Tante
Hortense était le premier invité des Disques Bien ce jeudi la soirée Bienfaisance de la Java.
Stéphane Massy, chanteur souriant et faussement nonchalant en smoking et babouches, nous a servi avec la complicité des ses acolytes tout aussi haut en couleurs (Eddy Godeberge à la cavaquinho,
sorte de petite guitare brésilienne, Christophe Rodomisto aux guitares, Jean-Philippe Barrios aux percus et Mjo, chanteuse touche à tout,) des chansons décalées interprétées avec beaucoup
d’humour.
Ils passent aisément d’une rafraîchissante bossa nova à des mélodies plus mélancoliques, en conservant toujours cette fraîcheur et cet exotisme qui les caractérisent.
On ressent un véritable travail expérimental au niveau des sons et des rythmiques qui agrémentent chacune de leurs chansons : flûte, castagnettes, cymbales, tambourin, et même une sorte de
fraise-scie accompagnent des textes assez second degré et originaux, où l'absurde et le nonsense dominent en laissant place à la fantaisie et à une pointe de subtile grivoiserie. La
préciosité verbale s'acoquine subtilement avec une petite dose de gauloiserie dans un irrésistible et savoureux amour des mots.
Quelque chose étonne, on a comme l'impression que lorsque Delerm s'efforce de faire des chansons légères et décalée, il imite Tante Hortense sans lui arriver à la cheville!
On a passé avec Tante Hortense un bon moment plein d'une chaleur qui a su faire remonter la température de l’extérieur.