Mercredi 18 février 2009
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On était déjà très heureux de la bonne surprise que nous ont fait les Au Revoir Simone de passer à l'improviste au Point
FMR (Chronique de leur concert à venir :)), mais une autre bonne surprise nous attendait en première partie de ce concert dont le net frétillait déjà: la découverte de The Konki Duet composé de Kumi, la japonaise, aux claviers/synthés, de Tam, la russe,au violon
et à la guitare et de Zoé, la Parisienne à la guitare également.
Véritable trio choral, où chacune est à bien sa place, où nulle n'impose de leadership quelconque, elles hybrident des univers sonores qui semblent incompatibles (électronica
minimaliste, sucrée et légère, sonorités classiques/baroques du violon et élans pop/rock directs et graves) avec autant de recherche, de sens de l'harmonie que de simplicité.
Simplicité mais pas simplisme, car si règne sur leur son une certaine forme de sobriété, un refus tangible de l'emphase, il n'en est pas moins riche et chargé de sonorités et d'émotions
variées et offre de belles inventions en termes de construction.
A voir leur look de bonnes élèves rangées, on a craint un instant une musique trop sage, on s'est attendu à une lisse pop sucrée...Elles ont d'emblée fait sauter nos préjugés en créant une
atmosphère singulière, qui conjugue et fusionne délicatesse éthérée et profondeur sombre, mélancolie douce et violence contenue, innocence et maturité.
Là où certains s'égarent dans l'expérimentale froide et désincarnée, ou dans la bidouille ludique, bancale et par trop naïve, elles parviennent à produire un son qui a une âme, qui, s'il garde un
certain mystère et un fini assez brut, offre des points d'accroche pour mieux nous captiver, nous envoûter et nous fasciner.
On se plaît à fermer les yeux et à s'égarer dans leurs mélodies en clair-obscur, à la fois intimistes et directes, à se perdre dans leurs compositions en gigogne, où la voix, ingénue et aiguë ,de
Kumi est pondérée par la celle, entre chant et scansion de Zoé, où la volupté et l'harmonie du violon se confrontent à l'âpreté des riffs guitaristiques.
En livrant des mélodies entêtantes, sophistiquées et denses, parfois un peu austères, parfois enrichies de fêlures, The Konki Duet fait preuve d'une belle
intelligence instrumentale et vocale et consacre un son original et des plus intéressants.
Elles seront le 14 mars au Divan du Monde pour la mensuelle des Boutiques Sonores (qui ont décidemment de très bons goûts et un sacré flair)...
Par laure dasinieres
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Publié dans : Chroniques de concerts
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