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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 09:25
Better than Prince, longer than Prince… ou pas.
Lionel Flairs, à la tête du groupe éponyme a déçu hier le public du Point éphémère, et pas qu' à moitié.
35 minutes de set sûr de lui, un bis minable et point final, les lumières se rallument, mesdames messieurs, le set est bâclé, expédié,  vous pouvez y aller, et si vous êtes frustrés,  n'oubliez pas acheter le CD.
Est ce parce qu’il est produit par les meilleurs, à savoir Alex Gopher et Etienne de Crécy, que Flairs peut se permettre de livrer un show aussi médiocre ?

On pourrait en effet supposer que le succès (enfin, le succès d'un titre...) a fait tourner la tête de ce garçon somme toute présomptueux malgré son air bonhomme.

Il y en a qui manient avec tact l'art du set court (on pense à Jay Reatard) parce que la petite demie heure qu'ils jouent est si forte qu'elle comble et laisse le public vidé et heureux. Flairs n'est pas, loin s'en faut de cette étoffe, et cette manière d'expédier son concert tient plus de l'affront que de l'affirmation d'une personnalité.


Si Flairs semble revendiquer un certain cynisme, celui-ci pêche par manque de crédibilité et tend davantage vers le foutage de gueule.
Alors bien sûr, sa pop/ rock  technoïde fonctionne, plutôt bien fichue, même, accocheuse et entraînante dotée d'un esprit de dérision, un peu bavarde, mais non moins attrayante et dansante malgré des aspects plus bruts et rugueux.
Flairs mélange dans ses compositions des influences diverses et variées : pop anglaise façon Blur, son 80’s, électro, new wave, indie rock ... et la sauce prend plutôt bien, on ne saurait nier avoir sué avec lui, ondulé et avoir senti monter la pression artérielle.
Le son est carré, soigné, maîtrisé. Mais pêche, là encore par vantardise et complaisance et le tout constitue une suite de morceaux efficaces, plutôt séduisants, dotés d'une certaine aura glam' sex mais par trop répétitifs, sans véritable relief.


On aurait voulu sortir enthousiaste, on est reparti frustrés avec le sentiment, presque, d'être insulté.
Cela dit, on aura quand même bien envie de revoir ce personnage, du moins s'il comprend que la scène ce n'est pas juste un kiff perso et que c'est aussi du partage et de la complicité avec le public.

Par Ségolène Dessertine - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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