Jeudi 9 octobre 2008
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C'est vrai qu'on a déjà chroniqué un concert de Lyssalane and The Smoke Circles,et on vous en avait (un peu trop rapidement) déjà fait l'éloge.
Mais, le cadre du brunch dominical de la Bellevilloise ne nous avait, sans doute, pas permis de saisir complètement leur talent, de ressentir pleinement l'intensité et la force qui émane de leur
musique.
Certes, le groupe est,semble-t-il, dans une dynamique d'innovations et progrès constants, mais le cadre plus intime de l'Abracadabar s'est vraiment prêté à la transmission d'émotions musicales fortes.
Vous savez, ces papillons qui vous envahissent l'estomac quand vous êtes amoureux... Cette chair de poule mêlée de doux frissons qui vous gagne la peau des bras et cette espèce de plenitude
immense et un peu bouleversante...
Voilà ce que Lyssalane nous a fait ce soir...
Là vous tiquez un peu parce que vous nous trouvez très (trop) dithyrambique dans notre chronicage. Il est vrai qu'on est rarement aussi à fond et qu'on trouve toujours le moyen d'émettre des
réserves sur les groupes dont on commente les concerts (c'est vrai quoi, on est critique, journaliste, pas communiquant ni chargé de com')
Seulement là, on n'a juste aucune réserve...
Parce qu'on est simplement charmé et conquis par leur folk habitée de sonorités vagabondes et franches qui tout en vous prenant aux tripes créent une ambiance enchanteuse et
rêveuse.
Prenez, par exemple, Cocoon... Ce qu'ils font est selon nous assez typique de la folk pop de qualité que l'on entend
régulièrement. C'est bon, mais cela manque un peu d'intensité, de profondeur, d'un supplément d'âme... Résultat, c'est toujours assez léger, on l'écoute avec un certain plaisir mais on n'est pas
vraiment captivé, capturé... (et, en live, on s'ennuie un chouya...)
Lyssalyne a cette capacité à vous attraper et ne plus vous lâcher durant tout le temps de leur concert qui semble trop court...
La voix chaude, spontanée et légèrement éraillée de Mathieu Gueros, accompagnée de celle, elphique et pourtant profonde de Vanda Spengler , le savant jeu des trois guitares (Eric Auv, Vincent
Lemarchand, Mathieu Gueros) et de la basse (Sylvain Besnier) et l'apport d'orgue, piano jouet, xylophone et depuis peu batterie assuré par Richard Frances créent tout un monde subtilement ouaté,
onirique et pénétrant qui tend vers le sublime (sans exagérer).
On est ressorti de l'Abrac' les jambes un peu chancelantes et joliment bouleversé par ce moment de grâce, en
suspend...
La musique de Lyssalane nous a accompagné tout le reste de la soirée durant et dans nos rêves nocturnes aussi.
Ils seront en concert le 25 octobre à La Bellevilloise. (le soir, cette fois-ci) C'est peu dire que l'on vous
encourage à y être...
Par laure dasinieres
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Publié dans : Chroniques de concerts
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