Vendredi 5 décembre 2008
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11:16
Il y a des groupes dont on n'apprécie pas le live et pour lesquels on se dit que ce n'est pas la peine d'y revenir.
Ce n'est pas le cas pour Orouni. Si leur concert à l'International nous avait laissé le
goût amer de la déception, on avait gardé l'intuition qu'ils disposaient du potentiel d'un bon groupe et on avait vraiment envie de les revoir dans d'autres conditions, histoire de revenir sur
notre position.
Ce concert au Divan du Monde proposé par les Boutiques Sonores et
Monster K7 est venu à point nommé pour nous faire changer d'avis et nous convaincre de
la qualité de cette formation à géométrie variable.
On a même rit des blagues de Rémi, c'est vous dire si on s'était trompé!
On est donc heureux de revenir sur ce qu'on vous avait dit sur Orouni et de saluer leur pop/folk lorgnant vers l'électro à la fois ambitieuse et spontannée, riche d'univers et de sonorités,
maîtrisée et forte d'une belle originalité.
Souvent lumineuses, parfois plus sombres, leur chansons sont portées par des arrangements brillants et colorés et des mélodies chatoyantes et entraînantes.
Le chant à la fois brut et rêveur, spontanné et nonchalant de Rémi trouve une dynamique et une puissance au son de la guitare électrique et s'accomode avec habilété et élégance des accompagnements
instrumentaux des invités (violoncelle, piano, orgue korg...) pour offrir un son, disons "post-power pop", résolument convaicante aussi carrée et bien sentie que rayonnante et énergisante.
On aime qu'ils convient sur scène des artistes/amis que l'on aime: Michael Wookey (c'est à eux, d'ailleurs que l'on doit de l'avoir découvet, merci!!) et Mina Tindle.
En un mot, on s'était bien complètement trompé sur le compte d'Orouni, c'est un groupe qui compte et qui nous ravit sur une scène popesque qui tend à être marquée par la redite.
Eux, ont parfaitement digéré leurs influences multiples pour créer un son singulier et prenant, profondément moderne.
Par laure dasinieres
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Publié dans : Chroniques de concerts
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