuil, « un peu d'algéritude et beaucoup de francitude », avec le gars de Bagnolet qui préconise le hijab... « pour le respect ».Et « de fil en pelote », et de mère en fille, c'est la tendresse, la rudesse, ou la bêtise de tous ces personnages qui sont ainsi livrées entre gouaille et retenue, dans la truculente chaleur des mots, dans la fièvre de l'accent.
On rit beaucoup. Ici, là-bas, chez nous. On se sent un peu comme chez Souâd.

Who loves the sun à l'International, c'est la preuve en 9 concerts sur 3 jours qu'en été le soleil poursuit sa révolution... Au programme de ce soir:
- Superbravo, projet satellite d'Armelle Pioline, chanteuse d'Holde, qui n'a pas su résister à l'envie longtemps repoussée de s'essayer à l'écriture purement pop, purement en anglais, purement toute seule. Pour une des première fois en live avant la sortie d'un album éponyme
- Mark Mulhohand, armé de sa guitare, il sillonne l'Europe et les Etats Unis depuis 20 ans au sein de différents projets en solo ou en groupe : Punkie Rizzla experience (rock psyché), the Bog Warriors (folk anarchique), Impure Thoughts (rock alternatif) ou plus récemment, two dollars bash (folk country)
- Bertrand Belin, guitariste inventif et gourmand ayant fait ses classes chez des têtes brûlées comme The sons of the desert, Nery, les Enfants des autres, ou Jasmine Bande, parolier classieux et crooner impeccable vanté ça et là pour son élégance discrète, il s'impose comme une découverte séduisante et déconcertante, un réformateur de la chanson, un inclassable, un décomplexé.


Hélico récidive en 2009 avec Brésil Montant et s'attache à réunir, dans une soirée spéciale du Festival Colors au Nouveau Casino, deux groupes issus de la nouvelle scène do Brasil: Terça Feira Trio et Curumin. Le tout encadré par l'ElekTropik Mix de Remy Kolpa Kopoul de Radio Nova pour un set "Brasil do Futuro"

 Vendredi 31 juillet
 Ce soir, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, le festival Fnac Indétendances organise une grande joute musicale où tous les coups sont permis, pour élire « La ville la plus rock de France», à travers un duel d’artistes issus de deux villes particulièrement dynamiques en matière de musiques actuelles. Bien évidemment, Clermont-Ferrand et son exceptionnelle diversité musicale ont été choisies pour ce premier grand duel avec Bordeaux, bourgade d’Aquitaine bien connue pour ses grands crus.
Six jurés issus de grands media nationaux et deux jurés de la FNAC seront chargés de remettre le trophée à Clermont-Ferrand. Pardon, de départager les deux villes.
De 17 heures à minuit, 3 groupes et leur parrain, issus de la scène locale, s’affronteront à travers des mini-concerts, entrecoupés de joutes oratoires sans merci, à mi-chemin entre Intervilles et le Tribunal des Flagrants Délires.
Désigné « Haut Commissaire » chargé de défendre les couleurs clermontoises, vivement soutenu par la Ville de Clermont-Ferrand et le Transfo, Didier Veillault et la Coopérative de Mai ont choisi MUSTANG (Découverte Printemps de Bourges et de la FNAC 2009), THE ELDERBERRIES (prix FAIR 2009) et le COLLECTIF KÜTU FOLK. Parrain à la hauteur des ambitions clermontoises, aujourd’hui aux portes d’une popularité sans égale, Mark Daumail et COCOON porteront haut les couleurs de notre cité, afin de ramener en Auvergne la première Coupe de la Ville la Plus Rock de France !.
Les groupes Bordelais retenus sont : Adam Kesher, Kid Bombardos, The Magnetix. Le parrain de ces groupes est Denis Barthe (réalisateur de l'album des Suprème Dindes et batteur de Noir Désir) qui jouera sur scène avec The Hyènes.

On amène transats, couvertures et pique niques à la Vilette pour voir ou revoir dans le cadre du festival Cinéma en Plein Air, Broken Flowers, de Jim Jarmush, Don Johnston est un célibataire endurci. Sa dernière conquête vient de le quitter. Alors qu'il se résigne une nouvelle fois à vivre seul, il reçoit une lettre anonyme dans laquelle une de ses anciennes petites amies lui apprend qu'il est le père d'un enfant de 19 ans, et que celui-ci est peut-être parti à sa recherche. Don se lance alors dans un long périple, au cours duquel il retrouve quatre de ses anciennes amours. À travers ces visites-surprises, il se retrouve confronté à son passé, et, du même coup, à son présent.

Festival "Who loves the sun?" 2ème jour à l'International avec:
- Haussman Tree, projet musical de deux frères français résultat de leurs années passées à Beyrouth et de leur rencontre avec l'artiste Libanais Tarek Joseph Chemaly, dont les poèmes ont inspiré leurs chansons
- Arlt, qui chante à deux voix, voix d'eau, et voix de terre comme des haïkus tournés en mantras contrariés. Leur incandescente austérité fait des trucs. Toutes les chansons sont des chansons d'amour et Arlt l'a bien compris et décline cela sur tous les tons: menacé, contrarié, inquiet, bagarreur, rieur, étonné. Avec pour décors des éboulis de Pierre et des accidents d'oiseaux. La guitare de Sing Sing est une sauterelle blessée, sèche comme une porte sur les doigts, ressassant blues paranormaux, folklore insituable, et pop bercée sans casque un peu trop près du mur.
- Holden, formé en 1998 par Moche et Armelle Pioline, Holden est un groupe de pop français dont les quatre albums balaient des influences aussi diverses que le Velvet Underground, de grands noms du jazz comme Thelonius Monk ou Chet Becker et l'électronica ainsi qu'une certaine vision baroque de la pop française.


Groupe culte de Hip Hop américain né aux débuts années 90, Naughty By Nature fait ce soir son retour sur une scène parisienne au Nouveau Casino.
Ambassadeur du label Tommy Boy, le trio composé de Treach, Vin Roc & anciennement Kay Gee enchaîna albums classiques & hits internationaux (« OPP », « Hip Hop Hooray », « Craziest », « Feel Me Flow…) pendant des années avant de mettre en suspens leur carrière pour se consacrer à des projets solo.
2009 marque l’année de leur retour en studio avec un album annoncé pour la fin de l’année.


Inspirés par l’incroyable environnement naturel Néo-Zélandais et s’imprègnant des patchworks culturels de leurs racines Francaises et Australes, le Mamakou Project apporte un bol d’air frais à la scène des musiques actuelles. Une escapade poétique dans un univers Electro-Jazz, épiçé d’un soupcon de cirque… On chaloupe avec eux ce soir à la Dame de Canton.
 Samedi 1er août
 Joli panorama folk pop rock électro au Nouveau Casino avec :
- Hold your horses, Produit de la collaboration franco-américaine, Hold Your Horses! commence sa carrière à Londres en tant que duo avant de venir s'installer à Paris où cinq autres musiciens rejoignent la guitare et la batterie d’origine. Allant chercher ses influences outre-atlantique, au nord de l’Europe et au Sud du tropique du capricorne, le septuor écume depuis un an les salles parisiennes où il déploie une pop polyphonique, rauque et ludique.
- Baden Baden, vainqueur du Clak festival à la Bellevilloise en mai dernier est un groupe surprenant. Comme son nom ne l'indique pas, réunit tout et son contraire : c'est un bricolage sonore entre folk et électro qui laisse une impression contradictoire de grands espaces et d'intimité, entre électricité et dénuement. Leurs petites pièces oscillent souvent entre versions acoustiques agrémentées d'instruments en tout genre et versions électriques habitées avec puissance. Comme son nom ne l'indique pas, Baden Baden aime à se contredire pour mieux surprendre...
- Karmastone, Après avoir développé leurs mixes éclectiques rock/electro pour de nombreux défilés, dans des galeries d'art, prison ou clubs, KarmaStone descend ses instruments acérés des podiums Haute Couture pour embraser le Nouveau Casino d'un grand souffle puissant de "BaRock Future Vintage".
Inspiré de pop 60's, de riffs rock et d'electro "French Touch", KarmaStone créé une musique énergique, électrisante tout droit sorti de la scène underground française.


Le soleil poursuit sa révolution à l'International avec le Who loves the Sun qui nous invite ce soir à écouter:
- Tristan Poupée, il faut le rêver vêtu de simples draps en sa barque de bois précieux, immobile et bercé par le chant nuptial de dantiques bestioles, "a quoi bon poupée, puisqu'ils ont inventé les transports en commun, la combinaison spatiale et le karaoké?" "
- Antoine Loyer, on est d'abord intrigué par l'étrangeté et la beauté singulière de sa musique. Puis, on réalise qu'on ne comprend rien de ce qu'il chante si bien. C'est sans importance, il fait naître des images... Mathématicien Instinctif, robot poète, il procède par collages, par fulgurances, par accidents. Dadaïste d'aujourd'hui, il navigue en eaux troubles.
- JP Nataf, des Privés et des Innocents, des albums de groupes en projets solos, des coups de main, des accolades, des BO de films, des reprises en duo, ainsi va la carrière en long métrage de Nataf, entre tonus pop et dentelle rock, douceurs de sucre ou noirceur secrète. A l'assault de la grande Ourse , la musique de Nataf réécrit la musique des sphè
res.

Justin James passe la plupart de ses journées au soleil, à surfer et à écrire des chansons sur les rivages ensoleillés de la Californie et d’Hawaï, en partageant sa musique avec plus d’une dizaine de milliers de fans à travers les Etats-Unis, le Canada et l’Asie orientale. Depuis Sundrenched, Justin James continue d’étouffer ses illusions avec sa soif de la vie. Ses chansons sur l’amour et la vie sont transcendées par ses performances sur scène à la fois revigorantes et charismatiques.  On l'écoute ce soir sur la Plage de Glaz'art.

Très belle soirée dans le cadre du festival FNAC indétendances sur le Parvis de l'Hôtel de Ville avec:
- Peter Von Poel, roubadour moderne (il a enregistré son album entre la Suède et berlin), folk-singer nouvelle vague, livre sur son premier album, 12 chansons chavirantes et lumineuses à découvrir en live.
- Steeple Remove, Basses chaloupées, boucles hypnotiques, guitare, batterie, sampler et claviers, les très underground de l'électro pop frenchy officient dans une veine expérimentale, aux croisements de la pop, du rock, de la musique expérimentale, de la funk ou de l'électro. Steeple Remove a fait du chemin depuis son premier disque, et reste une des valeurs montantes à surveiller.
- Stuck in the Sound, Après s'être forgé une solide réputation scénique, le groupe culte de la scène parisienne sort un album étincelant. Il nous frappe avec cette efficacité que l'on croyait réservée aux groupes britanniques ou américains. Avec ses guitares acérées, ses rythmiques puissantes et une voix tout à la fois élégante et électrique, le groupe développe une musique essentielle, chaînon manquant entre la folie des Pixies, la puissance de At the drive-in et la classe des Smiths.
- The Bewitched Hands of your heads, Derrière ce nom à coucher dehors, il y a tant de générosité mélodique, tant de liberté et de choeurs en sucre glace qu'on imagine davantage les chemins de traverse d'une Amérique rêvée que les rues trop droites de la cité rémoise. Formation à géométrie variable, Bewitched a le charme vénéneux des groupes-chorales qui offrent des chansons aussi nonchalantes que lumineuses. L'un laisse pointer son dandysme rock, un autre sa candeur pop effrayante, un troisième ses airs de folk qu'il croit encore psychédéliques... et les autres... des guitares, une basse, un clavier Philicorda, un sax, une batterie et beaucoup de tambourins et de choeurs.
 Dimanche 2 août
On prend le thé en excellente compagnie au New Morning avec  Congopunq, Sébastien Martel, Dj Shalom, Sarah Murcia and d’autres guests…
Alors on ramène ses gambettes, des biscuits et on prépare ses oreilles pour une infusion de sons.

Une pop indé estampillée 90’s dans une main, et un post punk/new wave dont le renouveau est plus que d’actualité dans l’autre. Mélange inaccoutumé, qui apporte à leur crédit une fraicheur évidente, voilà Victoria, en concert ce soir à l'international
 
Par laure dasinieres - Publié dans : Suggestions pour la semaine - Communauté : webzine musical
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