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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 17:36

Par cette belle soirée estivale particulièrement chaude, j'avais décidé d'aller m'enivrer de folk léger et minimaliste.

La scène bastille annonçant la venue en guitare chant du jeune Morgan MANIFACIER je m'y rendais avec envie.

Arrivé juste à temps pour découvrir TRAVIS et STEEVE ;  ses acolytes californiens avec qui il a enregistré son premier album,

je me félicitais d'avoir fait l'impasse sur le sandwich.

En effet, les 2 compères distillent une musique d'une incroyable originalité qui voit s'entrechoquer des arrangements folk hors d'âge et des

compositions urgentes et mélancoliques, un peu comme si 16 HORSE POWER rencontrait RADIOHEAD.

C'est beau, chargé en émotion et incroyablement rythmé.

Le fameux TRAVIS est en outre fan d'accordages alternatifs qui permettent aux chansons de se suffire à elles mêmes harmoniquement.  Du coup les

interventions au banjo et / ou aux chœurs de STEEVE font littéralement décoller les mélodies inspirées et nerveuse de ce lutin au bonnet décidément pas comme les autres.

45 minutes de pure bonheur minimalise et incroyablement émotionnel, j'aurais aimé en avoir encore autant...

 

... car lorsque le jeune Morgan monte sur scène c'est une toute autre ambiance qui s'instaure. D'abord rassuré de savoir que TRAVIS et STEEVE viendront aider le jeunot sur certains titres, je constate avec stupeur que l'écriture n'est là, pas du tout la même. Morgan roucoule ses amours perdus ou souhaités sur des suites d'accord convenues. Alors oui, il y a bien la passion qui semble émaner de son être et de sa voix qui rappelle à plusieurs reprises SUFJAN STEVENS, mais même avec ça je m'ennuie ferme.

Au bout de 2 titres, TRAVIS et STEEVE montent sur scène et là, je suis à nouveau stupéfait du petit miracle qui se produit. les bluettes

de Morgan sont transformées en grandes chansons folk grâce à l'ajout d'arrangement lo-fi minimalistes mais incroyablement efficaces (sifflotement, body perc / tambourin / melodica / banjo / choeurs). Heureusement, ses 2 compagnons de route rencontrés en Californie ne vont plus le quitter et la fin du concert réservera même un sacré bon moment où TRAVIS et Morgan chanteront ensemble un morceau écrit à 4 mains où le spleen nerveux de l’un et la sensibilité de l’autre feront merveille.

 

On ne saurait donc que trop conseiller au jeune Morgan MANIFACIER de ne pas se reposer sur les lauriers confortables d'un public tout acquis à sa cause et

de pousser plus loin son travail d'écriture en prenant pour modèle son acolyte TRAVIS s'il veut un jour réussir totalement ses passages seul en scène

Par Winston - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 09:28
Cet été, l'Europe, et même le monde entier se réjouissent de l'arrivée de la Suède à la présidence de l'union européenne.
Ce vendredi soir au centre culturel suédois, on a deux artistes invités Olle Nyman et Peter Von Poehl.
On se retrouve donc dans un magnifique hôtel particulier dans le marais, sous le soleil. Olle Nyman le bluesman folk du nord (du label Fargo) a déjà commencé son concert sous le soleil, accompagné par un acolyte chapeauté. Olle enchaine les chansons en anglais, et nous berce doucement , il nous accompagne le temps d'aller déguster le kir au sureau et la dernière bière fraiche de la soirée, et aussi de goûter un de ces sandwiches couverts de choses variées dont les suédois ont le secret.

L'organisation comme d'habitude au centre culturel suédois est impeccable, avec les petits stands qui proposent des petites choses à manger ou à boire à prix suédois, comme ça on se sent bien dans l'ambiance.
La première partie se termine doucement et le jardin est maintenant bien rempli par un public très varié, on peut assister à un magnifique défilé de ticheurtes de popeux, de Sufjan Stevens à Saxon en passant par Fake Lovers Can't Die.
Dehors il y a une queue presque monstrueuse, le beau temps, la gratuité du concert et la programmation ont fait leur oeuvre.
Après une petite pause, Peter Von Poehl et ses musiciens, tous vêtus de blanc arrivent sur la scène. Dans le groupe, un batteur, un guitariste (le mythique Fred Jimenez, connu des fans d'AS Dragon et de Philippe Katherine), un bassiste, des cuivres et une fille avec un violoncelle (qu'on entendra assez peu).
Et le concert commence, la jolie pop joyeuse de Peter berce un public acquis, forcément acquis. Il nous joue des morceaux de ses deux albums, qui sont à découvrir absolument d'ailleurs. Il se lance parfois entre les morceaux dans des monologues improvisés, son français à accent, rendant parfois ces discours confus, mais le courant passe, le public l'écoute religieusement et boit littéralement ses paroles. Peter a aussi l'élégance de ne pas aller courir dans le public en braillant (comme on le voit trop souvent ces derniers temps), il agite sa mèche digne d'une pub, mais reste digne, discrétion scandinave? Non, la classe, la vraie, celle qui fait marcher sur l'eau et danser les filles.
Le concert se termine par des chansons où il fait participer l'audience, notamment la super « An eye for an eye », le public réagit bien, tout le monde chante le refrain donnant une nouveau souffle au morceau et au concert. On ressort du parc, le sourire rivé sur les lèvres, est ce l'effet pop? Le joli parc? Les spécialités suédoise? Un peu de tout ça sans doute. En tout cas, vivement le prochain concert de Peter Von Poehl.
Par Stéphane Gueguen - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 11:11
Bien plus que Prefuse 73 dont il assurait ce vendredi la première partie au Nouveau Casino, le bernois Dimitri Grimm, alias Dimlite, nous a happé dans un univers sonore foisonnant et raffiné où l'électronique trouve de manière singulière une élégance et une force d'attraction et de captivation rares.
Mêlant avec autant de grâce que d'énergie, beats électro/hip hop, sonorités soul et somptueuses nappes abstract/ambiant, il distille une atmosphère aussi envoûtante qu'excitante oscillant sans cesse entre syncope et apaisement, puissance et méticulosité acoustiques.
Fruits d'un travail complexe de tissage mélodique de samples et de rythmiques fines, alimentés d'effets sonores tantôt ouatés et sensuels, tantôt percutants, ses morceaux passionnent et surprennent sans faillir ce grâce à une formidable précision, des breaks aussi imprévisibles que bien sentis et des loops fascinants. 
Le tout est d'une fluidité remarquable et chose rare dans ce domaine, d'une vitalité confondante. En effet, quand certains de ces congénères semblent produire une musique de geek éclairés pour geeks éclairés laissant les profanes sur le bas côté, lui trouve une manière d'imposer ses sonorités accueillantes aux moins initiés sans doute parce qu'il parvient à dépasser la pure démonstration de génie technique pour toucher directement à l'affect et au sensible.
L'assemblage précieux de toutes ses inventions acoustique parvient à dépasser le pur effet stylistique pour susciter des émotions fortes et profondes.
Dimlite est un artiste rare, un orfèvre généreux qui n'a eu de cesse de nous émerveiller tout au long d'un set qui nous a laissé les yeux pleins d'étoiles et le sourire aux lèvres.

Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 11:48

Groupe inclassable entre Glam Rock et batcave, le duo Bortek et Kbye lancé en 1986 est aujourd’hui bien plus qu’une survivance branchouille et faussement underground ( comme les Sisters Of Mercy, dont la reformation fut si décevante ). Phoenix renaît des cendres des cigarettes magiques des Stones et David Bowie, si Jad Wio s’est reformé,  ce n’est pas pour vendre des fonds de tiroirs et de mauvais gimmicks, comme en témoignent leur dernier album ( Sex Magik ) et leur concerts-exposition à la Maison des Métallos les 2 et 3 juillet. 

Plus vivant, sensuel, pervers et rock’n’roll que jamais, le duo vient armé d’une équipe de choc et d’une idée audacieuse : dans le cadre d’une exposition inspirée leur univers de rock libertin et de magie noire (et rose), un concert marathon avec pour set list les morceaux les plus connus de toute leur discographie.

La maison des Metallos est bondée de fans, et la première chose qui marque est la scène :  aussi profonde que large, la hauteur de plafond est celle d’un théâtre avec balcons. C’est du coup un espace bien plus grand qu’une scène classique qui s’offre au groupe. Le groupe est en retrait, et devant sous les spotlights, Bortek a la place d’arpenter, de danser, de faire du trampoline (sic).

Commençant par Contact plutôt que par Cellar Dreams, Jad Wio s’affirme plus comme entité rock que goth/new wave (le génialissime You’re Gonna Miss Me sera pour la fin) . Ophélie et Priscilla donnent tout de suite le ton : ils sont très en forme et on est très vite happés dans leur univers rock fin-de-siècle. La fausse naïveté des textes est totalement assumée, le son est très bon, Bortek excelle en dandy androgyne : c’est parti pour près de trois heures de grande classe.

Plutôt que de détailler trois heures des set-list, on aimerait vous dire à quel point Jad Wio à su frapper juste et nous émerveiller. Leur univers et riche et cohérent, Bortek tient la salle en haleine avec des gimmicks qui ne devraient pas marcher, mais c’est le talent qui fait la différence.
Ses textes SM à paillettes ne sont pas écrits pour les bobos qui se débauchent le weekend de 22h à minuit.
Ils sont comme lui le produit d’une culture pour qui la décadence n’est pas un passe-temps mais une exploration de l’âme humaine. 
C’est ainsi que Bortek mets son âme à nu pour nous parler de son frère disparu trop tôt ( le bal des Fantômes ), se fait conteur pour enfants pour nous parler de ses démons ( Le Coeur dans la bosse magnifiquement interprété en acoustique debout au milieu de la foule ) pour l’instant d’après redevenir un showman sans complexes ni vergogne, échappé d’un Las Vegas vu par Tim Burton ( La danse Démone, digne des Knights of Oingo Bongo ).

Après un entracte d’ à peine 20 minutes c’est encore une bonne heure de set qui nous attend avec des performances, déguisements et une belle montée en puissance alors qu’on passe aux morceaux les plus récents ( L’avalanche, Les Habitudes n’existent pas,  Sauvageune magnifique version de …l’Histoire ( de la libertine Lilith von Sirius ).

Le croisement de cette sincérité avec un rock nerveux et très solidement écrit est une formule magique que les apprentis sorciers auront bien du mal à reproduire.

“ la Ballade de Jad Wiolanski ” : exposition + concerts de Jad Wio à la Maison des Metallos – 2 et 3 Juillet 09

Featuring:
Bortek - Chant, Guitare
Kbye - Guitare, Chant
Nicolas Combes - Batterie
Mitch Pottier - Basse
Fred Parcabe - Guitare

Marie Shot the Moon – Piano


Par Peter K. - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 11:02
Une excellente découverte nous attendait ce dimanche soir aux Disquaires: Robby W@n kenobi acoustic nous a simplement enchantés d'une folk song jazz/rock à la fois intimiste et puissante, sincère et captivante.
Bien en marge des folkeux à gratte qui jouent (mal) la carte du sentimental romantique et s'empêtrent dans la légèreté et la miévrerie, Robby W@n parvient à concilier émotion et profondeur, sentiment et force.
C'est qu'à la fois empruntes de musiques irlandaises et d'inflexions blues us, ses chansons distillent une dimension brute et rugueuse tout en faisant montre d'un certain raffinement et d'un fin travail compositionnel.
Ce qui saisit chez lui, c'est sa voix grave aussi chaleureuse qu'intense, capable de jouer des vibratos pour nous toucher directement. Mélancolique mais non moins groovy, elle ne peut que nous transporter et  résonne en nous.
La recette guitare/voix peut peut-être sembler simple mais Robby W@n l'exploite avec tant de tact et de spontanéité qu'il en résulte un son qui va simplement à l'essentiel et qui nous emporte avec lui, peut être dans un pub irlandais fouetté par le vent, peut être sur les routes rocailleuses des grands espaces américains ou tout autre part où règne un esprit de liberté mais aussi de convivialité et de partage
.

Place à Drou and The Candy Kid pour un set comme toujours magique. Les deux complices font du neuf avec la recette éculée de la folk avec glockenspiel et percussions minimalistes. On est tout de suite emmenés par l’émotion de la voix à laquelle répond parfois une trompette tout en retenue...

La soirée se termine avec John Malfoy, nouvel avatar du songwriter et multi-instrumentiste de talent Nedma, qui comme Robby w@n est un grand habitué des salles parisiennes. Un changement de style subtil qui marque sa préférence pour la partie la plus anglo-saxonne de son répertoire folk et blues, et inspiré notamment par ses longs séjours en Australie. John Malfoy, c’est une folk mâtinée de blues, de rock et de country, rythmée et faussement simple, qui cache des petites perles de songwriting, et interprétée avec énergie. Jouant ses propres rythmiques qu’il enregistre en live avec un looper (petit sampler qui se déclenche au pied), Malfoy fait montre d’une grande maitrise technique et de beaucoup d’énergie, aussi bien au chant, à la guitare, qu’aux percus. Et il trouve encore le souffle de jouer de l’harmonica. Comme Robby w@n mais dans un registre différent, sa voix évoque les meilleurs du circuit folk/rock anglo-saxon. On espère bientôt les revoir  tous sur de plus grandes scènes.

Par Peter K. et laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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