Jeudi 19 février 2009
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16:13
La nouvelle était tombée samedi dans la soirée, via des annonces Facebook: Au Revoir Simone, le trio
connu et reconnu des new yorkaises Erika, Annie et Heather s'organisait à l'improviste un concert surprise au Point Éphémère.
On imagine la ruée fébrile, enthousiaste et enflammée vers digitick entre minuit et deux heures du matin... Lundi, le concert était déjà sold out, et l'impatience montait...
Tous les ingrédients étaient réunis pour faire monter la sauce, le Point Éphémère mardi soir était pour le moins The place to be et amoureux du dernier album, on attendait beaucoup de
cette soirée, mais malheureusement, on en est ressorti quelque peu mitigé.
Ce n'est pas qu’on n’aime pas, bien au contraire mais il manquait un je-ne-sais quoi pour qu’on y accroche complètement.
La musique de nos trois pop models est indéniablement innovante, lumineuse et convaincante, leurs pop songs minimalistes et sans prétention teintées de mélodies électro, servies seulement
par des synthés vintage savamment maîtrisés, portent et séduisent sans difficulté.
Elles ont le chic pour livrer des morceaux poétiques, originaux et imagés oscillant entre pop rock acidulée, trip hop qui ne va pas sans rappeler Massive Attack ou Air, et ballades progressives
mélancoliques.
Ces jeunes filles en fleur très Virgin Suicides créent une atmosphère légère, fraîche, et fantaisiste grâce à un mélange efficace de travail appliqué et de rires enfantins, le tout
renforcé par le jeu de lumières, une boule à facettes et des lancers de ballons roses.
Certes, on est emporté dès leur premier morceau planant, mais pas assez loin : on aime leur légèreté mais parfois on attendrait quand même juste un peu plus.
Les filles ayant toujours le sourire collés aux lèvres, on finit par se demander si cette impression de fraîcheur et de simplicité n’est pas un faux semblant car au bout du compte, à force de
mimiques naïves et détachées, on ne ressent plus de proximité affective avec elles.
Ce qui marque avant tout, c’est le côté statique de leur prestation (malgré les tentatives d’Annie), leurs poses figées et sommes toute artificielles, comme si elles étaient simplement de jolis
mannequins de papier glacé à qui il manque une bonne dose de pétillant et de joie de vivre.
Sont-elles de belles ingénues ou de fausses candides légèrement blasées? On n’a pas réussi à trancher mais à force d’être trop lisses et éthérés, elles finissent par en être lassantes et nous, on
s'ennuie un peu.
Bref, un live désincarné pas à la hauteur de leur talent et de leur créativité musicale.
Par Ségolène Dessertine
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Publié dans : Chroniques de concerts
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