Nous

Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /2009 09:45
Une aura à la fois ténébreuse et solaire, une élégance en clair -obscur, un glam dark mêlé d'énergie positive, une force d'attraction insolente et subtilement sensuelle...


Autant le dire d'emblée, le trio Battant, découvert ce vendredi soir à l'occasion de la soirée En Attendant "Les Femmes s'en mêlent"  tient pour nous de la révélation, coup de foudre et avis de grand vent.

Très exactement ce qu'on avait envie d'entendre sans parvenir à y mettre des mots.

C'est que Battant tient du paradoxe...
Rock? oui, sans doute, les guitares cinglantes ainsi que l'urgence, la violence, la brutalité et la tension du son en attestent...
Techno? Aussi, terriblement, comme en démontrent leur goût pour des rythmiques électro minimales et primitives,  des incursions vers des sonorités presque dance et simplement par fait que la basse est le plus souvent remplacée par les machines et qu'il n'y a pas de batterie.


Pop? Peut-être un peu aussi via des lignes mélodiques qui, si elles n'engagent pas à la franche rigolade, ni vraiment à la reprise à tue-tête sous la douche, n'en sont pas moins efficacement entraînantes et catchy.

Entraîné par Chloé Raunet, très chic amazone androgyne, à la manière de chanter fracturée à la limite du cri, Battant sême le trouble et captive par un univers musical qui oscille sans cesse entre grâce et désir tangible d'aller droit au but , sophistication et dépouillement, immédiateté et rigueur.
Avec panache et charisme, mais non sans spontanéité, ils offrent une relecture presque clubbeuse et farouchement moderne et innovante aussi bien de la new wave et de la cold wave que du punk, du grunge ou du hardcore.

Au jeu des comparaisons, on se perdrait, disons si on voulait faire rapide pour les caractériser, que Battant est rock avec les moyens d'aujourd'hui, et surtout par ses propres moyens.

Ainsi délivrent-ils des morceaux qui malgré leur côté sombre, ne sont jamais froids, ni plombants.

Les ténèbres dans lesquels Battant nous plonge en deviennent accueillants.
Ils consacrent une dépression sautillante, des abîmes les plus profondes aux cieux étoilés.

Ambigu, paradoxal, Battant multiplie les tubes nerveux et entêtants, secs et rageurs autant de volées de coup de triques imparables.

On est sous le coup, fasciné par cette expérience musicale et scénique et l'on réserve d'ores et déjà notre 25 avril où ils joueront à la Maroquinerie dans le cadre du Festival
Les Femmes s'en mêlent.





Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts
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