Par cette belle soirée estivale particulièrement chaude, j'avais décidé d'aller m'enivrer de folk léger et minimaliste.
La scène bastille annonçant la venue en guitare chant du jeune Morgan MANIFACIER je m'y rendais avec envie.
Arrivé juste à temps pour découvrir TRAVIS et STEEVE ; ses acolytes californiens avec qui il a enregistré son premier album,
je me félicitais d'avoir fait l'impasse sur le sandwich.
En effet, les 2 compères distillent une musique d'une incroyable originalité qui voit s'entrechoquer des arrangements folk hors d'âge et des
compositions urgentes et mélancoliques, un peu comme si 16 HORSE POWER rencontrait RADIOHEAD.
C'est beau, chargé en émotion et incroyablement rythmé.
Le fameux TRAVIS est en outre fan d'accordages alternatifs qui permettent aux chansons de se suffire à elles mêmes harmoniquement. Du coup les
interventions au banjo et / ou aux chœurs de STEEVE font littéralement décoller les mélodies inspirées et nerveuse de ce lutin au bonnet décidément pas comme les autres.
45 minutes de pure bonheur minimalise et incroyablement émotionnel, j'aurais aimé en avoir encore autant...
... car lorsque le jeune Morgan monte sur scène c'est une toute autre ambiance qui s'instaure. D'abord rassuré de savoir que TRAVIS et STEEVE viendront aider le jeunot sur certains titres, je constate avec stupeur que l'écriture n'est là, pas du tout la même. Morgan roucoule ses amours perdus ou souhaités sur des suites d'accord convenues. Alors oui, il y a bien la passion qui semble émaner de son être et de sa voix qui rappelle à plusieurs reprises SUFJAN STEVENS, mais même avec ça je m'ennuie ferme.
Au bout de 2 titres, TRAVIS et STEEVE montent sur scène et là, je suis à nouveau stupéfait du petit miracle qui se produit. les bluettes
de Morgan sont transformées en grandes chansons folk grâce à l'ajout d'arrangement lo-fi minimalistes mais incroyablement efficaces (sifflotement, body perc / tambourin / melodica / banjo / choeurs). Heureusement, ses 2 compagnons de route rencontrés en Californie ne vont plus le quitter et la fin du concert réservera même un sacré bon moment où TRAVIS et Morgan chanteront ensemble un morceau écrit à 4 mains où le spleen nerveux de l’un et la sensibilité de l’autre feront merveille.
On ne saurait donc que trop conseiller au jeune Morgan MANIFACIER de ne pas se reposer sur les lauriers confortables d'un public tout acquis à sa cause et
de pousser plus loin son travail d'écriture en prenant pour modèle son acolyte TRAVIS s'il veut un jour réussir totalement ses passages seul en scène
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. Ophélie et Priscilla donnent tout de suite le ton : ils sont très en
forme et on est très vite happés dans leur univers rock fin-de-siècle. La fausse naïveté des textes est totalement assumée, le son est très bon, Bortek excelle en dandy androgyne : c’est parti pour
près de trois heures de grande classe.
Un changement de style subtil qui marque sa préférence pour la partie la plus anglo-saxonne de son répertoire folk et blues, et inspiré notamment par ses longs
séjours en Australie. John Malfoy, c’est une folk mâtinée de blues, de rock et de country, rythmée et faussement simple, qui cache des petites perles de songwriting, et interprétée avec énergie.
Jouant ses propres rythmiques qu’il enregistre en live avec un looper (petit sampler qui se déclenche au pied), Malfoy fait montre d’une grande maitrise technique et de beaucoup d’énergie, aussi
bien au chant, à la guitare, qu’aux percus. Et il trouve encore le souffle de jouer de l’harmonica.
Comme Robby w@n mais dans un registre différent, sa voix
évoque les meilleurs du circuit folk/rock anglo-saxon. On espère bientôt les revoir tous sur de plus grandes scènes.