Nous

Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 00:00
Photobucket
 Nous voilà partis pour une excitante semaine de lives...
Vous aviez prévu de vous reposer, de vous consacrer aux joies du macramé ou de la calligraphie chinoise... Là, c'est pas pour vous décourager,mais on croit bien que ça ne va juste pas être possible...
Les femmes mises à l'honneur, de belles découvertes tous azimuts à faire, des retrouvailles avec des artistes qu'on aime...
Une semaine qui invite à la curiosité, aux rencontres, aux vibrations, à la danse voire à la transe.
Bref, rester chez soi tient du gâchis et relève des occasions manquées.
Excellente semaine à vous!
Lundi 20 avril

Belle soirée de lives à la Flèche d'Or:
- Wendy Code, groupe rare (et sans doute l'un des meilleurs de la scène parisienne) qui nous enthousiasme de son son pop/rock électro entre mélancolie et psychédélisme, à la fois mature et dansant. Leur passage récent à l'International nous avait simplement renversé...
A suivre également, Revival Kensuke en qui les amoureux de la violence raffinée, passionnés de l’exigence rugueuse, défenseurs de la rudesse mélodique trouvent leurs frères. Un son hors des sentiers battus : On entend du The Mars Volta joué par Erik Satie, du Explosions in the Sky revisité par les Doors. Revival Kensuke pioche là où l’émotion existe sans qu’aucune voix incongrue ne vienne parasiter l’ensemble.

Sans féminisme exarcerbé, le Festival Les Femmes s'en mêlent continue toute la semaine de de défendre la nouvelle scène indie pop féminine avec un programme haut en couleurs et d'une belle qualité! Ce soir, ça se passe à la Maroquinerie avec:
-
Juana Molina, qui construit depuis plus de douze ans, au fil de ses albums, une musique aventureuse et passionnante. Naviguant entre le folk épuré de Nick Drake et l’electronica intimiste de Björk période Vespertine, ses chansons empruntent des chemins inconnus au milieu de forêts peuplées d’animaux étranges, et nous incitent à les suivre aveuglément.
-
Our Broken Garden (Anna Bronstead), qui comme Sigur Ros, Beach House ou Trespassers William, semble vivre au ralenti, flottant dans un demi-sommeil au milieu d'orgues Hammond, de violons et d'échos de guitares électriques. Une musique aquatique et envoûtante, dans laquelle on se laisse très volontiers couler, guidé par la voix douce et solitaire d'Anna.

Rendez vous à la Mécanique Ondulatoire pour une assez jubilatoire soirée de lives avec:
-
Passe Montagne, groupe rare, qui tourne et enregistre peu. Leur deuxième disque « oh my satan » qui vient de sortir est la gifle noise rock que tout le monde attendait. 26 minutes de rock’n roll barré et déviant qui doit autant à Led Zeppelin qu’à Captain Beefheart ou aux dissonances de l’écurie Skin Graft! Et sur scène un rouleau compresseur jouissif et inarrêtable.
-
Grampall Jookabox, comparé avec justesse au chanteur et artiste brut, aussi doué que fêlé, Daniel Johnston, l’imposant David Adamson s’avoue attiré par les expériences irrationnelles, les fantômes, le mysticisme d’opérette. Grampall Jookabox évoque les punkeries de PIL, les délires post-Beach Boys de Panda Bear ou… Michael Jackson. Rock tribal, folk US revisité, rock’n’roll énervé, hip hop façon Anticon… Dans la lignée de Beck, cet artiste caméléon mélange savamment les genres et divague… tout en façonnant de véritables tubes (à essai). David Adamson : l’homme juke-box.
-
David Daniel, membre depuis plus d'une décennie du trio improvisé blues-drone San Agustin, il  a également collaboré au fil des années avec Loren Connors, Rhys Chatham, Tim Barnes, Atelia, Jeph Jerman, Thurston Moore, Sean Meehan, Tomas Korber, Greg Davis ou encore Jonathan Kane. 
Sur les deux albums publisé sous son nom,  se télescopent fields recordings abstraits, instrumentation acoustique manipulée et sons purement électroniques.

Marie-Marie Cells est le fantôme d'une naufragée ayant échu sur une île des antilles canadiennes. C'est à la suite d'une chute sur un coquillage dans lequel on entend du calypso, qu'elle se mit à composer des petites mélodies entêtantes. Le soir, assise face a l'océan, elle repasse ses bandes et dans ces harmonies hertziennes, au fond, elle entend un orchestre improvisé de quinze gamins jouant tous d'un instrument avec un doigt. Ses mélopées deviennent des hymnes… Ainsi, après quelques centaines de morceaux enregistrés, après quelques années en école d'Art à squatter le synthé analogique du studio et prendre des douches sonores, après quelques collaborations dans des collectifs d'artistes, donnant des concerts en piscine, bibliothèques, squats, galeries, jardins, bar et voitures américaines, Marie-Marie Cells,  disperse ce soir au Pop In son afro-pop music à tout les vents de force 4 à 5.
Mardi 21 avril Festival les Femmes s'en mêlent, suite! Rendez Vous au Point éphémère ce soir avec:
-An experiment on a bird in the air pump: avec le nom le plus arty (ie compliqué???) de l’année, ce trio londonien explore les saturations et enchaîne des titres aussi courts que cinglants. Les énigmatiques C-Bird, D-Bird et X-Bird s’échangent le micro, la basse et la batterie (et rien d’autre) et assènent un post-punk noisy glacial, expéditif, et à la limite du batcave, comme la rencontre improbable et un peu flippante de Siouxsie, Jesus & Mary Chain et Sonic Youth.
- Wildbirds and Peacedrums, Couple à la ville comme à la scène, ce duo de Göteborg réinvente un rock primal, sec et extrême, entièrement basé sur la symbiose parfaite entre la voix puissante de Mariam Wallentin et les percussions d'Andreas Werliin. Comme un chant de guerre tribal ou une incantation aux forces de la nature, la musique de Wildbirds and Peacedrums rappelle les transes oratoires de Patti Smith, et donne lieu à des concerts en haut-vol ahurissants. On retient son souffle.
- Micachu, à tout juste 21 ans, Mica Levi a étudié le violon et l’alto, a composé pour l’Orchestre Philharmonique de Londres et s’est fait connaître comme DJ sur la scène club garage avant de former son trio d’électro-pop minimaliste The Shapes. Pour donner corps à son imagination sans limite, Mica déstructure et sample tout ce qui lui tombe sous la main et n’hésite pas à créer ses propres instruments. Produit par Matthew Herbert, son premier album est une ode à la liberté, à l’individualité, et prouve d’emblée que Micachu fait partie de ces artistes trop rares, tels Liars, Xiu Xiu ou Fiery Furnaces, qui, sans jamais tomber dans la froide expérimentation, repoussent sans relâche les frontières de la pop.

Groupe islandais, Hjaltalin est un régal dans le paysage pop actuel. Véritable tourbillon de guitares, de choeurs, de cordes et de vents. Ce collectif réunit neuf musiciens talentueux (basse, guitare, violon, basson, clavier, accordéon…). On avait pris énormément de plaisir lors de leur dernier passage parisien au Café de la Danse, et on est assez convaincus que vous partagerez notre enthousiasme ce soir au Nouveau Casino.

Une voix qui domine résolument chaque chanson, à travers des ballades intemporelles, souvent poignantes, mais jamais désespérées, Jullian Angel ravit le Cave se Rebiffe de sa folk song atypique aux influences multiples qui si elle n'occulte pas des penchants pour la sensibilité pop, laisse place à des intonations rock.

En livrant des mélodies électronica teintées de rock mais aussi de classique,  entêtantes, sophistiquées et denses, parfois un peu austères, parfois enrichies de fêlures, The Konki Duet fait preuve d'une belle intelligence instrumentale et vocale et consacre un son original et des plus intéressants. Tamara, Kumi et Zoé sont ce soir aux Disquaires pour notre plus grand plaisir!

Trio Lyonnais multi-instrumentiste, Benjamin Fincher livre une pop de chambre joliment sophistiquée, agrémentée de nappes électroniques, de torsions de voix, de cordes et de cuivres. Instrumentations fouillées et notes solaires, voilà qui de vrait enchanter le Motel ce soir où l'on retrouvera également Orouni qui dessine habilement les contours d'une post power pop mâtinée d'électronica, colorée et rêveuse.
Mercredi 22 avril Le festival Les femmes s'en mêlent continue ce soir à la Maroquinerie, avec:
-
Cranes,figure gothique incontournable du début des années 90, découverts par John Peel et révélés par Robert Smith, ils  ont abordé depuis quelques années un virage beaucoup plus calme mais tout aussi inquiétant, délaissant peu à peu les guitares au profit d’une musique électronique atmosphérique et minimaliste. Seule constante, la voix inimitable d’Alison Shaw - une voix troublante de petite fille perdue dans un film d'épouvante - n’a pas pris une seule ride en plus de vingt ans de carrière.
-
Scary Mansion, Originaire du Massachusetts, Leah Hayes alias Scary Mansion est une jeune touche-à-tout de 26 ans : guitare, piano, thunderstick (une sorte de banjo des Appalaches), mais aussi pinceaux et crayons, avec des illustrations paraissant régulièrement dans le New York Times et un premier recueil publié chez Fantagraphics.
Musicalement, entre folk décalé, touches électro et guitares saturées, on pense tout de suite à une Cat Power plus nerveuse, plus forte, plus tendue, et au moins aussi émouvante.
-
Tamara Williamson, Avec son jeu de guitare en touches impressionnistes et son panel de pédales d’effets, elle est connue pour ses prestations envoûtantes où elle se sample jusqu’à créer, toute seule, un choeur complet. Elle sera en outre accompagnée par l’artiste Rachel Smith aux claviers.

Joli panorama de la scène rock et plus si affinités à la Scène Bastille avec:
- JYM, un groupe qui interpelle et surprend par l'énergie et la maturité de ses compositions. Sur scène comme en studio, la formation impressionne par un rock très personnel, tubes imparables à la créativité rare.
- Pollux From Rio, qui avec leur pop rock Rock énergique habillée d’électro, livrent des compositions efficaces, dont « Hold my hand », titre particulièrement dansant à remplir un dancefloor. Leurs influences sont marquées aussi bien par la scène anglaise avec Franz Ferdinand et Bloc Party, que par la scène américaine avec Queens of The Stone Age et The Foo Fighters. On a énormément accroché à leur live au Soul Squat Party du 11 avril, on est assez sûr qu'ils vous conviancront aussi.
- Revival Kensuke, dont le post rock instrumental nous plonge dans un univers très personnel où l’énergie du rock laisse la part belle à sa face la plus envoutante.

Une voix délicate, une mélancolie joliment mise en musique, des compositions ciselées, Edward Barrow, sans artifice envoûte le Kibéle et nous prouve que sobriété et mélodie de riment pas forcément avec tristesse.

Plongé dans l'univers sombre et torturé de Castanets, bercé par une pop lancinante à la American Analog Set et éveillé par les cuivres et les saveurs itinérantes de Beirut, Every man has your voice en sort sa propre musique : deux ou trois notes de glockenspiel, quelques sifflements, des chœurs chaleureux, des vrilles de mandolines, des entrelacs de doigts, de pieds, de voix, de guitares et de ukulélé viennent alors s'immiscer dans vos oreilles complices où sont déjà nichés nos deux gars qui n'attendaient plus que ça pour se mettre à chanter. Ils sont ce soir à l'Ogresse Théâtre.

Direction la Flèche d'Or pour se plonger, notamment, dans la jungle musicale de De la Jolie Musique, combo choral réjouissant, à la musique
colorée, entrainante, grouillante de sons, de mélodies, de voix entrmêlées. Mais De La Jolie Musique ne renie pas pour autant un héritage français des plus glorieux (serge gainsbourg, françois de roubaix, air, philippe katerine, pour ne citer qu'eux).

Si vous aimez le piano jazz, la contrebasse et le sax, mais aussi Green Day et la basse au médiator, vous allez aimer ça... Un passage par la Cantine de Belleville s'impose ce soir, avec  Kobo Concept vs. The Kandinsky Effect, ou comment faire du jazz et du rock sans faire de la fusion. La formule du power-trio revisitée par six musiciens aux influences multiples.

Ponctuée de thèmes et de rythmes envoûtants, la musique de Blancheneige BazaaR Orchestra (B.B.O.) est un melting-pot de musiques traditionnelles réinventées. Cette « tambouille musicale » donne un jazz qui puise ses inspirations dans les musiques de l'Est comme le klezmer ou la musique rom, et de l'Ouest comme le psychédélique et le rock. Uneb démarche musicale marquée par la sincérité, l'impro, le rêve et le voyage à savourer à la Bellevilloise.

A l’égal des beat poètes, à l’image des jazz prophètes, à l’instar des rappeurs esthètes, Anthony Joseph invoque les esprits du voodoo funk et de la soul spirituelle en une spectaculaire odyssée à travers toute la Great Black Music.  Poète, romancier et bien sûr chanteur, ce colosse de Trinidad accompagné du Spasmband fait swinguer le New Morning ce soir.
Jeudi 23 avril
Electrisante soirée de lives au Point Ephémère avec:
-
Who Made Who, trio expert en house music, jazz et garage rock qui sait éviter la convention au maximum, avec des chansons pleines d’esprit et plus pop que punk et interroge beaucoup. Pourquoi jouent-ils déguisés en squelettes lors de leurs lives ? Pourquoi plombent-ils leurs passages pop les plus enjoués par des claviers militaires ? Le trio danois est difficile à classer dans une catégorie tant leur musique est aussi simple que stylée et aux sonorités aventureuses. En live, les Who Made Who sont inoubliables
-
Juan Mac Lean, ancien membre de la formation indie rock Six Finger Satellite, il se dirige à présent vers l’électro disco punk et s'entoure pour ce faire de Nancy Whang (aux claviers dans LDC Soundsystem) pour former The Juan MacLean et fournir une musique aux influences post punk, krautrock, disco et house.
-
La Roux, duo électro pop composé d’Elly Jackson et de Ben Langmaid, qui remet les années 80 au goût du jour. Repéré par le label Kitsuné, qui intègre le morceau Quicksand dans sa dernière compilation Kitsuné Maison 6, le duo ne passe pas inaperçu.

This is a Picture session #2
au Klub, avec ce soir :
- General Bye Bye ou la
rencontre improbable de trois garçons et d’une fille, venus d’horizons musicaux totalement différents. Chacun de leur côté serait certainement devenu chef d’orchestre de kantélé en Laponie, éditeurs d’hommages au James Last Orchestra, chanteuse de berceuses en Islande ou bien guitariste manouche au Tadjikistan. Or, ils se sont rassemblés. Et cela sonne. Foisonne. Pop, rock, folk, à coups de guitares tranchantes, de Rhodes effervescent et de batteries chatoyantes, General Bye Bye fabrique une musique en équilibre à l’image des voix qui s’entremêlent, fragiles et nerveuses. À l’orée du cinéma, ça sent, tour à tour, l’hiver à deux, la fièvre solitaire, l’oubli voluptueux.
- Wolan Atletic club

La  musique à moustaches de vos rêves. Un trio tout simplement divin. Une  musique orpheline qui recherche sa mère... Le Woland Athlétic Club réuni musiciens, sportifs internationaux, hotesses de l'air, barbus en cuir autour d'un grand projet : sauver le monde de la défaite! 

Une experience musicale et sportive inoubliable.
- Clarys qui
peaufine des atmosphères sonores où le rock se mâtine de sonorités pop et folk un mélange de raffinement et d’élégance, soutenu par une tension permanente. Tout en cohérence, textes et musiques s’unissent pour former un univers personnel d’une grande profondeur.

Qui a dit que les femmes étaient bavardes? Pfff... En tout cas, le Festival "Les femmes s'en mêlent" nous réjouit de sa volubilité. Ce soir c'est à la Maroquinerie que ca se passe avec:
- Eleni Mandell, qui s'impose comme l'une des chanteuses les plus classe de notre époque. A l’aise dans le rock le plus rêche comme dans les ballades jazzy ou la country mélancolique, elle évoque dans ses compositions subtiles aussi bien les salons lounge chics que les pubs enfumés, quelque part entre Ricky Lee Jones, Nick Cave, Tom Waits et PJ Harvey. Tout ça !
- Le quintet suédois Those Dancing Days qui mêle à toute allure trompettes, guitares et synthés vintage, et délivre une pop fortement empreinte de northern soul. Portée par une voix qui rappelle une Liz Fraser à contre-emploi, la musique des très jeunes Rebecka, Cissi, Lisa et Mimmi déborde d'un enthousiasme contagieux et d'une énergie adolescente complètement jubilatoire.

Ils sont jeunes, ils sont doués, ils ont baigné très tôt dans les vinyles de rock psyché de leurs parents et ils n'ont pas perdu de temps pour s'essayer à leur tour aux composantes guitaristiques et rythmiques du genre sur la trace d'un Pink Floyd, d'un Kim Crimson ou d'un Led Zeppelin... Ce soir, ils prennent d'assaut la scène de l'OPA, optant pour la fédération de leurs trempes artistiques pour offrir une jam-session de haute voltige réunissant parmi les musiciens les plus prometteurs des petites salles alternatives Parisiennes... Alacazas Jasey, The Bluets & The Crow & The Deadly Nightshade invitent pour l'occasion: Anger, Bad Mama Dog, Castle of Aaaaargh, Cheval Blanc, Joseph Leon, Musik Magik, etc.. -

La rencontre de deux DJ Silverstation avec les Plus Jolies Jambes de Paris! C'est la Lust & Depravity #3 ce soir aux Disquaires. En dj set pendant l'happy hour, la classe: Reverend Tom Frost puis attention, les yeux: spéciales guests: 4 filles acrobatiques et deux barres verticales (du pôle dance, quoi!)puis un DJ set du DJ résident Dorian Darner, aussi passionné que passionant. Voilà de quoi draguer la clope au bec, le verre à la main et ramener des confettis jusque dans son lit!

Les Dada's parties sont de retour et c'est au NYC club que ça se passe ! Si vous faites des découvertes et si tout d'un coup votre tête se met à crépiter de rire c'est DADA qui commence à vous parler..Et il y a de fortes chances pour que ce soit le cas ce soir: après un ». Après le warm-up Rock assuré par les belles Blondie & Blondie, c'est notre duo électro rock sous acide préféré, Alcaline qui donnera le véritable départ d'un show electro techno happy glam dont seuls eux ont le secret (avec eux, si vous ne dansez pas, en gros, c'est que vous êtes morts), suite de la soirée avec les DJ sets de électro du jeune Arthur Fardin aka M. Electrolux et de Patrick Daumont aka DaDA.
Vendredi 24 avril
Un premier album sorti sur Lovepump United et des tournées implacables avec Crystal Castles, Dan Deacon & White Williams ont placé Health  comme l’un des groupes les plus excitants et énergiques de la musique indépendante... On découvre au Point Ephémère leur son bruitiste qui mélange rythmiques tribales, drones, divers effets sonores… Autre rareté en 1ere partie: La Terre Tremble, trio rennais qui n'aime rien de plus que de confronter les genres, On pourrait qualifier leur musique de folk-rock artisanal et sismique, pop bancale et cubiste, tribalisme électrique, lyrisme d’opéra baroque... ou peut-être plus simplement de « variété » !

It's time to dance now... Lipstick STD met le feu aux Disquaires de leur son inclassable et jubilatoire, C'est rock, punk, opéra, cabaret, expérimental, gothique, burlesque...On ne sait pas vraiment mais le mélange prend si bien qu'à chaque fois qu'on a pu les voir on est simplement resté le cul par terre, eureux de voir un groupe aussi paradoxal et singulier, un groupe qui compose un univers aussi baroque et aussi ébouriffant.Un groupe qui, on le croit, fera date et qui rompt avec la monotonie d'un bon nombre de formations estampillées "rock indé".

Grosse soirée les Femmes s'en mêlent ce soir à la Maroquinerie à nouveau (attention,le concert était initialement prévu au Trabendo) avec:
- Le
grand Corps mince de Françoise, difficile de résister à l'appel de trois jolies Finlandaises dévergondées. Avec leurs beats aussi séduisants et acidulés qu'un bonbon arc-en-ciel, Bambeeh, Pupp' et Pussy P comptent bien s'accaparer soirées hype, listes VIP, et playboys en hoodies. Déjà programmées aux côtés de CSS, Crystal Castles et Sébastien Tellier, les filles portent un sourire coquin sous leurs franges
- Soldout, Duo mixte issu de la très prolifique scène belge, il se démarque par des titres aux beats accrocheurs et aux refrains aussi lancinants que tapageurs
- Solange la Frange, le trio le plus énergique et le plus surprenant du moment. Mélangeant les tendances les plus brutes et les plus sexy du punk au groove et aux beats accrocheurs de l'électronique, Julie, Tristan et Luca font danser et hurler les foules
- Lucy & The popsonics, couple dans la vie, réuni autour d’une basse, d’une guitare et d’une boîte à rythmes. Ils ont probablement sorti l’album le plus décomplexé, fun et excitant du moment au pays de Lula, avec une électro-pop qui revient aux sources de Kraftwerk et Devo.
- Les Frangipanes, qui dégainent leurs galettes plus vite qu’une épiphanie. Les gastronomes les suivent sans hésiter et leurs platines se nappent autant de nouveautés acidulées que de douces raretés. Mêlant à la fois rock croquant, fine électro et bouillante cold wave, les Frangipanes se roulent aujourd'hui gaiement dans la farine.

Soirée Bam Bam Jam #5 à l'International (et en général ça déchire...) au menu de ce soir:
- Ray Bartok dont les deux musiciens passent de la surf music au post-punk, en confrontant leurs sons trafiqués à une batterie live. Protéiforme, expérimental et dansant, leur rock s'échappe dans une tentative audacieuse de réconcilier Raymond Queneau et Bela Bartok
- Laurence Wasser, fier représentant d'un punk musette funk garage dada,
joue de tous les instruments, et s'éclate avec son heavy disco fracassant matiné de no-wave. Inclassable, donc!
- un DJ set de Stansmith et du VJing par Italo Vidéo

Aerôflôt emprunte tous azimuts : l'esthétique sombre du Derrick des débuts, l'urgence des Modern Lovers, les convulsions post-punk des Stranglers, le disco-métal secoué à la Add'n' to X, les riffs lourds pour phalanges amputées à la Black Sabbath, le mood des soeurs ESG, les tenues sexy façon Devo, les éructations des arracheurs de dents andalous, le kitsch rétro-cubo-futuriste... Les sales gosses enflamme la Mécanique Ondulatoire de leur show à l'hystérie réaliste-électronique garantie.

Avant-rock rêche, blues sous speed, electro punk sans fric, la musique du trio CHeveux est une attaque de Huns sur la plaine, un retour radical aux épilepsies des terrains vagues... Bref de quoi prouver à ceux qui ont un peigne à la place du coeur que le rock peut encore ébouriffer. Un sacré coup de brosse à se prendre à la Flèche d'Or.
Samedi 25 avril
 
Né d'une compilation qui regroupait une vingtaine de perles indépendantes de CQFD, Indie Moods s'envole à la scène Bastille pour une programmation régulière d'artistes de la scène indé française et reçoit ce soir:
- Jerri, c'est une équation:
c’est Deschannel + Angil. Deschannel = un duo hip-hop contemplatif puissant et instrumental, amateur de vieux Farfisa. Angil = le noyau bicéphale du collectif de musique oblique Angil & the Hiddentracks.
Jerri, c’est un personnage. « John Venture was Jerri Myad’s father », disait la chanson. The John Venture fut une première tentative de projet ponctuel de « groupe aux deux groupes », en 2007. Il rassemblait les amis stéphanois B R OAD WAY (chez qui Eno et Boards of Canada se croisent et vont se faire une toile) et Angil.D’une certaine manière, Jerri est un deuxième volet. Qui ne s’ouvre pas nécessairement sur la même fenêtre

- Lonah, qui entre rêve et cauchemard, livre une pop rock électro hallucinée, un son OVNI, à la fois mystérieux et protecteur, invitant à un voyage onirique, poétique et lunaire.
- Svensson, qui d'une voix profonde et fragile d'ange déchu, des textes d'orfèvre joueurs et désespérés, livre une french pop sombre aux accents britons qui réconcilie Gainsbourg , Nic Cave et The Cure.  

Du rock intelligent et complexe comme on l'aime à
Glaz'Art avec:
- Les japonais de
Envy, qui partis d'une musique violamment émotionnelle, ils ont peu à peu évolué vers un post rock crié d'une classe incomparable. Mogwai ne s'y est pas trompé, signant le groupe sur leur label Rock Action. Leur dernier passage parisien est encore dans toutes les mémoires...
- les luxembourgeois de
Mutiny on the Bounty, qui livrent un screaming math rock aux structures techniques et passionnantes. Comme si Battles rencontrait 31 Knots et s'adonnait à une certaine passion du chaos maîtrisé.

On est complètement amoureux de l'endroit, le 1bis,
un lieu un peu secret qui héberge des groupes et des concerts selon l'humeur et la saison. Ici pas de programmation sans histoire, tout est affaire de rencontres et de temps partagé. Il accueille ce soir en concert:
- Michael Wookey, qui ne cesse de nous réjouir de sa folk baroque et bricolée, en évoquant l'image d'un Kurt Cubain ado perdu à Eurodisney
- Erica Buettner qui de sa voix mûre, calme et chaude, renvoie à une sorte d'âge d'or folk romantique, un son velours et gracieux à savourer doucement.
- Fragment, qui assène une chanson expérimentale, noire, brutale et sexuelle.

Peut être un des points d'orgue du Festival les femmes s'en mêlent ce soir à la Maroquinerie avec:
-
Battant, qui délivre un rock électronique et minimaliste à la croisée de Suicide, Adult. et Delta 5. A la tête du trio londonien, Chloé Raunet scande des textes horrifiques sur les synthés glacés de Joel Dever et la guitare tranchante de Tim Fairplay. Entre cold-wave, post-punk et électro primitive, une musique urgente et crue, qui va droit à l’essentiel. Pour les avoir vus lors de leur dernier passage parisien et s'être pris une belle et bonne claque, on peut vous assurer que le buzz fait autour d'eux n'a rien d'injustifié!
- les new Yorkaises de
Telepathe, qui sur des nappes de synthés envoûtantes et des beats chauds et francs, posent leurs voix, mi-chantées mi-parlées, qui se ressemblent et s'entrelacent pour n'en faire qu'une. Leur musique , faussement simple, est enveloppante, hypnotique et proche à la fois. De l’électro riche et humaine, qui s'écoute plus qu'elle ne se danse, et qui trouve toute sa beauté dans la retenue.
-
The Baboon Show, quatuor fondé en 2004 à Stockholm qui fait du punk comme on n’en avait plus entendu depuis 1977. Le vrai punk jouissif des origines, celui qui dynamitait les clubs londoniens à l’époque du Bromley Contingent. Citant les Buzzcocks, Blondie, les Ramones, X-Ray Specs, Toy Dolls, Dead Kennedys et AC/DC, The Baboon Show en fait des caisses et aligne des titres d’en moyenne 2 minutes, que des tubes à toute allure, entre hymnes féministes, chansons à boire et reprises
d’ABBA...

Transformant le rock en electro, puis le hip-hop en techno, le duo dDamage fête la sortie d’un nouvel opus qui confirme que leur machine de guerre œuvre toujours autant pour la distorsion du son - autant punk que funk – s’imposant avec vigueur à coups de lattes digitales et analogiques à la face du dancefloorisme contemporain. Breakdance ! Electric Boogie ! A l’occasion de la sortie de leur dernier EP 100% HATE chez les Américains de Tigerbass, le duo teigneux dDamage investit Point Éphémère pour une nuit en compagnie de Chris de Lucas  & Phon.o , dj Wet et Reiko Underwaterqui livreront respectivement des Dj sets en mode électriques, tandis que les artistes Débruit , 2080 


Dimanche 26 avril
 
Les Boutiques sonores nous donnent rendez vous à l'International pour des concerts acoustiques de:
- Tycho Brahe, mystérieux song-writter
qui a choisi comme pseudo le nom d'un astronome Danois de 16e siècle pour livrer une musique qui mêle esprit de sorcier à une écriture folk plus classique, lieu d'expérimentations musicales, entre bricolage maison, expérimentations et mélodies minimalistes.

-Pockett, projet  du multi-instrumentiste Stéphane Garry. Adepte boulimique d’un songwriting à la fois classique, luxieux, et étoilé de petites expérimentations, Pokett développe des trames folk pop sucrées aux parentés électives (Elliott Smith, Jim O’Rourke, Wilco), brodées de fourmillants trésors sonores (résonances de bois, petits sinus magique ou cordes élégiaques) et tissées en architectures complexes, sans que jamais les chansons ne désertent le cœur


 Les femmes s'en mêlent même le dimanche, toujours à la Maroquinerie, avec ce soir:
- A camp, projet de Nina Persson des Cardigans avec son compatriote Niclas Frisk et son mari américain Nathan Larson, ex-Shudder To Think et compositeur de musiques de films reconnu.. Huit ans après un premier album qui se frottait brillamment à la country et au folk, A Camp poursuit son exploration de l’Americana avec toujours plus d’ambition, de cuivres et de cordes, et toujours la voix fabuleuse de Nina, la plus grande des petites voix suédoises.
-St Vincent, chanteuse au soprano cristallin, multi instrumentiste, compositrice, arrangeuse et productrice de génie, cette Texane d'origine pioche dans à peu près tous les genres, et ses chansons regorgent de trouvailles sonores et de mélodies inspirées. On pense à Feist, à Regina Spektor ou à My Brightest Diamond, mais, au final, St Vincent ne ressemble décidément à personne.

Théâtre tribal, perf' et musiques à l'Espace en cours (56 rue de la réunion, 75020) avec:
-
Queen Shmooquan, à mi-chemin entre oracle moderne et clown burlesque, elle consacre une rencontre improbable entre Charlie Chaplin et Pee Wee Herman. Les apparitions de Queen Shmooquan sont de véritables scénettes cabaret, des histoires étranges et hilarantes. A l’occasion de son passage parisien, Jeppa sera accompagnée du dandy décalé et psychédélique Herb Diamante
- Lexie Mountain Boys, collectif américain, uniquement composé de filles comme son nom ne l’indique pas. 5 individualités très fortes qui se produisent a cappella pour un résultat entre la performance, la transe tribale et le théâtre décalé. Originaire de Baltimore et proche de Dan Deacon (qui les embarqué à plusieurs reprises en tournée), la troupe se produira pour la première fois à Paris. Un chaos sauvage et une vraie expérience physique et sonore
- Karaocake, projet solo pop et minimaliste inspiré par Les aventures de Caroline et Le Club des Cinq. Camille Chambon a récemment délaissé sa chambre parisienne pour explorer, casio sous le bras, l’Europe, les Etats-Unis et le Canada avec son camarade Ok Vancouver Ok.

Pour chasser la grisaille, nul besoin de voyager aux Antipodes. L’évasion, la vraie, est là, dans ces arpèges d’ukulélé, ce chant habité et ces mélodies à l’évidence désarmante.Au gouvernail, un parisien solitaire nommé Sébastien Sigault, alias Captain Kid. Ce passionné de Dylan confectionne ses chansons à l’instinct, depuis plus de trois ans, dans son appartement jonché de guitares et d’étranges instruments-jouets. Il ensoleille ce soir les Disquaires.

C'est dimanche, et le rituel du dimanche, c'est le blind test, deux écoles à de pâtés de maison l'une de l'autre, au Motel et à la Planète Mars. Le premier est plus pop, le second plus rockeux, mais on aime bien les deux... Alors...

Par laure dasinieres - Publié dans : Suggestions pour la semaine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus