Nous

Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /2009 09:27
Si l'on ne connaît pas encore en live tous les artistes Take Care Promo (nous n'avons pas encore eu l'occasion de vous parler de Jordan, des Chicros et de Gachette of The Mastiff, mais ça viendra...), les trois autres (Arch Woodmann, Saycet et Pamela Hute) comptent parmi les formations qu'on prend un grand plaisir à retrouver, et à re-chroniquer (quitte à vous donner l'impression d'enfoncer le clou) parce, chacun à leur manière, ils s'imposent progressivement comme des valeurs sûres de la scène indé, de celles pour qui, au fil des lives, notre intérêt et notre enthousiasme ne démordent pas...


Take Care, outil de promotion culturelle, prend soin de ses loulous et aussi beaucoup de nos oreilles sensibles au son de qualité et au projets musicaux forts et singuliers.
On dit bravo à ses choix et à son engagement.

Bref...

Ce samedi soir, avec Les Boutiques Sonores (dont on est aussi très fan des sélections, toujours pertinentes- décidément, que d'éloges dans ce post!), Take Care présentait dans un Divan Du Monde sacrément bien rempli, deux de ces artistes, deux, aussi de nos coups de coeur de ces derniers mois...

On a d'abord retrouvé Arch Woodmann...


C'est fou comme ce garçon est du genre multifacettes, selon les lieux et selon  les circonstances, conservant malgré tout une cohérence et une force d'attraction impressionnante.

On l'avait vu peu avant Noël en solo pour un concert intimiste, c'est accompagné des musiciens du Hope & Believe Collective qu'il poursuivait, sur la scène du Divan, ses aventures scéniques pour une présentation énergique et convaincante de son album, Draped Horse blue licorne argentée feather blue.


Ceux qui, à l'issue d'un concert solo, l'on rangé hâtivement parmi les folkeux lo-fi ont du être terriblement surpris, parce que, en formation complète, si ses morceaux conservent cette espèce de patine, cette harmonie mélodique et cette inventivité caractéristiques d'une post-folk précieuse qu'on aime à écouter en boucle, ils acquièrent, servis par une batterie sobre mais vigoureuse et probante, des jeux de guitare fiévreux et convulsifs, une flûte traversière ravissante et onirique une force de frappe unique qui dérange les amateurs de classifications toutes faites et séduit sans réserve ceux qui aiment à être autant surpris que touchés.

Ils affiment un goût prononcé pour l'expérimentation compositionnelle, une faculté à mêler énergie noise rock, douceur pop et ultra sensibilité folk.

Ils révèlent un talent rythmique à part , un art d'associer arrangements nerveux, complexes et minutieux et harmonies accueillantes et spontanées.


Arch Woodmann promène ses compositions aux confins des influences du son indé pour créer un univers musical qui lui est propre, aussi bien mélancolique, fragile et suspendu que nerveux, tendu et puissant.

Cette ouverture schizophrènique, cette multiplication des aspirations qui, chez beaucoup, mènent à un son foutraque et à des morceaux inassortis, sont au contraire sa richesse car il prendre le large de ses influences pour en tirer l'essentiel et les faire siennes.


On aime aussi Arch Woodmann pour son côté Clark Kent, s'il semble en off être un garçon timide, il acquiert sur scène un charisme remarquable, et quoi qu'il demeure toujours d'une grande modestie, il fait preuve d'une certaine assurance, de beaucoup d'énergie et de dynamisme.
Emportant avec lui ses musiciens dans le plaisir communicatif qu'il a à jouer, il livre une prestation sans fausse note, bouillonnante et chaleureuse.







Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : Parlons Zic !
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