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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 11:25
« Le meilleur groupe du Monde » selon les ... inrokenuptibles (sic), les Roken is Dodelijk affichent un goût prononcé pour la dérision et la (plus ou moins) private joke...
Promenez vous sur leur Myspace et prenez le temps de lire les textes déroulants, cela vous donnera une petite idée de l’humour réjouissament improbable de ce combo lillois dont le nom signifie « fumer tue » en flamand, ce qui en ces temps de terrorisme anti tabagisme tient du savoureux pied de nez...
Cela fait plus d’un an que l’on entend parler d’eux et on les avait, malgré notre curiosité taraudante et l’écoute régulière de leur page,  jamais vus en live...
Quand un groupe traîne avec lui une réputation de goguenardise, on a toujours un peu peur de tomber sur une sympathique bande à Basile dont les blagounettes ne font que s’efforcer de masquer l’indigence musicale. Or les Roken nous ont prouvé ce lundi soir au Nouveau Casino que l’on peut à la fois s’offrir le luxe d’être second degré tout en livrant une pop quasiment exemplaire, léchée, ample et inspirée.
C’est que si leur set est émaillé de nombreuses facéties, il s’impose surtout par des morceaux tous potentiellement tubesques aux arrangements soignés et à l’orchestration minutieuse. Derrière l’humour, l’amour, donc, celui du travail bien fait, celui de chercher ce sans jamais être putassier, à séduire le public... Et ils y parviennent non sans panache les bougres... alternant avec un certain bonheur (partagé) les genres, oscillant entre post folk électrifiée, rock 70s, intonations groove soul, ballades shiny ou mélodies mélancoliques.

De fait, ils échappent à toute référence évidente, rappelant selon les instants des formations aussi diverses que Grandaddy, The Spinto Band, UB 42, Sufjan Stevens, Arcade Fire ou Schools of Seven Bells... Vaste panorama, donc, ce qui évidemment suggère un kaléïdoscope d’émotions suscitées, de la festivité au romantisme, de la chaleur au replis, de la tristesse à l’enthousiasme, de l’envie de se trémousser dans une salle surchauffée à celle de courir nu (ou pas) dans les bois...
Combinant ainsi précieux art de la dérision, énergie scénique, finesse des compositions, Roken Is Dodelijk convainc aisément. Alors que chez beaucoup, l’usage d’instruments jouets et de synthés n’assure qu’un rôle de gage de contemporanéité et font figure d’enluminure inutile, chez eux, savamment dosés , ils sont à leur juste place et appuient avec autant d’efficacité que de subtilité une instrumentation plus « classique » et une voix masculine aussi sensuelle que rauque renforcée par des choeurs mixtes tantôt aériens, tantôt fougueux.
Le chanteur est tout aussi à l’aise comme meneur inspiré et sympathiquement charismatique que comme entertainer un rien barré et touché par une grâce étrange.
Si l’on aimerait parfois que leur morceaux soient un peu moins calibrés, on n’en est pas moins complètement séduits et il nous tarde déjà de les retrouver au festival des attitudes indépendantes en Octobre prochain.
Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 00:00
Photobucket
Si tous nos regards sont orientés vers le 24, date à laquelle nous sommes très très heureux de vous convier à la première NFT Party à l'International, nous sommes aussi ravis d'être en mesure d'affirmer, de crier haut et fort que cette fin de mois de juillet parisien est du genre palpitante et jubilatoire, comme si tout se conjuguait pour nous dire "t'as juste très très bien fait de ne pas programmer tes vacances maintenant!"
On vous souhaite une excellente semaine et on vous dit "A vendredi", "en vrai" et "en live"!!
Lundi 20 juillet
 Amazing Baby est un combo new yorkais de rock sous influence multiple : prog, glam rock, long solo de guitare façon 80’s. Ils viennent de sortir l’excellent album « Rewild » chez Cooperative Music, à découvrir d’urgence ce soir au Nouveau Casino. Un son frais et bien foutu: voilà de quoi nous faire danser tout l'été

On se laisse envoûter aux Disquaires par une affiche des plus gracieuses:
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Kacey Johansing & Vera Gogh, qui ont quitté leur Californie natale pour parcourir la France cet été. Ces deux reines reconnues de la scène de San Francisco impressionnent par leurs voix à la beauté fantomatique et leurs compositions soignées. Par le passé, elles ont déjà partagé la scène avec des artistes tels que Thao and The Get Down Stay Down, Mariee Sioux, The Blank Tapes, Sean Hayes, Little Wings, The Entrance Band et d'autres. Kacey Johansing accompagnera Vera Gogh sur scène, avant de jouer ses propres chansons. Vera Gogh est récemment passée sur la BBC.
- Pollyanna,  un duo indie/folk basé à Paris. Une fille à la guitare et au chant, un garçon à la batterie et divers instruments (guitare, ukulélé...). Leur musique pourrait évoquer une rencontre entre Laura Veirs et le batteur percussionniste John Convertino (Calexico). Au fil des titres mélancoliques mais énergiques, leurs sets alternent ambiances acoustiques et électriques, tantôt douces, tantôt plus brutes, parfois sombres, souvent lumineuses. Leur deuxième album On concrete sort sur Waterhouse Records distribué par Abeille Musique.

A l'occasion de la Fête Nationale Belge, Radio Néo s'associe avec BIP, le webzine des Belges à Paris, pour nous offrir une soirée mythique sur la plage de Glazart. Au programme :  les concerts de :
- BaliMurphy, ce groupe de rock francophone Bruxellois, nous fera partager son univers musical multiple où se côtoient rock, chanson française, folk et musique tsigane... qui constitue leur opus « Poussière ».
- TriggerFinger, le trio flamand le plus rock&roll de Belgique, est de retour avec son nouvel album «What Grabs Ya ?» qu'ils nous feront découvrir en avant première à Paris.
et dj sets de Sylvanie de "Brussels" (Néo) et Jeanphi (BIP team) !
Une soirée 100% belge sur une plage noire-jaune-rouge. On y va goûter la Belgique, son rock, ses bières et sa jovialité légendaire !


 mardi 21 juillet
Une bien belle soirée placée sous le signe de la folk inventive aux Disquaires avec:
- EliotE & The Ritournelles,
En 2007, eliotE compose entre Paris et San Francisco ses premiers morceaux influencés par l’école folk et anti-folk US, le Jazz et la littérature beat. Très vite, la rencontre avec deux talentueux musiciens provenant d’horizons plus Rock fait naître une dizaine de morceaux. Smudie les accompagne de sa plume. Une voix oscillant entre Sybille Baïer et Joanna Newsom, une farouche guitare slide, une armée de toys instruments (ukulélés, toy pianos, mélodicas …) : c’est ainsi qu’eliotE & The Ritournelles inventent tantôt des comptines folk acoustiquement bricolées, tantôt des ritournelles en apesanteur aux sursauts électriques. Après avoir participé aux remarquables compilations Have a Good Night 3-4 proposées par Blog up Musique, un premier Ep intitulé « Goodbye Ghosts » voit le jour en Octobre 2008. Le premier album verra le jour en Septembre 2009.
- Reipas,
Reipas est un mot Finlandais évoquant le positif, l’élévation, la motivation.  Dinny et Guillaume, venant de cultures différentes, partagent l’envie d’exprimer de nouvelles idées avec la musique. Guillaume est un bassiste qui a joué dans plusieurs groupes parisiens depuis 15 ans et toujours en activité. Le duo qui forme Reipas s’est croisé il y a un an. 3 semaines après, Dinny chantait, pour la première fois de sa vie, dans le groupe où Guillaume jouait de la basse, A cob of maize. Quand le groupe s’est séparé, fin 2008, ils ont continué à écrire des chansons ensemble, Guillaume utilisant une guitare acoustique, ce qu’il n’avait jamais envisagé auparavant.  Inspirée par l’atmosphère de la scène folk Irlandaise où les gens se rencontrent pour partager leur musique dans des pubs, Dinny écrit les paroles et crée les mélodies pour exprimer des histoires et des experiences.
Le mélange des deux personnalités donne la simplicité et la douceur de Reipas.

Fruit d'une rencontre impromptue en juillet 2005, dans un studio parisien, Thomas Ostrowiecki (Ute Lemper, Angeliclotanos, « Titi » Robin, Sergent Garcia, Nouvelle Vague...), Phil Reptil (La Théory du Reptil, Phil Reptil, E-330, Elise Caron, Mina Agossi...), et Macdara Smith (Think Twice, Soft Toys, Eléctroménager...) décident alors de féderer la famille Osteti et enregistrent un premier album dans la foulée. Toujours au service de l'énergie « live », Osteti installe sur scéne : performances, scénarii sonores et chansons dédiés à un slam electro-acoustique, dynamique et enjoué. Du spoken-word, en passant par le rock, l'électro et l'influence du sound-painting, Osteti trace le pont entre Beans, Beastie Boys et Miles Davis... et mettent le feu ce soir l'International

 

Plus chaud qu'une poêlée de latkès, plus savoureux qu'un baril de harengs, plus enivrant qu'une rasade de vodka au poivre : le klezmer d'Oy Division !

Mélodies du shtetl perdu, airs populaires du théâtre yiddish ou chansons de mariages : les concerts d'Oy Division font les beaux soirs de Tel-Aviv. Issus de groupes punks ou musicologues érudits, les membres du groupe ont en commun une énergie déchaînée - l'un deux a même créé un marathon des musiques juives ! Mais ne leur parlez pas de «nouveau klezmer» : Oy Division préfère retrouver la tradition authentique de ce courant musical populaire d'Europe de l'Est. De quoi réconcilier les puristes et les fêtards, et réunir plusieurs générations à leurs concerts... On peut emmener sa mère et sa grand-mère. Ils sont en concert toute cette semaine dans le cadre du Festival Paris Quartier d'été: aujourd'hui, à la Courneuve, demain, dans les Jardins d'Eole (18ème), jeudi au Parc de Belleville, vendredi dans les Jardins du Luxembourg, samedi au Parc Georges Brassens et enfin Dimanche dans le Parc du CHapeau Rouge

Tous les mardis de cet été le label Silverstation Records produit auBATO FAR les LUST & DEPRAVITY Summer Parties. Du Rock à l’Electro, une sélection musicale qui aiguise votre sens de l’esthétisme sonore, des artistes issus de l’électro underground européen, des groupes jouissant d’une notoriété croissante… Les LUST & DEPRAVITY s’allient avec d’autres collectifs parisiens, s’annoncent ouvertement gay friendly, et font danser les plus frileux!
Au programme de ce soir:
- Jojo de Freq (dj set) qui occupe le devant de la scène club londonienne depuis maintenant près d’une dizaine d’année, elle s’est forgé une solide réputation grâce a ses résidences prestigieuses notamment dans les soirées Bugged Out!. Ses sets énergiques sont remplis de suspense, de style, de surprises synthétiques et de riffs acides.
- Appaloosa (live) jeune duo Franco-Allemand formé autour d’Anne Laure Keib et Max Krefeld. Leur pop minimale, synthétique et romantique portée par des vocaux fragiles et sincères leur a permis en seulement quelques mois de parcourir le monde en p**remière partie de Cat Power et de sortir un premier maxi plébicité chez Kitsune. What else?
- JVC, djettes-selectors qui se sont rencontrées il y a quelques années autour d’un amour commun pour la pop, le rock, l’électro et la fête. Elles sévissent aujourd’hui sur
Paris avec une sélection open mind, électrique, bon esprit et surtout, dansable à souhait!
 mercredi 22 juillet
 Formé en Californie dans les années 1990, The Bellrays, en concert ce soir au Nouveau Casino illustre l'alchimie parfaite entre rock'n roll explosif, soul et punk rock. Le groupe en est déjà à son huitième album, le  dernier en date « Hard Sweet and Sticky » est sorti en 2008. Emmené par la chanteuse jazz/soul Lisa Kekaula (qu'on retrouve également dans le projet electro Basement Jaxx),  le groupe est connu pour ses shows à la puissance rock'n roll dévastatrice. En première  partie on ne rate surtout pas le one-man-band Fredovitch et son punk rock décapant venu tout droit de Bordeaux.

Boutiques Sonores Basement Party à l'International, ce soir, avec:
- Luciole, Haute comme trois pommes du haut de ses 22 ans, Luciole, mêle parlé, chanté, interprétation et textes envolés dans un projet qui serait de trouver sa propre parole, celle qui lui ressemblerait… La petite protégée de Camille nous ravit de son mélange singulier de spoken word et de nouvelle chanson française.
- 1973, qui aime la pop bio, élevée en plein air sous le soleil de la Californie, de la pop qui s'écoute le matin au petit déjeuner, colorée, joyeuse, acoustique, pleine de chœurs et de cœur. 1973 aime les guitares acoustiques, le mur du son, le lap steel, les Beach Boys, le mellotron et les cuivres, Shakespeare et Gondry, la légèreté un peu grave, Midlake, le picking et les chemises de bûcheron, Chet Baker qui chante et les textos envoyés à trois heures du matin qui finissent en musique.

Rendez vous sur la plage de Glaz'Art pour écouter:
- Carly Sings, si les yeux de l’auditeur pouvaient contempler le corps de la chanteuse dont il est ici question, sans doute découvriraient-ils ses petits souliers noirs aux bouts arrondis, sa silhouette printanière et son regard perdu dans la Nouvelle Vague du Paris des fifties. C’est un fait, Carly Blackman chante de tout son corps, avec l’innocence de celles qui se rêvent ailleurs d’un air distrait. Sans souci des époques…
- Kim, Seul derrière la batterie, la guitare, les basses, claviers et chants, Kim finit par sonner newwave/r’n'b/rock/chinois. Il remet au goût du jour deux instruments un peu oubliés (l’Omnichord et le Fairlight), chante de plein de manières différentes, joue de la batterie comme un robot, et du piano comme un Indonésien. La rencontre avec le label Vicious Circle concrétise le projet : DON LEE DOO nouveau et 17e album de KIM. De loin son meilleur. Un concept album ésotérique à propos d’une nouvelle planète à construire uniquement à base d’eau.

Huxley Met Soda est un collectif musical parisien formé par Hadrien Astorri et François de Montremy. Délivrant des compositions aux ambiances proches du Trip-Hop et de la musique progressive, le groupe collabore aussi sur des projets multi-artistiques. Après l'enregistrement de leur EP Tripping in Dreamland en 2008, ils présentent en ce moment le projet Urbaani Erämaa, liant leur musique et le travail de la photographe Molly Benn.  Ils proposent, ce soir sur la scène de la Bellevilloise, leurs compositions mais aussi des reprises et des improvisations

Quand un jeune chorégraphe amateur de risques rencontre une troupe de comédiens handicapés mentaux, cela donne... Ook, une pièce inoubliable, à revisiter aujourd'hui sept ans après sa création dans le cadre du festival Paris Quartier d'Eté. Et en plus, c'est en flamand. En 2002, Sidi Larbi Cherkaoui est un jeune danseur et chorégraphe anversois qui vient de s'imposer sur la scène mondiale avec une création intitulée Rien de rien. C'est à cette époque qu'il entreprend, avec Nienke Reehorst, de composer un spectacle avec les acteurs de la troupe du Theater Stap. Le point de départ est simple : chacun raconte son rêve, futile ou grandiose  - devenir champion de judo, chanter dans un boy's band. Mais aussi avoir un enfant ou changer de visage. Fragilité et maladresses, brusques changements d'humeur, incertitude des mouvements, des idées : cet homme, un couteau à la main, est-il un assassin ou est-ce qu'il s'apprête à découper un gâteau ? Retrouver aujourd'hui ce spectacle délicat, c'est aussi se demander : «Que sont devenus nos rêves ?»

 

Quand Doba n'est pas là Caracol ne s'arrête pas de chanter pour autant. Au croisement de la chanson et des musiques folk américaines, Carole, dit Caracol, n'hésite pas à révéler des vérités troublantes. Un peu sérieuse mais pas toujours, parfois sarcastique jamais tragique, ukulélé et autoharpe au bout des doigts, en solo Caracol se retrouve. Et nous, c'est aux Trois Baudets qu'on la découvre...

 Jeudi 23 juillet
Electro rock puissant ce soir sur la plage de Glaz'art avec:
- Waiting for words. L’ambiance est inspirée, l’atmosphère travaillée, la production finement taillée et la voix est élégante. La première qualité des Waiting For Words ? L’émotion, le coeur ! Cette ballade dans la nuit est loin d’être une échappée… plutôt une ascension vers la lumière !
-  Chumichurri, projet electro-rock fondé en 2008 par Hakim Djamai de Famous Bitch Bar. Ce qui était au départ un projet electro inspiré par The Toxic Avenger, Goose et Teenage Bad Girl est devenu un vrai groupe de scène avec l’arrivée début 2009 de Mary Austin au chant et de Peter K à la basse (aussi de Famous Bitch Bar).

Soirée Bam Bam Jam à l'International et autant vous dire que dans le genre bien déjanté, c'est du lourd avec :
- le club des chats, dans le genre foutraque et drôle, cette joyeuse bande interprète avec malice ses meilleurs tubes à base de batterie mal rangée et de pisse de rat dans les coins
- Mahjongg, venu tout droit de CHicago, ce mystérieux collectif fait s'entrechoquer le krautrock, le punk funk et l'afrobeat, le tout dans l'improvisation la plus sauvage... Leurs concerts sont annoncés comme de grand-messes foutraques, irrévérencieuses et terriblement drôles
Puis Stansmith sera aux platines et Italo video derrière son mac book pour habiller cette dernière soirée de la saison.

Une très belle soirée en vue au Nouveau Casino, où l'on retrouve avec plaisir Mariee Sioux, résolument la nouvelle voix montante de la scène indie-folk californienne, cette  jeune femme de 24 ans, a sorti un premier album éblouissant (Faces In The Rocks) dans lequel elle tisse un voile poétique autour d’interprétations ancestrales et ésotériques de la cosmogonie amérindienne qui l’ont bercée et intriguée depuis l'enfance. Une sorte de retour aux racines salvateur, une entrée en communication avec les forces de la nature, sans pour autant tomber dans le revival new age.
La première partie est assurée par les Exonvaldes, chez qui, ce qui surprend c'est une spontanéité et un naturel qui traduisent un réel talent et une maturité musicale intimidante. On les savait capables du meilleur, c'est chose faite avec ce brillant "Near The Edge Of Something Beautiful", leur nouvel album, sommet mélodique de ces 4 parisiens malins !
 Vendredi 24 juillet
L'immanquable de la semaine, c'est la première NOT FOR TOURIST PARTY... On vous le donne en mille on fait ça dans notre repère préféré, l'International (qui pour l'été s'est paré d'une super déco pelouse fleurette et affiche des tarifs happy houresques réjouissants) et on vous propose une line up électrisante:
- IFrom Ramona, Que faire quand on s'est fait expulser du groupe de parole " folk contre électronique" réunissant Bob Dylan outragé numériquement, Tricky devenu étanche au THC et un bus de Krautrockers du mauvais côté du Rhin? Débora (chant, claviers, guitare), Antoine (chant et guitare) et Franck (Machines) explorent les sons actuels et extrapolent la pop du futur....
- Chumichurri, Trio formé autour du bassiste et du guitariste de Famous Bitch Bar et de la chanteuse Jazz trip hop Mary Austin, Chumichurri fait de l'électro comme s'il faisait de rock, ou du rock comme s'il faisait de l'électro. Faisant de chaque concert une véritable expérience de live, ils mettent toute leur énergie scénique et leur technique instrumentale au service d'un son urgent, immédiatement dansant qui révèle des tonalités glam et dark. Des machines, une basse, une voix féminine au caractère bien trempé font de Chumichurri une sauce relevée qui fait palpiter les papilles et dynamite le dance floor.
- Stuntman 5, dont la musique est un véritable combat à mains nues entre une electronica débridée et un rock noisy rappelant les guitares shoegaze de My bloody valentine. Le résultat ? comme si Warp avait remodelé les icones new-wave d'il y a 25 ans. Encensés par les critiques, on est plus qu'heureux de les avoir parmis nous!
Après les lives, le DJ set sera assuré par un de ceux grâce à qui NFT existe, Hakim (Famous Bitch Bar, Enjoy In Stereo...)

En 2008, la France a pu découvrir  tout le talent de la jeune formation rock, Absynthe Minded, venue de Belgique, à travers “Introducing”, une compilation incluant des titres issus de ses trois premiers albums jamais parus en France. Leur pop tend vers un rock  tantôt fiévreux, tantôt mélancolique, qui met en valeur le talent rare du songwriter Bert Ostyn, au chant et à la guitare. L’accueil chaleureux du public suscite aujourd’hui une  attente toute particulière quant à la sortie du nouvel album réalisé par Jean Lamoot (Noir  Désir, Alain Bashung, Girls in Hawaï...) prévu pour le deuxième semestre 2009. Ils offriront au public parisien la primeur de ce futur opus ce soir au Nouveau Casino...

Et on arrive à l'heure: la première partie est assurée par Karkwa, groupe canadien qui fait un mariage hors norme de chanson et de rock. Ils joueront les titres de leur dernier album : Le Volume du Vent.


« L’année dernière, tchiavu, on l’avait défoncée la capitale, fada » Alors elles reviennent à Glaz'art, les Cagoles, avé encore plus de gueule, plus de tchache et plus de mailllots de bain de bonnasses que jamais.
Les filles du collectif Pink-Pönk, spécialisé dans les performances interventionnistes poilues, invitent toutes les gadjis et tous les gadjos à venir découvrir le monde outrageusement vulgaire et néanmoins touchant de la cagole marseillaise.
Dès l’heure de l’apéro en extérieur (gratuit) : pétanque bien sûr avec Paulette Superstar et Mireille de l’Estaque aux platines, concours de cracher d’olive, la cabine à cagoliser, mille choses pour rire et Kania Tieffer en live ! et si tu ramènes un joli souvenir de la capitale à nos cagoles, elles t’offriront le pastis ! 

Le soir dans le club, les cagoles invitent leurs copines de SCREAM CLUB, WE ARE NOT DJ’S  et PUNKIE B. pour une grosse tawa électro-punko-piche !

Trenton meets Persona au Nouveau Casino: Depuis qu’il a abandonné le vinyle pour le tout digital, Reynold, le patron de Trenton a décidé de ne plus tenir compte des impératifs du marché et de passer à une house franchement deep, qui louche davantage du côté du Chicago des années 90 que de la scène berlinoise où est installé le label. Un autre label venu des Etats Unis, celui-ci se nomme Persona et n'est autre que le label du maintenant légendaire producteur Stewart Walker. Signant des artistes de leurs productions respectives, Stewart Walker & Reynold travaillent ensembles depuis plusieurs années et partagent un sens profond de la musique électronique élaborée et raffinée tout en restant orientés vers le dance-floor. Une soirée unique accompagnée de daniel.fx, héros des after parties Berlinoise et aussi un activiste Trenton.

C'est plaqué Or... Pour sa dernière de la saison, Mona, à la Java,
reçoit la créative et déjantée bande de Plaqué Or pour fêter l'anniversaire du collectif - 7 ans déjà - avec bien sûr Nickv et son invité mystère, colette gets into the groove.
Mona VS plaqué Or: Une date à marquer au fer doré.
 Samedi 25 juillet
Première soirée (enfin soirée, 18h/22h) du festival Fnac Indétendances sur le parvis de l'Hôtel de ville avec au programme:
- La Casa, ce duo c'est "un peu" notre Calexico à nous : ambiances musicales formants le décor d'un paysage westernien mélancolique, entre guitares arides et trompettes façon mariachi.
- Piers Faccini, Chanteur, compositeur et peintre,il explore la poésie du blues avec de simples répétitions qui deviennent des narrations puissantes et raffinées. Sa voix couvre une gamme d'émotions rarement entendues de nos jours, ses paroles séduisent en douceur, par leur courage et leur réserve- une voix profondément originale
- Joseph d'Anvers
- Joseph Arthur & The Lonely Astronauts, un ange déchu ou maudit, un sorcier new-yorkais, un artiste animal, qui avec une guitare et un micro, construit "en live" de véritables nappes sonores tourbillonantes et envoûtantes ... mais qui laisse aussi la place à des morceaux dépouillés, sans artifice, habités uniquement par la voix du chanteur qui semble mettre à nu son passé


On ramène couvertures, transats, pique niques, ses potes, son jules et pourquoi pas sa grand mère au Parc de la Villette pour une séance de cinéma en plein air. Ce soir, on voyage à travers l'Amérique avec le film de Sean Penn, Into The Wild, Tout juste diplômé de l'Université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en abandonnant tout derrière lui.

Le label Raindrop fait sa fête aux disquaires avec:
- Yes S club,
- Apple & Chicken, mi fruit, mi animal, ils sont frais et débordants de talent. Difficilement gérable à tendance bipolaire, leur musique est à l'image de leurs revendications politiques: ils sont pour l'indépendance de la lune et la réhabilitation de plutôt comme planète...un ours de Thoiry aurait dit: "ils sont vraiment très bons, ils lient habilement élégance et déchéance, musique de chambre et black métal, le tout saupoudré d'aspartame et de piment d'espelette... Quelle audace!"

Les DJs SF Sorrow et Kitty Baltimore nous attendent au Plastic Bar ce soir au Plastic Bar pour une soirée de vraies vacances !Au programme musical: Rock'n'roll, R&B (le vrai !), 60's garage & beat, beach music & frat-rock, soundtracks, beaucoup de surf et une bonne dose de twist italien !!
(100% real records, no fuckin' cds or laptop...)
 


Beat&Juice, la soirée ou il fait bon danser, rire, boire, chiller, nous convie à sa célébre Session Reemix d'été au nouveau casino! Les résidents sorciers Bost&Bim vont comme à l'accoutumée, concocter le meilleur accélérateur de bronzage qui soit en remixant standards et nouveautés hiphop, soul,funk, rock sur leurs rythmiques Reggae ! Préparez vous à chalouper ! A leurx côtés, Loo & Placido alias Les Electronic Pospstars Killers, a qui on doit des remixs de Trust, Ntm, Madonna comme des Dandy Warhols, prendront un malin plaisir à amuser toute les filles de la plage en mélangeant le meilleur de la musique d'aujourd'hui et d'hier dans une sorte de 'Retour vers le futur' plein de références pour un résultat Electro-Rock teinté de Hip-Hop , moderne et survolté ! Enfin, Dj Keshkoon , connu pour ses mixtapes Imperial Mix, Street Virus, ou encore Keshkoongoonya, ramènera tous les sauvageons sur la piste avec ses mojitos ragga-hiphop !


 Dimanche 26 juillet
Il fait beau, c'est juste parfait pour passer l'après midi au Parc Floral pour des concerts jazz (et plus) enthousiasmants:
- Bumcello invite Nathalie Natiembe, L’histoire de ce duo hors du commun est celle de la rencontre improbable entre un Bum (clochard en anglais) et un Cello, un punk hardcore et un élève modèle du Conservatoire de Lyon, un violoncelliste et un percussionniste habitué depuis toujours à taper sur tout ce qui résonne. Déjà impressionnant sur disque, Bumcello est proprement étonnant sur scène, pour oser à cent pour cent la carte de l’improvisation en proposant des concerts inattendus et groovy, imprégnés d’influences afro-latino-européo-orientales. Un événement constamment renouvelé, ainsi qu’atteste la présence de la chanteuse réunionnaise Nathalie Natiembé.
- Eric TRuffaz, La trompette d’Erik Truffaz est sans conteste la voix la plus expressive d’une nouvelle école ouverte à toutes les expériences. Lorsque Truffaz et le chanteur Christophe se sont croisés par hasard sur un plateau de télévision, quelque chose s’est passé entre deux hommes qui n’avaient apparemment pas grand chose en commun. Apparemment seulement, car le chanteur et le trompettiste se sont découvert bien des points communs, au point de développer une amitié qui a trouvé son prolongement en studio lorsque Christophe faisait une apparition remarquée sur l’album Arkhangelsk d’Erik. Christophe, enthousiaste à l’idée de conclure cette édition du Paris Jazz Festival avec Erik et son quartette, a promis de faire des étincelles : on peut être certain qu’il tiendra parole. 


Après midi Reggae et plus à Glaz'art avec Soldiers of Jah army. B
ien qu’enracinés dans le reggae, ils ne s’arrêtent pas là , et la pluralité de leurs fans reflète cette diversité musicale. La musique s’inspire et englobe tous les chemins de la vie, sans préjudice, elle est à tout le monde et pour tout le monde. Le groupe a grandi en écoutant du reggae, du hip hop, du rock. Dans leur son le reggae s’est imposé comme prédominant car cette musique livre un réel message et encourage à la révolution des mentalités.

 Pour obtenir un Ladybird grand cru, groupe adoucissant pour terriens souriants, prenez :
- un auteur-compositeur-interprète nommé Victor Crespi.
- un, deux, trois, six, quinze amis-« musiciens » talentueux nommés Nico, François, Luc, Kate, Amaury, Julien…
- Quelques pays tels que le Chili, l’Australie, la France, l’Angleterre, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Italie, le Maroc ou l’Ecosse.
- Un nuage à dimensions variables se déplaçant par un mécanisme de flottaison ondulatoire sur les chemins des nuages…
- quelques pincées de bonne humeur, de joie de vivre et d’envie de voyage, de partage et de découverte saupoudré de rêve.
- une pincée de lucidité, trois gousses de magie, une bonne étoile…

Mélangez, Secouez et vous obtiendrez, si vous êtes un enfant, petit ou grand, une vingtaine de mélodies pleines de soleil et de sourires. Si vous êtes un psychorigide de la catégorisation de la musique, une vingtaine de mélodies folko-poppy

A découvrir ce soir à l'International

Par laure dasinieres - Publié dans : Suggestions pour la semaine - Communauté : webzine musical
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 10:49
Dorénavant, « los Chicros » s’appellent « Chicros » ... Bon à part ça quoi de neuf du côté du combo parisien majoritairement barbu?
D’excellentes critiques de leur album « Radiotransmission » laissaient présager le meilleur du mieux de leur concert de ce samedi au Nouveau Casino, et vous nous savez plus que suspicieux devant les salves d’enthousiasme médiatiques...
Du coup, on a eu, forcément, un besoin impérieux de voir en live ce groupe qui semble mettre (presque) tout le monde d’accord...
Eh bien, notre verdict ne tombera pas comme un couperet tranchant quoique nous ne soyons pas convaincus sans réserve...
Pas pleinement persuadés de l’effet « sensation » annoncé, on n’en est pas moins assez ravi de voir se dérouler un concert panoramique et protéïforme, sorte de kaleïdoscope des musiques rock plus ou moins FM des aux moins cinquante dernières années, le tout plein d’humour et de dérision.
Dans le principe, il s’agit donc de balayer large entre hommage et pastiche un rien narquois mais jamais complaisant, le tout sans jamais renoncer à la qualité instrumentale.
Effectuant un zapping constant entre shiny pop, folk, country, hip hop, rock psyché ou improbablement chrétien ou slow 60’s varietoche, le quatuor parisien enchaîne avec brio les morceaux en soignant son style et ses arrangements.
La section rythmique est efficace et remplit avec maîtrise le rôle polyvalent qui lui est attribué, se déchaîner ou se ouater,  tout comme les guitares qui savent passer de la saturation à la mélodie sans faute de goût, s’acérer et d’édulcorer selon. Le chant sait se faire fort ou doux, intense ou chamallesque, assisté parfois d’harmonies vocales romantiques et/ou plaintives et de synthés vintage parfois déguisés en orgue...
Musicalement, c’est très bien foutu, ce malgré quelques aléas techniques et une sono qui laissait (ce qui est rare au Nouveau Casino) à désirer.
Toutefois, on aurait aimé que le sens du décalage  soit plus évident, que le groupe nous donne scéniquement davantage d’indices de sa démarche car sans mode d’emploi, on apprécie fort bien les morceaux les plus rock mais on a du mal à saisir ceux qui s’aventurent de manière plus exacerbée sur la voie pastichielle. Du coup, il est possible que certains se sentent un peu largués, cèdent même à l’ennui...
Reste la certitude d’avoir affaire à un excellent groupe qui n’a pas son pareil pour composer d’imparables mélodies pop rock, efficaces et entêtantes... Et c’est déjà plutôt pas mal (euphémisme), non?


Photos Vincent Benoît
Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 12:08
« Juste TROP BIEN » (répété douze fois de manière hâchée) voilà tout ce que l’on aurait envie d’écrire au sortir du concert de Mardi Gras Brass Band ce vendredi soir...

Et ce ne sont ni la flemme, ni la fatigue (quoique l’on aura dansé près de deux heures de manière effrénée) qui expliquent ce désir de laconisme, mais bien plus un enthousiasme extrême, de celui qui bloque la plume parce que l’on s’est pris une énorme claque et que l’on a passé un moment terriblement exaltant, corps enfiévré et sourire au lèvres.

Le brass band allemand composé de 9 membres, 9 personnages singuliers et emmené par le charismatique et ironique Doc Wenz, sorte d’excentrique crooner gominé plein de verve et d’humour, à la voix chaude et un rien rocailleuse, nous a offert un concert irrésistible délivrant tout du long un groove imparable auquel il est impossible de résister (sauf pour ce suspect spectateur posté immobile devant nous les bras croisés- il est probable qu’il se soit trompé de salle, que le concert de Johnny l’ai achevé ou que les vèpres l’ai laissé pantois...).


Mais omis cet égaré, jamais on a vu le Nouveau Casino aussi habité et dansant. Dites ce que vous voulez sur la torpeur du public parisien... Ce vendredi, il s’est mis en porte à faux des préjugés...
Toutefois, comment serait-il possible de résister au son inclassable parce que foisonnant du groupe allemand?
C’est que s’inscrivant dans la tradition du jazz band « New Orleans » mâtinée de celle des fanfares cuivrées de l’Europe germanique, Mardi Gras Brass Band en offre une relecture savoureuse, aussi atemporelle que contemporaine, aussi pleine de dérision que d’intelligence et offrant un large panorama de sonorités et de rythmiques, sensuelle soul ou latine, shiny pop sixties, country cashienne, festif funk, swinguant rockabilly, black musiques aux influences tribales...le tout enrichi de sons électroniques et des scratchs de DJ Mahmut (from Istanbul).
Rien ne semble échapper au spectre parcouru par le groupe qui n’a pas son pareil pour construire en même temps un imaginaire fantasque plein d’images improbables et de clins d’oeil.
La protéïformité du combo apparaît comme sa marque de fabrique, son incontestable force de frappe.
Sous le second degré, une formidable maîtrise instrumentale, rien ne semble laissé au hasard et tout s’enchaîne avec une fluidité exceptionnelle. La section cuivrée nous enchante tout simplement, aussi fougueuse que carrée.
L’énergie déployée sur scène est rare et le plaisir à jouer est communicatif. Pas une minute, pas une seconde  de répit... Notre attention et notre exaltation ne tarissent jamais.
Doc Wenz les maintient et les alimente entre les morceaux à coup de discours bourrés de facéties et d’esprit instaurant un véritable climat de partage.
C’est que chez Mardi Gras BB la générosité est un fer de lance et quand, strict curfew oblige, le combo est prié de quitter la scène malgré les hurlements injonctifs du public à rester, il descend dans la fosse pour un boeuf électrisant prolongeant de manière explosive notre jubilation.
Il est 23h quand on est forcé de les laisser partir... On aurait voulu que cela dure encore. Des ailes nous ont poussé, nos zygomatiques restent bloqués en position super smile et l’on se dit en continuant de jerker dans la rue que l’on vient d’assister à l’un des meilleurs concerts de notre vie, vraiment en toute honnêteté.
Pour ma part si aujourd’hui au hasard des rues parisiennes, je tombe sur un des membres du groupe, je lui saute au cou pour le remercier de ses formidables heures passées en leur compagnie.
Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 15:13
Vacances à Paris? Un peu plus de temps et moins de file d'attente? C'est juste le bon moment de se prendre un grand bol d'art!
Petite sélection d'expos pour voyager le temps d'une visite....

VRAOUM / trésor de la bande dessinée et art contemporain à la Maison Rouge
Little Nemo, Yellow Kid, Tintin, Blake et Mortimer, Mickey, Superman, Astérix, Blueberry, Astro Boy, Le Chat… Ces personnages et ces héros nés sous la plume des plus grands auteurs de bande dessinée n'ont pas simplement fait les délices de millions de lecteurs à travers le monde ; ils ont aussi influencé les artistes tels que Erró, Takashi Murakami, Wim Delvoye, Bertrand Lavier, Alain Séchas, Wang Du  ou encore Gilles Barbier.
L’exposition VRAOUM ! présente 200 planches originales parmi les plus rares ou les plus célèbres du 9ème art face à une cinquantaine d' œuvres d'art contemporain (peintures murales, installations, etc.)
Le résultat est pour le moins jubilatoire, passionnant et souvent drôle... Bref, une savoureuse réflexion sur le monde des héros, sur nos mythologies contemporaines à voir jusqu'au 27 septembre...à la maison rouge

PLANETE PARR/ La collection de Martin Parr au Jeu de Paume (Concorde)

"Couleurs voyantes, motifs bizarres et narrations concises sont les caractéristiques de la photographie de Martin Parr (né à Bristol en 1952). Si plusieurs de ses images peuvent paraître excessives dans leur propos, elles sont toujours étonnamment inventives et pleines d’humour. Pendant plus de trente années, Martin Parr a réalisé un vaste travail documentaire sur la société occidentale, principalement en Grande-Bretagne, son pays d’origine. Mais il s’est aussi intéressé aux phénomènes de la mondialisation tels que le tourisme de masse, les comportements consuméristes ou le soi-disant temps libre. Son travail est aujourd’hui considéré comme une satire de la vie contemporaine démasquant le grotesque dans le banal.

Membre de la légendaire agence Magnum, Martin Parr est l’un des photographes actuels les plus actifs et dynamiques. Depuis les années 1980, il a publié plus d’une trentaine de livres et exposé dans d’innombrables expositions individuelles ou collectives.

L’exposition "Planète Parr", produite en collaboration avec la Haus der Kunst de Munich, propose un dialogue entre les photographies de l’artiste (séries "Luxury", "Small World", et projet "The Guardian Cities Project") et sa vaste collection d’objets hétéroclites. Elle dévoile l’acuité du regard de Martin Parr et sa fascination pour le merveilleux du quotidien où se mêlent l’intime et le collectif, œuvres d’artistes reconnus et art populaire. Pour la première fois sont exposés non seulement son extraordinaire collection de livres de photographies et d’épreuves d’auteurs britanniques ou internationaux, mais aussi un grand nombre d’objets ou de curiosités collant au plus près de l’actualité politique ou sociale (les montres Saddam Hussein, le papier toilette Oussama Ben Laden ou les théières Margaret Thatcher…), ou reflétant l’absurdité et la vacuité de notre société de consommation (trône en tête des objets recherchés et amassés par Martin Parr le plus gros paquet de chips jamais commercialisé !)."

On rit, on s'interroge, on se délecte des constructions et des points de vue... On aime tout particulièrement la série "Luxury" jolie satire du monde "de la haute"
Au Jeu de Paume (site concorde) Jusqu'au 27 septembre


MUSIQUE EN JOUETS aux Arts Décoratifs

Écouter de la musique, être bercé par des chansons, danser en rythme mais aussi faire du bruit, émettre des sons, voilà des moments de jeux et de plaisir pour un enfant. Souvent cités aujourd’hui comme des « cadeaux empoisonnés » pour les parents, les jouets à musique se fabriquent depuis l’Antiquité. Musique en jouets met en scène 120 instruments jouets invitant le visiteur à une petite incursion sonore du XVIIIe siècle à aujourd’hui. De l’objet rare et précieux en os ou en ivoire à la production de jouets en métal manufacturés et en plastique, ces instruments sont destinés à faire du bruit...

Musique en jouets invite également cinq artistes, respectivement musiciens, designers sonores et collectionneurs, pour qui le jouet occupe une place importante dans leur univers, à créer de grandes installations.

Pascal Comelade est musicien. Il prête ses outils sonoto-ludiques où se côtoient la réduction de piano Kawai, un pistolet à mains, une guitare polonaise montée avec des cordes de mandoline, un flaviol fabriqué avec une bouteille d’eau gazeuse, un Washboard-jouet ayant appartenu à Ursula et Boris Vian… Tous ces instruments ont été utilisés en concert ou lors d’enregistrements de disques.


Jean-Jacques Birgé et Antoine Schmitt sont les chefs d’orchestre des 100 lapins communicants. Durant vingt-trois minutes, les Nabaztag, ces petits rongeurs s’illuminent, s’animent et diffusent un opéra en trois mouvements. Ils jouent tous la même partition, avec un décalage de 1 à 10 secondes, introduisant ainsi variables et désynchronisation dans les mouvements de leurs oreilles, leurs lumières et la musique.

Eric Schneider expose sa collection de jouets électroniques vintage des années 1950 aux années 1990. Ces objets et leurs boîtes d’emballage racontent à la fois une histoire de jouets électroniques musicaux pour enfants mais aussi l’incursion de nouveaux sons dans la musique électronique des années 1980. Kraftwerk, David Bowie, le groupe Trio ont utilisés des stylophones ou synthétiseurs sur certains de leurs titres.

Play Meccano Play du musicien Pierre Bastien swingue au rythme des Meccano, des instruments de musique et des objets de la vie quotidienne. Les objets se heurtent, se frôlent et agissent les uns avec les autres. La mécanique musicale se met en marche avec roues et courroies. Elle se regarde et s’écoute.

Musique en jouets propose aux visiteurs de découvrir des sons où se mêlent le jazz, le rock’n roll, la musique instrumentale ou expérimentale et de voir des jouets tels que le toy piano, le mini-orgue, le marimba-jouet ou le lapin Wi-fi…

Nous n'y sommes pas encore allés, mais la proposition, vous l'imaginez bien nous tente énormément, nous qui vous avons parlé toute l'année avec enthousiaste de tous ces bidouilleurs/joueurs comme Mikaël Wookey, Orouni ou Kawaï...

C'est jusqu'au 8 novembre au Musée des Arts décoratifs


NE DANS LA RUE à la FONDATION CARTIER

Se déployant dans les espaces d’exposition, sur la façade et dans le jardin de la Fondation Cartier, l’exposition met en lumière l’extraordinaire vitalité d’un mouvement artistique qui a pris son essor dans les rues de New York au début des années 1970 et qui est rapidement devenu un phénomène mondial.
Solidement ancré dans le paysage culturel, le graffiti traverse aujourd’hui les domaines des arts plastiques, du design et de la publicité. Pourtant, en dépit de son omniprésence, cette forme d’expression essentiellement illégale, dont les origines et l’histoire demeurent peu connues du grand public, continue d’évoluer en périphérie du monde artistique contemporain.
Cette exposition s’efforce de tracer les contours d’un territoire vaste et complexe, qui englobe aujourd’hui quantité de techniques, d’idées et de courants différents. Offrant une lecture des origines du mouvement ainsi qu’un panorama de la pluralité des écritures contemporaines, l’exposition Né dans la rue – Graffiti donne au visiteur l’occasion de découvrir une forme d’art omniprésente et en perpétuelle évolution, et de renouveler ainsi le regard que chacun porte sur la ville.

à la
Fondation Cartier jusqu'au 29 novembre


AU FEMININ,
Women Photographing Women au CENTRE CUTUREL CALOUSTE GULBEKIAN

Depuis la naissance de la photographie en 1839, les femmes photographes ont excellé dans cette discipline. Elles ont travaillé dans tous les genres : pictorialisme, modernisme, documentaire. La photographie mexicaine est dominée par des femmes (Tina Modotti, Lola Alvarez Bravo, Graciela Iturbide). Un grand nombre de femmes ont influencé et façonné le langage de la photo (Lisette Model, Diane Arbus, Sarah Moon, Cindy Sherman, Lee Miller…).

Au
centre culturel Calouste Gulberkian jusqu'ai 29 septembre


EROS VINYL/ Histoire de l'Erotisme à travers 60 ans de vinyls, au Musée de l'Erotisme



La collection de pochette de disques 33 tours réunies, pour leur érotisme par Mathieu Flory a donné lieu à l'édition d'un ouvrage intitulé : Eros Vinyles, textes de Bernard Marcadé, Dominique Dupuis et Mathieu Flory. Le Musée de l'Erotisme expose un e séléction de 120 pochettes les plus coquines, ordonnées selon thématiques et genres musicaux.


Au musée de l'Erotisme
jusqu'au 9 octobre


CET ETE JE NE PARTIRAI PAS EN VACANCES, au Point Ephémère


Alimentée tout au long de l’été par des correspondances écrites, visuelles ou sonores envoyées par mail, par courrier ou par fax, l'exposition prendra la forme d’un gigantesque journal mural où la prise de parole et la participation des artistes et du public enrichiront le débat.
L’espace d’exposition accueillera également plus d'une centaine de dessins de Willem et la photographe Renata Bueno présentera une installation à l’extérieur du bâtiment. Enfin, l’événement sera relayé sur les ondes de Radio Campus, dans l’émission La Chambre à Air du 20 au 26 Juillet.

Qu'en sera-t-il du résultat? Rendez-vous pour la restitution complète lors du pot de finissage le 18 Septembre 2009.



1 ET MILLIONS, Exposition photographique de Karine Saporta au Palais de la Porte dorée



On connaît l’auteure de
La fiancée aux yeux de bois, Les Taureaux de Chimène, La Princesse de Milan, Le bal du siècle, ou Belle au bois dormant (de larmes… écarlates) pour son travail de chorégraphe ; pour ceux qui ne la connaissent pas encore sous cette facette, la Cité propose de découvrir Karine Saporta, photographe.
Chez Karine Saporta, les deux démarches se croisent et se nourrissent l’une l’autre. Pour l’exposition 1 et millions, l’artiste puise dans l’expérience de sa compagnie implantée à Saint-Denis et dans son travail dans le quartier de la Goutte d’Or. Après avoir dirigé des ateliers avec plus de 150 amateurs au Centre Fleury Barbara Goutte d’Or, Karine Saporta a organisé dans le Forum de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et à la Goutte d’Or, des séances photographiques conçues comme des "photo-performances". Du 15 juillet au 6 septembre 2009, une sélection de 64 photographies est exposée dans la galerie Ouest du Palais de la Porte Dorée.

ART & MUSIC & TRIBUTE TO MICKAEL JACKSON à la Dorothy's Gallery


dorothy’s gallery met à l’honneur Michael Jackson

Les artistes de dorothy’s gallery rendent hommage au Roi de la pop dont la disparition a suscité l’émoi aux quatre coins du globe et a inspiré les artistes de la galerie.
Une sélection de peintures, sculptures et dessins inspirés par le génie de Michael Jackson :
Cyril Anguelidis, Alain Louiset, Raymond Quai, Misspépette, Emmanuelle Fèvre, Kaetsche, Coco, Kazuyo Yamamoto, Alexandre Burt-Riley & Aurélien Vergnolle…


Jusqu'au 6 Septembre à la
Dorothy's Gallery


DANS L'OEIL DU CRITIQUE au Musée d'Art Moderne


Le Musée d’Art moderne de la ville de Paris / ARC organise la première exposition majeure sur un critique d’art : Bernard Lamarche-Vadel (1949-2000). Ses écrits inclassables, sa personnalité flamboyante et son engagement auprès des artistes ont marqué le monde de l’art des années 1970 à aujourd’hui : Arman, Lewis Baltz, Joseph Beuys, Robert Combas, Jean Degottex, Erik Dietman, Gérard Gasiorowski, Mario Merz Helmut Newton, Roman Opalka, Bettina Rheims, Richard Serra...

 

Dans l’œil du critique - Bernard Lamarche-Vadel et les artistes est une réflexion sur le rôle et l’engagement du critique d’art vis-à-vis de la création française et internationale. Sur une surface d’environ 1 000 m2, elle est conçue comme un salon où l’on peut lire, voir et entendre les analyses du critique, des entretiens et des conférences en regard de plus de 200 œuvres d’une soixantaine d’artistes que Bernard Lamarche-Vadel a découverts, défendus ou côtoyés. Très proche des artistes, fondateur d’une nouvelle manière de voir, il a contribué à former la scène française en découvrant des créateurs et en participant à l’intelligence de leur travail. Défendant des singularités plus que des mouvements, il a marqué les générations suivantes.

 

Jusqu'au 6 septembre au

Musée d'art Moderne de la ville de Paris

 

 

JOSEPH ROTH, L'EXIL A PARIS au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

Cette exposition documentaire permettra de redécouvrir Joseph Roth, un des plus grands écrivains autrichiens du XXe siècle.
À travers des manuscrits, des correspondances, des éditions originales, des photographies et des documents audiovisuels, le parcours insistera sur ses années parisiennes, son travail d’écrivain, son engagement actif dans le milieu des exilés opposants au nazisme et sa fidélité nostalgique à la monarchie habsbourgeoise.

Dans son ample œuvre littéraire, Joseph Roth, né en 1894 à Brody en Galicie, une région de l'empire austro-hongrois (aujourd’hui en Ukraine), évoque abondamment le déclin de l’Autriche impériale et royale et le monde juif d’Europe de l’Est dont il est issu. On connaît surtout de lui
La Marche de Radetzky, qui offre l’un des tableaux les plus poignants de la fin des Habsbourg et Le Poids de la Grâce (ou Job, l’Histoire d'un Homme simple).
Après ses années de formation à Vienne, il s'établit à Berlin, comme journaliste pour Vorwärts, puis comme correspondant de la Frankfurter Zeitung. Le jour de l’avènement du IIIe Reich, il quitte l’Allemagne pour la France, où il a déjà effectué plusieurs séjours. Réfugié à Paris, il évolue au sein d’un milieu germanophone antinazi et dénonce le pouvoir hitlérien dans des articles véhéments. Il soutient à reculons la résistance du régime autoritaire autrichien face au nazisme, et défend ardemment le retour de la monarchie des Habsbourg, convaincu que cela seul pourrait sceller l’union de tous les Autrichiens et faire barrage à l’Allemagne hitlérienne. Parmi ses amis, figurent Soma Morgenstern, Stefan et Friderike Zweig, Heinrich Mann, Ludwig Marcuse, Schalom Asch, Egon Erwin Kisch, Stefan Fingal et Blanche Gidon – sa traductrice. Installé à l’hôtel Foyot, rue de Tournon, il continue de voyager à travers l’Europe, y compris en Autriche.

Admirable chroniqueur, il laisse de très nombreux articles écrits pour des journaux allemands à Paris et publie plusieurs romans et nouvelles : L’Antéchrist, Le Poids de la Grâce, La Crypte des Capucins, La Légende du saint buveur... Devenu sévèrement alcoolique, il mène une vie misérable, épuisé physiquement et éprouvé moralement, et meurt à Paris le 27 mai 1939.

 

Jusqu'au 4 Octobre au Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme


Par laure dasinieres - Publié dans : exposition
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