Dimanche 11 janvier 2009
7
11
/01
/2009
12:10
Allons y franco: le concert de Pamela Hute ce samedi soir à l'International est notre gros premier coup de coeur live
2009!
Dès les premiers accords, on a été littéralement captivé, capturé et la force d'attraction qui émane du trio a su ne jamais tarir au fil d'un concert remarquable d'intelligence musicale, de dosages
efficaces et d'intensité.
On peut être surpris par l'absence de basse, mais on saisi vite que le parti pris artistique de Pamela Hute est de se débarasser des réflexes typiquement rock (tant sur le plan sonore que sur celui
des attitudes), de miser sur une certaine forme de dépouillement pour mieux construire un univers profond et sensible, où s'expriment des tendances oxymoriques: sensualité froide, urgence raffinée,
fragilté énergique.
L'association guitare, synthés, batterie portée par la voix ardente et pénétrante de Pam offre un son d'une justesse formidable, à la fois complètement singulier et pourtant familier auquel on
accroche immédiatement.
On sent chez Pamela Hute une recherche de l'essentiel, une grande exigence sur les moindres détails, une négociation permanente entre instinct et technique.
Entre stylisation et spontanéité farouche, le trio offre des compositions entêtantes, élégantes et racées, oscillant entre new wave, post-rock électrique et électro-rock, où s'invitent des
sonorités brit-rock et trip hop.
Si l'on est profondément séduit (et c'est presque un euphémisme) par l'ensemble, les morceaux les plus new wave portés par des claviers très 80's attirent toute notre attention et notre estime.
Parce qu'ils font plus que les autres naître un climat sombre, lancinant et simplement fascinant qui sied à merveille au trio.
Si on avait été charmé par ce que l'on avait entendu sur leur Myspace, leur concert - où tout est fait live, sans aucune séquence synchonisée, nous a complètement convaincu de la richesse et du
talent de Pamela Hute.
Et, on est déjà très impatient de renouveller l'expérience à la soirée Boutiques Sonores/Take Care du 24 janvier au Divan du Monde.
Par laure dasinieres
-
Publié dans : Chroniques de concerts
-
0