Vendredi 10 avril 2009
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C'est au Cave se rebiffe qu'on a découvert ce jeudi soir Drou & The Candy Kid, allons y franco, c'est une salle qui ne les méritait pas, parce que ces deux filles- là livrent en toute
modestie une folk enveloppante et racée, servie par les jeux d'instruments de The Candy Kid, inspirés, à la fois ludiques et convaincants, touche à tout ( trompette, glokenspiel, accordéons,
mélodicas, percus...) de façon bienvenue et organisée et, surtout élégamment portée par la voix claire, rêveuse mais non moins mature, chaleureuse et plein d'aplomb de Drou et par les caresses
qu'elle porte joliment à sa guitare.
Ensemble, elles livrent un son onirique, à la fois mélancolique et lumineux, joli cocon dans lequel il fait bon de se blottir.
Malgré le peu de public -les absents ont toujours tort, et malgré des conditions acoustiques difficiles à négocier, elles ont su livrer un concert prompt à suspendre le temps.
S'il manque peut être à la musique un peu de relief, s'il y a sans doute encore du travail en matière d'arrangements, elle envoûte, sans conteste, se nichant dans les recoins de notre esprit
pour ne plus nous lâcher, généreuse, fine, charmante et gracieuse.
Pour tout vous dire, on pense à des alter égo féminins d'Arch Woodman, même famille d'une folk nourrie d'influences glanées ici et là et fondues subtilement ensemble de manière à offrir un son
singulier et original.
D'excellentes idées, des textes à la fois enfantins et aboutis, des assemblages instrumentaux qui ne sont pas de simples bricolages, une voix vraiment remarquable font de Drou & The Candy Kid
un duo doué d'un énorme potentiel, véritablement prometteur.
On vous invite à les découvrir le 17 avril à la Bellevilloise à l'occasion du vernissage de l'exposition STF et avant qu'elles ne partent en tournée en mai et juin.
Par laure dasinieres
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Publié dans : Chroniques de concerts
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