Mardi 17 février 2009
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Oscillant sans cesse entre nostalgie et optimisme pétillant et sautant dans les flaques d'eau, Lonely Driften Karen, que nous avons découverte ce lundi soir à la Maroquinerie dans le
cadre du festival Les Nuits de L'Alligator, crée une atmosphère hors du temps, hors des modes, au doux goût d'une madeleine qui serait parsemée de bonbons frizzi pazzi.
Sur scène, Lonely Drifter Karen, c'est un trio alchimique, parfait, composé par Tanja Frinta, la chanteuse autrichienne, jolie Alice lewisienne à la voix
sucrée, à la fois rieuse et profonde, de Marc Melia Sobrevias, l'espagnol multi instrumentiste et de Giorgio Menossi, le batteur italien.
D'emblée, l'oreille est ravie par la grâce et la fluidité rythmique, par le savant dosage instrumental et vocal, pour des mélodies qui semblent couler de source.
Elle est aussi titillée dans sa curiosité par des arrangements facétieux et futés.
La batterie feutrée et l'usage notamment du clavier, mêlés aux douces vocalises de Tanja instaure un univers sonore qui tient autant
des comédies musicales à la My Fair Lady ou Breakfast at Tiffany's, délicatement romantiques ou des BO des films de Walt Disney, féeriques et rêveuses que des cabarets berlinois ou des clubs de
jazz new Yorkais ...
Il y souffle aussi comme un vent de prairies d'alpages au printemps, et y résonnent également les flons flons de la fête foraine.
Tout le talent du trio est de faire de cette multiplication de références une hybridation parfaitement harmonieuse, et, c'est un sur un bien joli manège que l'on se laisse emporter à travers des
horizons imaginaires et poétiques.
D'aucun pourrait reprocher à Lonely Drifter Karen une certaine candeur, trop de légèreté, mais l'intelligence instrumentale et la la délicatesse de ses chansons suspendent ces réserves et
justement nous invitent à retrouver une âme d'enfant, aux yeux brillants.
Par laure dasinieres
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Publié dans : Chroniques de concerts
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