Vendredi 22 mai 2009
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23:00
A 20h30 à peine passées, il fait encore jour dehors et la salle est loin d’être pleine quand Jordan s’empare de la
scène.
D’entrée, on sent que la foule clairsemée ne correspond pas à leurs attentes, l’horaire non plus peut-être.
Face à la folk (de grands qualité certes) de Arch Woodman et Fairguson, Jordan est
de loin le groupe le plus rock et le plus intense de la soirée (même si on ne doute pas de l’énergie dansante de Fordamage) : était-ce une bonne idée de les faire jouer aussi tôt?
Car le trio est à la hauteur de sa réputation : il joue fort, tout de suite, et même à froid on sent une grande intensité, leur rage n’est pas feinte.
Ils sont soudés, carrés, on sent la grande habitude de la scène.
Aux claviers, Baptiste est épileptique, arc-bouté sur sa machine, et finit à genoux la tête dans les retours.
Adrien et lui échangent quand même beaucoup de regards, comme un défi de pousser le son un peu plus loin, et le guitariste-chanteur occupe toute la place libre, très mobile.
Tout ce chaos sonore reste organisé par une batterie impeccablement carrée : c’est bien rodé. Le style de chant très particulier plait ou pas, mais c’est un parti pris tout à fait assumé du trio.
Mais même si la salle se remplit pendant tout le set, la sauce ne prend pas aussi bien que le groupe le voudrait, et ça se sent, et dans les vannes racontées entre le morceaux, on sent quand
même un peu de déception.
Détail qui n’aide pas, l’éclairage insuffisant fait que les groupes ce soir là jouent dans une demi-pénombre, éclairés à contre-jour par les spots de fond de scène et les bains-de-pied, les spots
de façade ne semblant pas fonctionner correctement (imprévu technique ?).
Les hasards du live n’étaient pas vraiment avec Jordan ce soir-là, qui ont pourtant tout donné : on est quand même bien contents d’être venus. Place à la folk presque country de Faiguson qui sent
bon l'été et la paille fraîchement coupée.
Par Peter K.
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Publié dans : Chroniques de concerts
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