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On espère que vous avez grasse-mâtiné à loisir ce long week-end du 8 mai et que vous entamez la semaine plein d'allant et d'envie de sortir, parce que
celle-ci qui arrive s'annonce pour le moins dansante, frétillante, sautillante, émouvante et vibrante aussi, parfois, en tout cas terriblement réjouissante. Des découvertes, des surprises, des retrouvailles, autant d'incontournables qui nous donnent envie d'être partout! Enjoy!! |
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| Lundi 11 mai |
Au Réservoir, la soirée Cute as a cat nous invite à la découverte musicale. 4 formations au programme: - General Bye Bye, cousin français de Blonde Redhead, le quatuor a été élevé par Gainsbourg et nourri au sein de Kim Gordon et sa bande. Avec cette nouvilelle démo,il s’amuse à brouiller les pistes, à tirer sur les arbres pour les lapins s’échappent de la vigilance des chasseurs, à partir dans jamais revenir, à souhaiter la fin de la peau cuivrée, à prendre de la hauteur quand la grandeur d’âme est en doute, à ne rien faire comme on pourrait leur dire de faire. Dans la catégorie "iconoclasse" , il est en passe de devenir une valeur sûre. - Marc Morvan & Ben Jarry. Rien ne destinait ces deux-là à faire œuvre commune : d'un côté, Benjamin Jarry, ex-bassiste de Moesgaard (combo nantais d'obédience post-rock et math-rock) et actuel membre de Puanteur Crack (quatuor au son lourd, puissant et dépressif), de l'autre Marc Morvan, ex-leader des esthètes 3 Guys Never In. Le mariage des contraires s'avère pourtant réjouissant quand il sait accoucher de belles maladies. Les chansons qu'ils nous livrent semblent s'affranchir sans effort des contraintes du temps et de l'espace pour nous embarquer dans un instant unique et suspendu. - Seb El Zin, dont la musique est par essence cosmopolite. Bien que fondée sur le schéma classique de la chanson folk, elle puise sa particularité dans un amalgame de styles provenant aussi bien des musiques classiques, orientales, latines, tsiganes, afro-antillaises ou électroniques. Dans sa démarche et dans ses textes, Seb eL Zin questionne la Terre et recherche un dénominateur commun a l'humanité, passée-présente-future. Il joue de ses différences en véritable alchimiste du son, et crée une musique ou chacun, au bout du compte, dispose des clefs pour se re-connaître - Hangar, dont la marque de fabrique est un Rock aux couleurs originales, des chansons françaises aux textes bien encrés dans le paysage local, et souvent dotés d’une pointe d’humour, des rythmes endiablés, un jeux de scène complètement déjanté. ll y a à peine cinq ans, Brett Dennen n’était encore qu’un animateur pour enfants qui jouait de la guitare et écrivait des chansons autour du feu de camp. C’est grâce à un premier album fait maison qu’il commence à jouer dans les bars de la côte ouest américaine. Il puise ses influences chez des artistes comme Paul Simon ou Joni Mitchell. Signé sur un label indépendant en 2006, il sort So Much More, deuxième album qui retiendra l’attention des critiques, programmateurs et artistes déjà établis. Avec son dernier album Hope For The Hopeless, son authenticité folk rock, sa volonté de donner du sens à sa musique et sa réputation de performer live, Brett Dennen est devenu une figure importante de la musique folk américaine. On le découvre ce soir au Point Ephémère. Belle affiche au Nouveau Casino ce soir, avec: - Marissa Nadler, chanteuse folk américaine née à Washington D.C, issue d'une famille d'artistes. Elle est souvent considérée comme faisant partie du mouvement New Weird America, ce qui peut sembler approprié ou non pour ses chansons étranges et mélancoliques, encore que classiques. Sa voix - souvent perdue dans de la réverbération ou de l'écho - a été comparée à celles d'artistes variés comme Hope Sandoval, Sandy Denny, Vashti Bunyan, Kate Bush. Elle est souvent classée parmi les artistes du récent revival folk, encore que de nombreux critiques notent une influence plus traditionnelle, plus ancienne. Ses chansons, jouées sur sa guitare à 12 cordes et sa voix de mezzo-soprano, souvent accompagnée d'une variété d'instruments, du banjo au tin whistle, font souvent appel à un temps imaginaire et idéal, avec une galerie de personnages de sa propre création. - Lisa Papineau, qui a une sacrée experience de chanteuse et de choriste et elle a collaboré avec un nombre impressionnant de musiciens , souvent très connus. Lisa s' est retrouvée, par le biais des rencontres, sur les albums de Air, M83, Scenario rock, Cosmodrome ; sa route musicale a croisé celle de Dan the automator, Beck, Money Mark, Adrian Terrazas. Ses projets Big Sir et Pet ont recu un accueil très enthousiaste dans son pays. Du trip-hop, elle semble avoir gardé les textures ou s'enchevêtrent acoustique et electronique, ambiances feutrées. Une musique qui ressemble a son auteur : très accessible, agréable mais ou on ressent une rage intérieure, un anticonformisme permanent. Il nous tarde de la voir en live, il paraît que ses prestations sont "habitées" Le guitariste et chanteur Eli « Paperboy » Reed tient la révélation soul de l'année 2008 qui, avec son deuxième album Roll With You, emprunte la voie tracée par les grands aînés du genre. Son groupe, The True Loves, lui fournit un habillage rhythm'n'blues propre à enflammer les clubs du monde entier. Ils font monter la température ce soir au Trabendo. Dernière séance à l'Européen, pour clôturer en beauté une tournée qui a vu Benoît Doremus s’affirmer avec une force croissante. Quelque part entre chanson et hip hop, de ballade au piano en fiévreux egotrip, ce teigneux à voix douce, boxeur poids plume au swing concis, vous laisse partir avec la légèreté des bulles en tête, le choc de la baston au ventre et la chaleur tendre d’une griffure au cœur. Cette soirée, organisée et filmée par Arcadi, s’inscrit dans le projet hors pistes.net, nouveau site Internet dédié à la scène chanson francilienne. |
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Mardi 12 mai |
Buraka Som Sistema ,
en concert pour le moins attendu ce soir au Point Ephémère, ensorcèle les boites
à rythme pour déclencher la rave mondiale ! Le trio formé par Lil’ John, Riot et Conductor, remet au goût du jour le kuduro, danse angolaise très à la mode dans les clubs de Lisbonne à
la fin des années 90. Ils y ajoutent de l’electro et créent ainsi un nouveau son plus actuel, jamais encore entendu ailleurs, qui agite les dancefloors du monde entier ! Buraka Som
Sistema puise également ses influences dans des genres musicaux aussi divers que la techno, la drum’n’bass, le hip hop et la musique dance et invite quelques artistes de renom, tels que
Petty, M.I.A., Pongolove, Kalaf, Nolay et DJ Znobia. A écouter Narrow Terrence, on se dit que de drôles de fantômes murmurent à notre oreille. Des histoires oubliées au fond d’un grenier rempli de vieux trésors, évoquant tour à tour des soldats errants après la guerre, des voyages en Trabant sur les routes de Hongrie, un carrousel rouillé égaré quelque part en Transylvanie ou encore des sœurs jumelles meurtrières au destin tragique… Il divulgue ce soir à l'Européen un son rugueux et organique, une douce rumeur qui intrigueDes voix rauques et espiègles se répondent, portées par des guitares lourdes et des sons étranges. Parfois, un rythme folk-country nous rappelle au son des américains de Tucson, Calexico. Tout cela s’entrechoque dans une harmonie intemporelle, un son actuel et pourtant empreint des souvenirs du passé.L’univers de Narrow Terence foisonne d’harmonies lo-fi, faites de bric et de broc et célèbre le mariage improbable mais jubilatoire entre songwriting primitif et orchestrations minutieuses où l’émotion est brutalement mise à nu. Du "rap français"? Dit comme ça, ça nous fait un peu peur... On va certainement revoir nos apriori ce soir aux Disquaires, avec: Comic Strip, issu de l’union de Wapi et de Tambour Battant, d’un MC iconoclaste maniant la langue d’Oxmo Puccino et de Georges Brassens avec humour et précision et d’un duo de producteurs livers virtuoses, capable de passer du hiphop le plus lourd a l’electro la plus frétillante. Le résultat : un rap incisif agrémenté de basses lourdes, de synthés futuristes et de samples faits maison. Revendicant des infuences aussi variées que Svinkels (pour le bagou), les Neptunes, (pour les prods classieuses) ou Antipop consortium (pour l’experimentation), Comic Strip n’hésite pas à tisser un véritable patchwork de sons, au service de prods massives et efficaces. Du jazzrap à l’électro en passant évidemment par des samples hiphop, les morceaux envoient du lourd, les textes tranchent et le flow précis de Wapi est la cerise sur un gâteau franchement copieux et surtout bon. La musique de Babx, en concert ce soir au Café de la Danse, est définitivement organique, parfois tendue, parfois languide, toujours sensuelle, abandonnée mais tenue, des fanfares déglinguées y arpentent des cabarets en ruine, les musiciens semblent échappés d'un orchestre ivre et rescapés des salons du Titanic. Monk rode en embuscade, cubiste obsessionnel et anguleux, Billie Holiday finit les verres de Brigitte Fontaine, on traverse la nuit avec Bashung : c'est partout le règne de l'élégance titubante et satinée, de l'ébriété classieuse, partout on danse, à deux doigts du désastre on danse, puisque tout est foutu on danse, sur le dos du dragon on danse, plus que ça à faire, en attendant que tout s'écroule pour de bon. Inspirée par la folk et notamment par ses relations, tel que Herman Düne, Julie Doiron, Diane Cuck, This is the Kit et Kelly de Martino, Rivkah compose dans ce sens mais avec l'originalité des touches et non des cordes. A force de solitude musicale et de beaucoup de petits concerts, elle marque son unicité et sa personnalité dans une musique au tonalité complexe peut-être là, aidé par ses influences jazz (Nina Simone, Billie Holiday…) et autres monstres rock ( P.J. Harvey, Nick Cave, Einstürzende Neubauten, Léonard Cohen, …).Des papillons noirs et des elephants roses, on savoure son univers onirique et ravissant ce soir au Set de la Butte. |
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mercredi 13 mai |
Belle affiche ce soir au Café de la Danse avec: - Shearwater qui, s'attachant avant tout à mettre en lumière l’action de l’homme sur la nature, n’en a pas pourtant pas perdu la manière d’écrire une chanson. Bien au contraire leur musique est emprunte d’un lyrisme toujours plus majestueux sans jamais tomber pour autant dans des excès qui seraient regrettables. Servi par une production impeccable qui laisse place à l’humain, à la vie, le travail de Matthew Banhart (The New Year, Spoon...) met un peu plus en relief la sensibilité simple de ce songwriter basé à Austin, Texas ; les émotions alors procurées à l’écoute de ce passionné d’oiseaux ne sont pas sans rappeler les frissons procurés par le spleen des suédois d’Amandine. - DM Stith, dont la musique semble hantéee, envahie par des sons qui semblent étrangers au monde sensible, débarqués d’un univers parallèle – chœurs ectoplasmiques, guitares en volutes, piano et claviers comme doués d’une vie propre, cuivres et cordes feux follets, rythmiques tirés d’on ne sait quel sabbat. - Hospital Chips, side project du chanteur de Minus Story, l'Américain Jordan Geiger. Sans révolutionner la pop mais marchant avec élégance sur les terres de Grandaddy, Geiger offre avec son premier album Oh, Ramona, sorti fin 2008, un joli mélange d'influences, telles les Beach Boys, Pearl Jam et Sigur Ros. La voix très particulière de Geiger incite fortement à l'usage du Kleenex... Une soirée 100% Born Bad records au Point Ephémère à l’occasion de la sortie du nouvel album de Intelligence.Ballet mécanique, guitare atonale, batterie tribale, mélopées désenchantées pour répertoire post-apocalyptique sous haute tension, la musique d’Intelligence libère les parias du rock’n roll, effraie les rockers bas du front. Emmené par leur gourou Lars Finberg, sorte de Lennon super défoncé, Intelligence repousse un peu plus les frontières du D.I.Y , réinvente les codes de la musique lo-fi., pour en faire une arme de destruction auditive. Crepuscule with Pac-man, quatrième album du groupe, n’a été enregistré que sur un simple 4 pistes à K7 dans le salon de Lars Finberg à Seattle mais l’énergie brute qui s’en dégage vous foudroie : les rythmiques chétives groovent un max, les riffs décharnés sonnent-sonnent-sonnent… Au programme également - Frustation, qui emballe aussi bien es branchouilles, les talibans du Rock’n roll que les gotheux par une recette simple: des morceaux virils et puissants au service d’un post punk sombre et froid…Bref, l’antithèse des groupes Rock coldeux inoffensifs et chichiteux. - JB Wizzzz, patron du label Born Bad Records, il défend des productions primitives et Rock’n roll, ou groupes actuels prometteurs et novateurs (Magnetix, Cheveu, frustration, Intelligence), côtoie des rééditions d’obscurités ultra pointues exhumées des bas fond du punk, du garage, de la synth wave et du minimal made In France Les Gonzo de Gonzaï font leur soirée au Divan du monde où au-delà des batailles d’ego, cinq artistes à l’ombre de la « nouvelle scène », font sauter quelques barrières dans un joyeux bordel. Avec trois préceptes : « ne joue pas que pour ta gueule », « aime ton prochain et son œuvre musicale », « interprétons ensemble les chansons des autres ». Au programme: - Alister, « Aucun mal ne vous sera fait ». Bien au contraire. A creuser dans l’œuvre de ce looser affirmé de la chanson française, on y trouve pas mal d’humour noir et de lucidité - Dondolo, Etre original (et cohérent) à notre époque n’est pas une mince affaire. Romain Guerret parvient pourtant à casser la baraque en fusionnant du rock, du kraut et série B. Le Manifeste du Dondolisme est sur orbite. - Damien, Les collages sont loin d’être un jeu d’enfants. Surtout quant ils se révèlent à la fois électriques et raffinées. Quelque part entre Sébastien Tellier et la new wave. La chanson française, Human after all. - Cheval Blanc, Encore heureux de trouver un génie aussi torturé que lui. Pourfendeur des fades, des lisses, des consensuels de la chansonnette, Cheval Blanc est LE destrier-sauveur galopant sur les terres du spleen et sa poésie. - Alex Rossi, Parolier pop doué et mélodiste affirmé, touche-à-tout fan de Bukowski, il sait quand il veut où il veut, tremper sa musique dans une sauce italienne, tel un Nino Ferrer des temps modernes. En première partie, D.A.P. dispensera les premières suées nocturnes, dans un lent vol d’oiseau, sensuel et intimiste, mix d’influences filmiques et gainsbourgiennes.Enfin, la paire de DJ de Panic City (Radio Campus), plantera les dernières banderilles de cette soirée qui s’annonce sous les meilleurs hospices, n’est-il pas ? Fredda se promène dans nos oreilles déjà depuis 2002 tantôt en revisitant les bluettes des années 60 avec « Radiomatic », tantôt sur scène aux cotés de Pascal Parisot. En 2007, elle sort enfin son album « Toutes mes aventures » et comprime son nom, Frédérique Dastrevigne, en Fredda. Ce premier opus est une petite pépite aux mélodies lumineuses, où elle nous raconte avec des mots tendres sa vie d’avant. L'album se balade beaucoup en dehors de nos frontières, en Allemagne, en Autriche et encore plus curieux aux USA. Inspirée par ses tournées étrangères elle se souvient aussi de son parcours précoce de Globe-trotteuse et se penche alors sur la réalisation d'un deuxième volume, «Marshmallow Paradise », une autofiction retraçant un long voyage en Amérique effectué en 1989. 12 chansons qui prennent l’allure de photographies musicales. Une aventure sur les routes doublée d’une aventure intérieure. Sa voix, ses mélodies suaves, son banjo ensoleillé nous envoûtent et sur scène son charme et sa présence captivent. On embarque avec elle ce soir aux Trois Baudets. Le label folk indé Waterhouse fait sa soirée au Pop In où l'on écoutera: - Leopold Skin, qui dans une veine pop folk gracieuse offre des chansons bucoliques et hors du temps, respirant la fraîcheur, les délicates odeurs folk boisées et la douce mélancolie… Armé d’une guitare très sèche, d’un harmonica distillant des mélodies accrocheuses et d’une voix dylanienne, le lutin folk qui aurait aimé vivre il y a 30 ans (comme on le comprend !) s’en tire admirablement pour proposer une sorte d’étincelant best of personnel, entre folk, pop, rock et country. - NiandraLades, - Meringues Alcohol and Us, trio mixte de Poitiers étonnamment ensoleillé, voire illuminé. Loin des dogmes traîne-la-mort de l'antifolk, c'est dans la liesse et la volupté que se chantent à tue-tête leurs comptines pour violoncelle et ukulélé. Pour raison de fermeture, leurs concerts à la Flèche d'Or avait été annulés... Ils ont pu être déplacés ce soir au Rigoletto où l'on pourra découvrir: - Tara Jane O’Neil qui se considère autant comme une artiste noisy que comme une compositrice de chansons. Sur ses précédents albums solo, « Perigrine» et « In The Sun Lines », tous deux parus sur Quaterstick Records, les paysages et textures sonores étaient primordiaux. Tara Jane O’Neil développa ses expérimentations avec le son dans ses diverses sorties EP et LP. Son album, « You Sound, Reflect », paru sur Quarterstick Records, a été une petite révolution ; c’est le plus bel exemple de Tara Jane O’Neil comme ciseleuse de chansons.Elles vous hantent et vous ravissent, mais elles ne sont pas pour autant faciles à l’écoute : car il s’agit de belle musique. - Mirah, dont le dernier album, (a)spera - paru sur K Records-, sorti en Mars 2009, repousse toujours plus loin les limites de l'indie-rock-pop-folk mondial (!), avec une honnêteté palpable et un trop-plein d'émotions toujours évident. Plymouth Fury est un trio garage/rock parisien, né fin 2007. Pour décrire sa production musicale, le groupe aime souvent citer la pop décadente des Dandy Warhols, les guitares aériennes de Black Rebel Motorcycle Club, ou encore la classe old-school des Black Keys. Mais difficile de les cantonner à quelques noms de groupes… les morceaux sont surtout issus du mélange original des vieux futs et des vielles guitares du combo. L’essence de Plymouth Fury se résume à deux choses : tailler de la route, et folie sur scène. Petites ou grandes salles, bars, pubs, clubs : peu importe le lieu d’expression du moment que les trois peuvent mettre le pied au plancher. Visuellement, nous voilà revenus aux racines du rock 70’s : adrénaline et engagement scénique total. Pour le reste, ce qui compte est de partager les histoires vécues … à coup d’accords majeurs. Rendez vous ce soir au Backstage! Dans un esprit toujours décalé, la Scana del Domingo marie au fil des morceaux les couleurs musicales les plus diverses, mêlant rock, dancefloor, fanfare, chanson au cours d'un voyage absurde et foutraque des Balkans au Texas, de Belleville à l'Orient...des ambiances de musiques de film et une énergie rock, leur musique est prête à enflammer les salles de concerts, à commencer par celle de la Maroquinerie, ce soir. Travis Bürki sur scène, c’est avant tout une énergie, un personnage, une mise en scène et des imprévus. Le public sent bien qu’il ne s’agit pas d’un simple tour de chant et l’atmosphère devient rapidement celle d’un spectacle musical hors norme. Le personnage de Travis Bürki possède une immodestie délicieuse, touchante, fragile. L’artiste remet tout en jeu à chaque note. Ses interprétations rappellent les oscillations d’un funambule. Un funambule adroit puisque même les imprévus n’ont pas raison de son équilibre. A découvrir ou à redécouvrir ce soir à l'Île Licite |
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jeudi 14 mai |
Le Collectif animal_chic propose les
retrouvailles sur la scène des Disquaires de la Diva Snob Groove,
Madame Dame et du
Messie Trash Bitch, Jeremy Malkhior pour deux sets electro-cabaret
déjantés. La première saisit par une classe décalée remarquable, un groove et une voix unique, un caractère fièvreux de tigresse bourgeoise sous acide. Le divin second nous comble de ses corrosives performances grandioses et sexy qui ne nous mettent qu'un mot à la bouche: Amen! Punkie B. (Soirées Bêtes&Méchantes de la Bellevilloise) prendra les platines pour terminer la soirée sur un mix electro-rock-pouffe-kitsch. On est plus que fan, et c'est peu dire qu'on a réservé cette soirée incontournable depuis un bon bout de temps! Le trio de Guingamp, The Craftmen Club, avait assommé les Découvertes du Printemps de Bourges en 2005 avec leur destruction en règle du Blues "à la Jon Spencer" ( accompagné par la destruction de leur matériel). La veine des « Craftmen » n’a pas changé : du « Rock blues garage » bien crade entre Jon Spencer et The Violent Femme. Mais leur musique s’enrichit de nouveaux accents « country rock » qui pourront rappeler parfois les 16 Horsepower ou Nick Cave. On retrouve sur la scène du Nouveau Casino l’énergie et la hargne « légendaire » qu'ils déploient sur scène depuis plus de 7 ans et près de 400 concerts. Chef d'orchestre des Coming Soon, savoyards biberonnés au meilleur de Leonard Cohen ou à l'Antifolk amie (Herman Düne en parrain, Jeffrey Lewis et Kimya Dawson pas loin), Howard Hughes revient seul pour interpréter ses chansons personnelles.On y retrouve l’humour et les références qui déjà enthousiasmaient dans les morceaux de Coming Soon. Mais on découvre ce soir au Café de la Danse, un song writter de talent, s’emparant des mythes de la musique américaine pour se les réapproprier avec élégance et mélancolie. Si nos oreilles averties avaient déjà été agréablement chatouillées par le savant mélange musical de "Monstrueuse Normalité", sorti en 2005, elles ne pourront qu'être irresistiblement émoustillées par les morceaux percutants que vous réserve ce nouvel album de Fumuj , "The Robot and The Chinese Shrimp".Attention, les amateurs de dub nonchalant risquent d'être un peu bousculés par les changements judicieusement orchestrés par le groupe... Le solide trio s'est renforcé de plus belle avec l'arrivée d'un claviériste et d'un MC anglophone pour enfin trouver une véritable identité dans cet album aux puissants accents Hip-Hop. La machine est lancée, le monstre métallique vous livre bataille et vous assaille, animé par ses mélodies acérées. Vous voilà prévenus et prêts à pénétrer ce soir à Glaz'Art l'univers fumujien, patchwork sonique foisonnant et efficace, toujours en mouvement. Après le succès de leur dernier concert à la Maroquinerie, les québéquois de Karkwa nous reviennent sur la scène du Batofar pour nous faire (re)découvrir leur troisième albulm, le Volume du Vent, un disque d'une grande maturité qui se démarque par ses voix juxtaposées traitées comme des instruments et un mariage hors norme de chanson et de rock, et évoque l’urbanité, la tension, mais aussi le bonheur, à coups d’accords harmoniques, d’envolées lyriques en crescendo et d’arrangements recherchés. Son style "atmosphérique" - autrefois comparé à Radiohead - s’affine, se singularise et témoigne de l’aisance de ses excellents musiciens dans les chansons introspectives comme dans les pièces plus musclées . Ca sent, ça sonne, ça sue comme un Rock N’ Roll Safari mais c’est une Close Up Party. L’écurie Close Up Records nous présente ce soir à l'Abracadabar 4 de ses poulains les plus fiévreux: - Sheriff Perkins One Man Ban. On n’est jamais aussi bien servi que par soi même. Un dicton poussé à l’extrême par le Sheriff et son One Man Band, véritable groupe à lui seul, qui de sa voix d’outre-tombe, sa guitare Fuzz et ses rythmiques hypnotiques, ramène le Rock n’Roll à son essence : Primitif & Sauvage. Un son hanté des spectres de Johnny Cash et The Cramps. - The Suspenders, Prenez un Dick Dale (le papa de Misirlou l’air ultra connu de Pulp Fiction) faîtes le maturer à la bière et au Punk Rock, et oh miracle : vous obtiendrez la Surf Music brulante et urgente des Suspenders. - You Do Right, Twist épique, Rockabilly fiévreux, Rhythm'n'Blues tragique, Punk sauvage, You Do Right utilise de multiples stratagèmes pour parvenir à détourner les oreilles les plus averties. Quelque part entre Black Lips, the Sonics et Buzzcocks. - Collages musicaux improbables en format Pop, Le Vieux Thorax c’est un peu du Psyche-pop-punk-groove-garage, où dans un même morceau les Beatles, Katerine, du Bollywood et même Villepin (!!!) peuvent se côtoyer. Durant 3 jours le label T-REc fête son 5ème anniversaire à Mains d'Oeuvres avec ce soir: - Xavier Piuma/Tue Loup, Elaborés puis enregistrés tantôt chez Thierry, tantôt chez Xavier, les six albums qui jalonnent le parcours de Tue-Loup sont tous empreints d’une poésie trouble que la presse peine à définir, tant cette musique puise, avec une rare liberté, à la fois dans le folk, le jazz, le blues ou le rock. Xavier avoue lui-même ne pas toujours comprendre le sens profond de ses textes souvent très imagés. Qu’importe. Passez la barrière, avancez sur ce chemin en sous-bois, et ouvrez grand vos oreilles... - Sophie Meriem Rockwell, auteure et compositrice hors du commun rien ne tourne rond chez elle. Point de chanson qu’on qualifierait facilement de variété. Mais plutôt de chansons sur lesquelles elle prend un malin plaisir à placer ici un orgue bruitiste, ici une batterie électro sur la batterie de cuisine de la kitchenette d’à côté. Il y a huit ans, avec Happy Fête, son premier album fabriqué à la maison, Sophie Meriem Rockwell égrenait déjà quelques vérités qui au choix, déstabilisaient (L’Amour est une cerise), ou amusaient (Mon Ami l’ordinateur). Au jeu de l’équilibriste sonore, Sophie gagne en bancal dans ce deuxième album. La secousse précède la fébrilité, la mandoline ou l’accordéon jouent des coudes avec des éclats électroniques glacés. - Alexandra Roos. Pour son troisième album : "Huit de Pique",séduite par le son de Tindersticks elle a choisi de s’entourer du réalisateur Ian Capple et de ses fidèles compagnons de chansons Gérard Duguet - Grasser pour les textes et Jeff Rian son guitariste de toujours. - la Corda Freak show , c'est la combinaison atypique d’un batteur, d’un saxophoniste et d’une chanteuse, dotée de justesse d’énergie défiant les cadres de l’improvisation. Freak show explore les styles entre free jazz et musiques électro. Ils ont adopté une forme modulable et se lient avec différents artistes sur scène comme en studio, dans le but de rendre chaque show unique. A voir ce soir à l'Alimentation Générale! Fantazio Gang: L’un chante, psalmodie, barrit et contrebarrit, rappe, tchatche, joue et se démène en électron libre de la scène française, élevant l’accident sonore au rang de métaphysique du blues. L’autre, tombé dans l’accordéon depuis l’enfance, chante aussi, en famille ou entre amis. Quand Fantazio, l’homme-contrebasse, le nomade urbain, invite pour proposer un spectacle, on peut s’attendre à tout, et surtout au meilleur. Au Studio de l'Ermitage, on se délecte d'une cuisine musicale épicée, un voyage sans retour dans les sons, une équipée explosive comme les aime chacun de ces deux musiciens détonants, avides des autres et fous de scène. |
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vendredi 15 mai |
Concerts d'inclassables ce soir au Sun Ra, avec: - General Bye Bye,qui à coups de guitares tranchantes, de Rhodes effervescent et de batteries chatoyantes, Bye fabrique une musique en équilibre à l’image des voix qui s’entremêlent, fragiles et nerveuses. À l’orée du cinéma, ça sent, tour à tour, l’hiver à deux, la fièvre solitaire, l’oubli voluptueux. Furieusement doux sur leur premier album, inévitablement rock sur scène où le quatour Tana se voit substitué par des synthés psychédéliques et entêtants, le groupe armé d’un premier album et d’un set live d’une heure et quart part en campagne... - Clarys, Ex-Josephine K, la tourangelle brode ses chansons élégantes et sombres sur les épines d’une ronce éminemment rock, matinée de sonorités pop folk dans « Noces de singes », son premier album solo. Sur scène, c’est une gifle après la caresse, Clarys nous surprend dans l’émotion. Sa voix profonde et le jeu épuré des instruments, évoquant parfois Shannon Wright ou Pj Harvey sans plus de comparaison, nous invitent à cette cérémonie nuptiale énigmatique et bouleversante - 5oclockinthemorning, trio né à Paris en 2006. Leur musique instrumentale, difficile à classer, s'appuie à la fois sur du rock progressif, avec des incursions dans l'expérimental ou la musique improvisée, ainsi que des sonorités noisy et électroniques. On peut tantôt sentir l'influence de Sonic Youth dans ses déviations bruitistes, tantôt celle de Mogwai, Mono, Sigur Ros ou encore Explosions In The Sky... 69-09, ça se fête ! Pour célébrer 40 ans de libération sexuelle, le Forum des images nous donne rendez-vous pour une soirée éclectique et débridée dans le cadre du Festival Eros 69.Au programme, deux longs métrages cultes, Exhibition de Jean-François Davy et Sensations de Lasse Braun, et des courts métrages inattendus dont Aka AnaQuand nous étions punk de Pascal Rambert, Deep Inside de Camille Henrot et bien d’autres. Des projections agrémentées des d’Antoine d’Agata, performances érotiques du Cabaret des filles de joie, d’une exposition d’affiches du cinéma érotique, d'un concert du groupe sixties Brigitte, et des DJs Jennifer Cardini et DJ Wet pour danser avec un désir... électrique ! Chanteuse et illustratrice française, Francoiz Breut réalise le livret du deuxième album de Dominique A début 90. C’est alors qu’elle commence sa carrière musicale. Après avoir chanté les mots des autres pendant plus de dix ans, l’artiste se lance le défi de mettre ses propres textes en relation avec des musiques, sa voix unique mêlée à des rythmes entrainants nous transporte dans son univers : un réalisme poétique, discrètement autobiographique. Après «Une saison volée» (2005), on attendait impatiemment la suite de l’aventure : « À l’aveuglette » est son quatrième album, mais c’est aussi le premier d’un nouveau chapitre. Elle nous le dévoile ce soir au Nouveau Casino. Grosse soirée rock, programmée par Sylvie Un Doigt, qui envoie dur, odeurs de sueurs et de bière incluses ce soir au Chiquito 26 rue Ménilmontant, 20 ème à 19 h pétantes, avec : - Servo, Issu de la scène Hardcore des 90’s, le trio déjanté n’a cessé d’évoluer au fil de ses quatre albums, se jouant des clivages et des clichés, puisant à la source l’énergie Rock n’ Roll originelle qui alimente toutes ses hyper-actives prestations scéniques. De manière ludique mais engagée, SERVO s’est inventé un langage bien familier, sorte d’argot électrique, impertinent abus verbal au pays du bruit. Une liberté d’expression rafraîchissante qui les propulse au delà de leur Rock supersonique, de leur Pop vicieuse et subversive ou du Punk-Hardcore hérité des débuts. - Radiations, punk rock déglingo enervé - Johnny One Finger - Los Voltamix. On vous a déjà parlé d'eux lors de leur concert au Kim's Bar Dans le cadre du Printemps des rues, on assiste à Rue des Dames, Spectacle de rue pour un spectateur...Dans une sombre rue étroite, cinq dames, dissimulées chacune sous un long parapluie noir, s’offrent dans un aparté surprenant et audacieux. L’alcôve mobile crée une bulle d’intimité où la dame emmène, avec délicatesse et pudeur, le spectateur troublé vers un ultime plaisir théâtral. Sous l’espace clos du parapluie, les yeux dans les yeux, la comédienne choisit les mots qui sondent les émotions, les souvenirs, les peurs et les fantasmes de son seul et unique spectateur. Anniversaire du label T-Rec deuxième!! ce soir à Mains d'Oeuvres avec: - Versari, Et si l’objet CD est tout noir, il fait à peine plus clair dedans : mais cette noirceur, drapée de satin, est plus celle où l’on rêve agité que celle où l’on cauchemarde. C’est la mélodie du corps engourdi, le murmure d’un rock qui sait qu’on ne peut pas hurler quand on rêve, le chant d’éther : de Low à Lambchop, Versari joue, même quand pop, même quand exalté, dans cette lignée des dépressifs lumineux, des lents élégants. Sa voix a ainsi beau se débattre sans armistice contre des éléments hostiles, menaçants, elle impose constamment sa présence, sa suave gravité. - L'enfance rouge/ Putain Club, L’Enfance Rouge est un groupe basé entre Berlin et Borj El Khadra. Plus de 1800 concerts en 13 ans d’existence, de Vilnius à Tbilissi, de Swinoujscie à Séville comme de Paris à Syracuse. De ces voyages ils rapportent un goût de l’assemblage, de l’entremêlement. Immédiatement classés « avant-rock », un genre atypique conjuguant communicabilité, modernité et recherche. Sans frontières, ni musicales ni géographiques, la presse européenne en parle depuis des années comme un croisement entre introspection et accélération, entre cérébralisme et transe. - Porcelain, emmené par le chanteur franco-anglais François Barriet, le groupe a passé l’année 2008 à préparer la sortie de son prochain album. Avec des nouveaux titres résolument plus chantés et plus entraînants Onde de choc à l'Elysée Montmattre avec le Club NME, avec les lives de - I am a chien, Plus complices que Rox et Rouky (hem), plus speed que Droopy (hem hem), les petits frenchies qui montent risquent bien de nous laisser sur les rotules d’entrée de jeu. - Rye Rye, première signature du label N.E.E.T. de M.I.A., qui reprend le flambeau. Déjà reconnue par des parrains du milieu comme DJ Diplo et Blaqstarr, la petite bombe de Baltimore déclenche hystérie et syncopes à chaque prestations avec son déhanché … disons … énergique. - Datarock, les Norvégiens qui vous veulent du bien. Duo en studio, fanfare sur scène, enfants spirituels de Talking Heads et Happy Mondays, disciples de Devo, Datarock revisite les classiques des 70’s à grands coups de synthés et boîtes à rythmes. Joggings intégrals rouges et indémodables lunettes de soleil, le gang qui redonne au kitsch ses lettres de noblesse s’apprête à replonger l’Elysée Montmartre dans la folie des années rock. - Krazy Baldhead, Pour le décrire en quelques mots, on pourrait dire qu’il est jazzman, percussionniste et même parfois ingénieur du son dans une radio en prison. On pourrait aussi dire que son album, The B-Suite, est un opéra-électro flirtant entre jazz, électro et hip-hop. Il serait aussi intéressant de spécifier que ses influences couvrent un champ loin d’être minuscule (de Miles Davis à Prefuse 73). et les DJ sets de: - Etienne de Crecy - AcidKids - et Mustard Pimp |
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samedi 16 mai |
Dédié aux éditions cinématographiques indépendantes, le Salon Cinéma Hors Circuits/ du DVD et des éditeurs indépendants de cinéma rassemble au Point Ephémère plus de 60 éditeurs avec des centaines de films à (re)découvrir : classiques, cultes, documentaires, cinéma
d’avant-garde, courts métrages, animation, films d’artistes… Après le succès d’une première édition riche en rencontres et animations, Cinémas hors circuits revient avec un programme encore
plus savoureux : présence d’éditeurs étrangers, projections de films, service de vidéo à la demande et discussions. Sur le salon, on peut acheter, mais surtout on y découvre, échange,
parle, écoute… Sois rock et danse!! Ce soir au Plastic Bar avec une line up réjouissemment rockeuse: - The Barber, dj originaire de Rennes, qui enchaîne les bars/salles de concert bretons et parisiens depuis maintenant 4 ans. Cet amateur de gros sons aime concocter des sets mélangeant différents registres, en allant du rock à l'electro, et dégage ainsi une énergie survoltée, enflammant le dancefloor pour tous ceux qui adorent s’agiter !" - Famous Bitch Bar DJs, ou quand le guitariste et le bassiste de Famous Bitch Bar confrontent leurs goûts et leurs influences aux platines, ça donne une bataille furieuse et réjouissante entre rock et électro-clash, standards et trouvailles indés et perles dance-flooresques! Une cavalcade rockeusement dansante!! La lust & depravity remplit les Disquaires pour une soirée aussi chic que sexy avec un live des Andromakers, On adhère complèment à ce que Magic! nous dit d'elles: "Préparez vous à fondre. Andromakers a débuté son numéro de charme avant même la première mesure, et il est absolument imparable. Le clavier Bontempi, le xylophone arc-en-ciel et leur gamme de sonorités naïves vont amadouer les plus radicaux des ayatollahs lo-fi. Et au-delà, la tournure résolument futée de ces toy songs fera chavirer les aficionados d'une pop plus sophistiquée. Les mélodies enjôleuses du couplet amènent immanquablement un break doré, bravache, et aveuglant de simplicité. Et c'est aussitôt reparti. Ça défile sans perdre une seconde, en boucle dans une ronde joyeuse. On n'a pas le temps de se demander à quoi ou à qui font penser ces clappements de mains, ce filet de voix pointu, cette boîte à rythmes entraînante. On a déjà le système nerveux tout saturé de cette euphorie sucrée, avec un sillage au parfum de grenadine et un sourire rose bonbon, poisseux et acidulé" et des DJ sets de Violaine Shütz (Tsugi) et du DJ résident, Dorian Darner. YARO puise son inspiration aux sources vives de l' Afrobeat et de la soul. Basée sur l' énergie et n' hésitant pas à prendre les chemins sinueux de la transe, la musique de YARO se teinte aussi de Rock. Portés par une rythmique à moitié à poil remettant constamment du charbon dans la chaudière, le flot brulant des cuivres et le lyrisme d' un chanteur évaporé se répandent sans compter, faisant de YARO une véritable machine à faire chauffer les scènes, qui, à force de concerts toujours plus généreux et débridés à su attirer un public enthousiaste. Il nous fait danser ce soir à l'International. Tato Marenco et Via 40 est une formation de 13 musiciens colombiens évoquant la joie et la richesse des cultures colombiennes de la côte caraïbe. Sous la direction du percussionniste compositeur Tato Marenco, Via 40 emmène un répertoire original dont la cumbia, el porro, la puya, el garabato et plein d’autres rythmes nous font voyager du studio de l'Ermitage à un univers magique appelé :Colombia. Dernier soir pour fêter à Mains d'Oeuvres le 5ème anniversaire du label T-Rec, avec ce soir: - Redeye, De ses longs moments d’adolescence passés au Texas, REDeye garde un goût prononcé pour cette langue séminale du rock et une culture de la soul, du folk, du blues, de ces chansons qu’on chantonne avec la radio. Il garde aussi une culture du songwriting, passé et moderne (citant tant Bob Dylan, Leonard Cohen que Lou Barlow, Stephen Malkmus ou Eliott Smith…). Cet amour du songwriting est mis au service de ballades à la fois brutes et délicates : des genres de croquis sans être des ébauches, des chansons prenantes, romantiques et élégantes. - Fruitkey, groupe fondé autour de Jason Glasser, artiste pluridisciplinaire américain exilé en France depuis 5 ans. La musique de Fruitkey est un folk-rock lumineux et barré, un concentré/développé d’idées dans tous les sens, prenant ça et là dans la country, le folk, le rock et même le garage-rock des années 60. - Chelsea Wolfe - Jason Edwards. les artistes qu'il préfère véhiculent une atmosphère biblique : Bob Dylan, Léonard Cohen, les pionniers du blues et de la country. J’aime aussi Syd Barrett et Moondog pour leur côté stellaire. Pour lui, tous ces musiciens sont des enchanteurs. Il nous parle d'envoutements, de sac d'os, de ronces et d'éviers qui aspirent, de mirages, de réflexions morbides et aussi de repli dans les images d'Épinal. mOna, à la Java, n'annonce jamais ses invités, mais nous donne un indice: a new yorker who won't judge you by the size of your pocket rocket... Une idée? Anyway,une chose est sûre, on y retrouvera Nick V. le DJ résident, et on passera une bonne soirée du genre qui ne s'enferme pas dans un genre ou dans un effet de mode passagère. La seule ligne directrice des organisateurs sera de faire jouer de la musique de qualité par les djs. 10 ans déjà que le label français Missive a envoyé sa première carte postale musicale au reste du monde. Et il n'aura fallu qu'une décennie pour que le label fondé par trois copains passionnés, Pierre-Olivier Vergnot aka P-O, Thomas Di Matteo et Julien Parisé, s'impose comme un des labels les plus classieux, curieux, surprenants, hédonistes et éclectiques de la scène électro française. Ce que ne contrediront pas Laurent Garnier, Josh Wink, Groove Armada et Jori Hulkonnen, tous fans de la démarche des parisiens. L'explication de cette réputation ? Des choix pointus et exigeants et un esprit grand ouvert sur toutes les formes de house musique, de la plus deep et mentale à la plus dancefloor pour un résultat qui tient en 43 maxis, 3 CD, des centaines de soirées, et n'a rien à envier aux maisons plus médiatiques de la french touch 2.0. Tout plein d'invités prestigieux ce soir au Nouveau Casino pour fêter comme il se doit les 10 ans du label et nous faire danser toute la nuit! |
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dimanche 17 mai |
On passe l'après midi à Glaz'art, où Claire Lilly
réinvente pour vous le brunch dominical àpour rassasier les estomacs affamés et les coeurs passionnés de découvertes artistiques et musicales, le tout dans un esprit convivial et festif. Le
menu dégustation : En entrée : *De 13H à 18H: Brunch campagnard concocté par Fabrice, chef cuisinier de la Flèche d'or. Plat de Résistance :De 14H à 17H: Vous êtes musiciens ou chanteur ? une scène ouverte vous attend ! Guitare, basse, batterie et micros sont à votre disposition pour jammer en toute convivialité et peut-être découvrir de nouveaux talents. Mignardises : De 13H à 17H: La "Troc Party" où l'échange alternatif de vêtement et de livres pour se refaire une garde-robe pour l'été et une nouvelle bibliothèque à emporter sur le sable chaud pour oublier les pavés parisiens. Dessert :De 18H à 20H: Des découvertes musicales présentées par Claire Lilly pour clore ce dimanche champêtre en douceur: - 1973: 1973 aime la pop bio, élevée en plein air sous le soleil de la Californie, de la pop qui s'écoute le matin au petit déjeuner, colorée, joyeuse, acoustique, pleine de choeurs et de coeur. 1973 aime les guitares acoustiques, le mur du son, le lap steel, les Beach Boys, le mellotron et les cuivres, Shakespeare et Gondry, la légèreté un peu grave, Midlake, le picking et les chemises de bûcheron, Chet Baker qui chante et les textos envoyés à trois heures du matin qui finissent en musique. Quand 1973 n'est pas sur scène, il joue pour les autres : Austine, Dominique Dalcan, Darkel, Luciole, Nouvelle Vague, Rose... Un premier EP produit par leurs éditrices (Blonde Music) vient de paraître, des concerts sont à venir, de nouveaux morceaux voient le jour un peu tous les jours : gageons que 2009 soit l'année de 1973. On parie ? - Brigitte, Influences? les petroleuses, brigitte bardot, marylin monroe, les hommes preferent les blondes, good wine, champagne, men, johnny cash, the dark side , the funny side and the pathetic side of the night...the milk chocolate, the green tea, the andrews's sisters, boys, the french accent, the mistakes... -Eldia, compagnons de route de Stuck in the Sound, Hopper, The Rodeo et Hey Hey My My, quand ceux-ci écumaient les clubs parisiens, ElDia est un groupe à re-découvrir absolument. Dans le plus pur esprit de la british pop des années 60 (Kinks, Beatles...), avec une énergie et une fraîcheur nouvelle, ElDia prépare la réédition de son premier album assortit d’un E.P, annonçant la sortie de leur deuxième album à la rentrée. La qualité de leurs compositions et de leurs arrangements, leur énergie, leur maîtrise de la scène et leur originalité font de ce groupe une découverte Les Herbes Folles, quatre papillons multi-instrumentistes rares, multicolores et farceurs nous feront, à l'International, voguer avec légèreté dans leurs airs, dans ces univers empruntés au quotidien, sincèrement espiègles, musicalement bigarés, énergiquement joyeux, gravement lucides. Papillons d'un jour qui se jouent de la nuit, papillons de nuit attirés par la lumière du jour, la vôtre, forcément. Un concert illustré à la Bellevilloise, c' est un spectacle hybride mettant sur un pied d'égalité l'univers de l'illustration et celui de la musique en les faisant dialoguer.Plus qu'un simple concert de musique c'est aussi un live d'illustrateur qui met en scène aussi bien un orchestre que des illustrateurs pour une double performance. Le travail du graphiste est diffusé simultanément sur un écran géant avec la musique jouée en live. Ainsi le dessinateur se retrouve tout autant sur scène que les musiciens pour un échange spectaculaire d'expressions artistiques. Côté musique aujourd'hui, Kid Bombardos, une histoire de famille, il paraît. Et si on vous disait qu'elle commence dans les années 20. Le jeune Martinelli, en garnison à Fez (Maroc), vient d'enfiler les gants. On le surnomme Kid Bombardos, parce qu'il est jeune et qu'il cogne sec. N'allez pas chercher plus loin.Aujourd'hui, ses arrière-petits-fils, Thomas, Vincent et Simon Martinelli accompagnés de David Loridan, un ami d'enfance décident à leur tour de monter sur le ring. Mais leur ring à eux, c'est une scène et leurs gants, leurs instruments. Et côté illustration, Laurent Astier, t out jeune dessinateur d'origine Stéphanoise,il impressionne par sa maîtrise graphique et ses couleurs très abouties. On lui doit le superbe "One-Shot" en noir et blanc Gong (chez Vents d'Ouest) sur le monde de la boxe, ainsi que la trilogie de science-fiction Cirk chez Glénat.Il se lance ensuite dans une nouvelle trilogie baptisée Aven, « polar campagnard » dont le scénario est écrit par son frère. Poison est son premier album chez Dargaud, où il a signé un contrat pour huit albums. Shtirip’! c’est le mot qui sert à tout : cri de ralliement, de joie, de partage. On crie Shtirip’! quand on trinque et quand on danse, quand les mariés s’enlacent et quand le repas est servi. Shtirip’ ! est aussi l’alliance éphémère de la musique festive de Tram des Balkans, des idées folles des danseurs de la Compagnie Pierre Deloche et de l’énergie du public. Ni un bal trad ni une boum, ce bal chorégraphié est une œuvre globale issue de la créativité de chacun qui fait sauter les frontières entre artistes et spectacteurs ce soir à l'Alimentation Générale. |
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