Nous

Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 00:00
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Voilà une semaine qui ne sera pas de tout repos. Si Paris commence à prendre ses quartiers d'été se n'est pas encore se mettre les doigts de pieds en éventail, bien plutôt pour faire des pieds de nez aux festivals de province et se faire plaisir en mêlant les arts et les catégories.
C'est parti pour tout plein de découvertes à faire, mais aussi pour des retrouvailles qu'on attend depuis un bout de temps.
De la folk aérienne au hip hop ravageur, de la pop au gros son rock en passant par le funk et la soul et avec différents détours vers le cinéma et le théâtre, il y a trop de bonnes raisons qui font que vous ne pourrez pas rester chez vous!
Excellente semaine!
Lundi 8 juin
 Life In Film est un quatuor de l'est londonien : Samuel Fry, Edward Ibbotson, Dominic Sennétt et Micky Osment. Ayant enregistré deux demos pour Island et Universal, ils viennent de finir de travailler avec le producteur Tristan Ivemy aux studios Metropolis (The Magic Numbers, The Holloways, Babyshambles) pour la sortie de leur premier single dont la sortie est prévue pour le début de l'année 2009. Le groupe a ouvert pour certains des plus grands talents d'Angleterre, y compris The Kooks et Air Traffic, et attire à présent l'attention sur la scène musicale londonienne. Cette dernière s'apprête à envahir le Royaume-Uni et l'Europe et passent ce soir par le Pop In.

A l'Espace Jemmapes , on découvre L,  jeune artiste française, auteur, compositeur, interprète.

Ses chansons sont avant tout un espace libre pour la parole, avec tout ce qu’elles portent de sens, de sons, de formes, de poésie. Elles s’inscrivent en cela dans la tradition de la « chanson à texte », mais s’attachent à lui donner des couleurs nouvelles avec un univers musical et sonore qui évoque autant les chansons réalistes et leur mélancolie que des teintes plus électriques ou électroniques (guitare, batterie, samples, boucles...), des collages où se mêlent les mornas, le fado, le hip-hop ou le rock…

 

Aux Instants Chavirés, De Bruit et de Silence présente trois artistes dont les démarches et partis pris suscitent notre attention:

- Thisquietarmy, Projet solo d'Eric Quach, guitariste au sein de la formation shoegaze/post rock Destroyalldreamers, Thisquietarmy explore la matière amplifiée à partir d'une guitare électrique et de pédales. Boucles, effets, superpositions de nappes donnent ici naissance à une ambiant jamais figée, entre apaisement mélodique envoutant et mur du son sur le point de rupture.
- Nadja, duo composé d'Aidan Baker et Leah Buckareff de Toronto, Canada. Ils créent une musique que l'on a pu qualifié d' « ambiant doom », combinant des éléments de metal, shoegaze, ambient, post-rock, musique expérimentale et néo-classique. Rapproché de Godflesh/Jesu, Halo, Khanate/Sunn 0))), Boris, Esoteric, and Earth, Nadja a publié un nombre impressionnant d'albums notamment pour des labels tel que Alien8 Recordings, The End Records, ou encore Conspiracy Records. Partageant le même amour de la masse sonore que Sunn 0))), Nadja est une réelle expérience physique en live.

- Aidan Baker, En marge de ses projets Nadja et du collectif ARC, Aidan Baker explore les possibilités soniques et déconstructives de la guitare électrique comme source première du son, créant une musique qui s'étend de la musique expérimentale au post-rock en passant par le classique contemporain.

 

Groupe phare de la scène néo-zélandaise, The Bats diffusent depuis 1982 une pop limpide et radieuse.Prêts à enfiler les classiques et à présenter au public leur dernier album en date The Guilty Office, les Néo-Z très in ils sont ce soir à la Mécanique Ondulatoire où les parisiens The Chiltons, à classer entre "entre Belle and Sebastian, Prefab Sprout et America assurent la première partie.

 

Transe Hypnotique Tribale & Primitive aux sonorités indiennes, africaines et balkaniques, mélange tentaculaire de sons libres, abondance de percussions, violoncelles, synthés et malice électronique :
batteries, violoncelle, violon, instrumentarium divers, etc… Avec trois batteurs, un bassiste/violoncelliste et un guitariste/violoniste/éxécuteur de samples, les Baltimoriens de Teeth Mountain s’escarpent fortement dans une esthétique tribale/primitiviste. En live, le résultat est profond, avec de denses/épaisses couches de rythmes et des superpositions d’ambiances, allant du graveleux au sublime. Une expérience à vivre ce soir au Pixi ( 82 avenue de la République - 93170 Bagnolet).


  Mardi 9 Juin
Ouverture ce soir du Festival Filmer la musique, Cinéma, production internet, art contemporain, télévision … les images musicales traversent, génèrent et explosent les formes.En mêlant archives rares, films disparus et création contemporaine, FILMER LA MUSIQUE vient confronter les formats, les styles et les époques.Faire se confronter les punks isolés derrière rideau de fer et les paillettes neigeuses de la disco, le psychobilly possédé et les stridences du free jazz, le grain des caméras numériques avec l’ampleur du cinémascope …Stream, projection, installation, remix … FILMER LA MUSIQUE#3 se veut une édition en flux continu. Les connections du réseau promettent une forme possible de montage.Mais filmer la musique, ce n’est pas seulement fixer la scène et les musiciens – c’est aussi savoir tourner sa caméra vers le public, vers les fans. Et se jeter dans la fosse.Descendre sa caméra dans la rue, comme Torsten Meyer à NY ou les crew Grime de l’East side et du West side londonien, écouter les danseurs sur les trottoirs du Paradise Garage, partir dans les coulisses du rap West Coast de L.A.. Ou, l’emmener, comme Itah, en promenade dans les navire pirates de P.A.R.I.S : Le Clueb, Cercle Pan !, Le Vaisseau …  Une programmation à suivre de très très près ici

Stefon Minneopolis alias P.O.S continue de faire évoluer un hip-hop largement influencé par son penchant affirmé pour le punk rock. C’est d’ailleurs durant ses années d’agitateur au sein du groupe hard core Com qu’il hérite de son pseudonyme évocateur, Pissed off Stef. À l’instar des roulements de tambours battants de Drumroll ou des choeurs lointains striés par des riffs de guitare, les productions de “Never Better”, son nouvel album, proposent un hip-hop transversal et énergétique. P.O.S y déverse un flow impulsif à travers lequel il relate des péripéties chimériques, tout en décapant les dérives du matérialisme ambiant. Il est ce soir à Mains d'Oeuvres.

Nés en France, John et Jehn ont quitté leurs villes natales pour s'installer à Londres ou ils vivent et travaillent depuis deux ans. La presse musicale britannique, enthousiaste a défini leur album comme un savant mélange entre Joy Division, The Velvet Underground ou The Fall.
Sous le charme de leurs concerts d'une énergie peu commune, Londres ne cesse de parler d'eux. On les trouve effrayants de part leur intensité : sur scene le duo ne triche pas, ils se jettent dans leur musique, communique avec passion laissant généralement un public bouche bée. John a le regard glacial et bouge comme un Elvis épileptique, tandis que Jehn charme et ondule sur chaque mélodie. Leur concert de décembre dernier au Nouveau Casino avait été pour nous une véritable claque et on brûle de les retrouver ce soir sur la scène de la Maroquinerie.


The Rifles ont fait irruption sur la scène musicale il y a deux ans, lançant la charge avec No love Lost , un premier album rebelle à l’image des espoirs de la working class des banlieues londoniennes.
Le groupe accroît sa notoriété sur la route, récoltant au passage une pléiade de fans chez les fidèles de Paul Weller ou encore Oasis.C’est maintenant le deuxième round pour The Rifles avec Great Escape  produit par Jan 'Stan' Kybert (Weller, Oasis, Bjork), qui se présente comme un véritable assaut indie conçu pour les propulser à la place qui leur revient de droit : au top. A voir ce soir au Nouveau Casino.


La première chose que l’on peut reconnaître à Tante Hortense est un talent de cuistre délicat.Cette aptitude lui permet parfois d’utiliser le second degré comme un stratagème. Une oeuvre ‘au second degré’ est a priori moins dangereuse, plus légère et n’alerte pas le système immunitaire culturel de l’auditeur. Sous couvert de second degré il cherche à rendre au premier toute sa force : On peut donc considérer qu’une partie de l’œuvre de Tante Hortense est au degré 1,5 à peu près.les formes des chansons et les moyens mis en œuvre pour les exprimer sont très divers. On trouve dans les disques de Tante Hortense des chansons harmonisées a capella, des chansons au piano, avec des guitares, des percussions, des boucles en 8 bit, des expérimentations avec des logiciels recommandés par la musique sérieuse, comme par exemple MAX/MSP. Et puis aussi des chansons de Griot, dont la narration est très construite.Dans tout cela les champs sémantiques sont méticuleusement choisis, du plus graveleux au plus précieux, et se mélangent avec autant de naturel que des bourgeois provinciaux dans une partouze à Montpellier. Il est ce soir au Panic Room.

  Mercredi 10 juin
  Dans le cadre du Festival "Filmer la musique", direction Le Point Ephémère pour écouter:
- We have Bands, trio londonien dont la musique un mélange de dance assez sombre, d’électronique et de pop, qui leur donne un côté très eighties. Ils ont déjà envahi les dancefloors du Royaume-Uni et ils sont annoncés comme une des sensations de l’année !
- Viva & the diva qui en seulement quelques concerts a déjà beaucoup fait parler de son kraut sombre et glamour. Ballades synthétiques, rythmiques tribales, guitares obsédantes, voix androgyne, puissance sonore…


Power trio parisien qui dégage une sensualité électrique, Pamela Hute a créé un joli univers télécasterisé à l’atmosphère douce amère qui rappelle tant la grisaille de Placebo que les nappes numériques d’Archive, où les complaintes lancinantes jouent à cache-cache avec la décadence brit’pop des 90s. Mené par une voix qui incise et transporte, le groupe maîtrise une musique aussi vorace qu’anémique, aussi enthousiaste que désenchantée. Confirmation, s'il en était encore besoin, ce soir au Nouveau Casino.

La soirée défricheuse "We are the lions" fait son Glaz'Art et nous invite à découvrir:
- 7 Questions, Chants, claviers, guitares électriques, basse, batterie, le quintet construit un rock dit outre Manche qui ne sacrifie rien à l’émotion et à l’expérimentation. Savantes tisseuses d’ entrelacs délicats, les guitares n’enfantent pas seulement de ces arpèges précis qui vous transportent ailleurs. Ils leurs arrivent aussi de céder à de violents désirs pyromaniaques. C’est dans ces silences ou ce chaos que demeure la voix fragile de Kitso, hurlant ou murmurant d’étranges mots de révolte ou d’amour  qui mettent à nu notre conscience
- Toxic kiss, Un répertoire original et implacable propulse ces dingues directement dans la cour des grands, au cotés de Supergrass, Kinks et Stranglers. Toxic Kiss est avant tout un groupe de fans ; fans de rock et de pop dans le sens noble du terme, fans de disques qui tournent à 33 tours minute et dont le prochain album à venir sera un condensé de ce qu’ils savent faire le mieux : faire éclore les sourires plein ciel chez les plus blasés d’entre tous !
- Ghost Dance, qui sillonne aujourd’hui la voie ouverte par les mystiques du rock et les crooners de la Soul music dans les labyrinthes d’asphalte de la Commune de Paris. Elle appelle au réveil des âmes, entre simulacres de danses indiennes, de chants d’esclaves, de visions de dervich tourneurs et d’hymnes pop
- Pol le pêcheur, Ressortez tous vos films de gangsters, de cowboys, de chicanos, de dealers, de bikers, de casseurs, tous vos road movies, vos films d’horreur de série z, vos tatoos west coast, le contrat avec le diable qui porte votre signature, passez tout au shaker avec une base de bon gros rock, de groove, de folk, de country, de hip hop. finissez avec du mezcal, la sueur de la serveuse qui vous chauffe en se cambrant sur le bar, ou bien encore du sang des derniers vampires que vous avez étripé. Servez chaud. Très chaud.


Du spoken-Word, en passant par le rock, l’électro et l’influence du sound-painting, Osteti trace le pont entre les Beasty Boys, Police, Prodigy et Miles Davis…Fruit d’une rencontre impromptue dans un studio parisien, T.Ostrowiecki (Ute Leamper, Sergent Garcia, Nouvelle Vague), P.Reptil (La Théory du Reptil, E330, Mina Agossi) et M.Smith (Think Twice, Soft Toys, Electromager) décident de fonder la famille Osteti. Après 2 ans de production scénique et de studio, Osteti sort son premier album. Un digipack de 15 titres illustrant leur dynamique scénique, leur folklore imaginaire et la maturation d’un cocktail slam-pop-rock… Attention, ce power trio honore toutes ses promesses sur scène, ce soir à l'Alimentation Générale.


La soirée pop & folk où se croisent tubes et perles //Stokholm et Berlin sur le même flacon de parfum, c'est They go public #22 aux Disquaires, avec Mai, Cette chanteuse suédoise talentueuse et délicate déroulera ses bijoux de chansons pop mélancoliques et charmantes. TN DAO vs Soda Pop Kid (dj set), Les deux organisateurs de la TGP en ping pong, une ligne sinueuse entre Glasgow et Paris, ça va frapper!Des noms? We Have Band, Who Made Who, Simian Mobile Disco, La Roux...mais aussi Blondie, The Cure, Sébastien Tellier et ELIOTT LITROWSKI (dj set) Un dj montant, de la trempe de Tobias Thomas va faire transpirer le dancefloor...
  Jeudi 11 juin
En juin, Les Boutiques Sonores prennent l'eau et promettent une inondation sonore ! Rendez vous à bord de la péniche Cinéma avec:
The Konki Duet, qui offrent des
paysages nuancés où s’opposent la rigueur brute du
classique et la chaleur amidonnée de la pop minimaliste. Une œuvre métissée et recommandée
- Anabel's poppy days,
une voix de gamine, le genre mignon et un peu flippant façon happy tree friends, des sonorités de synthé vintage délicieusement trafiquées 8bit
- General bye bye, Cousin français de Blonde Redhead, élevé par Gainsbourg et nourri au sein de Kim Gordon: une de nos valeurs sûres dans la catégorie “iconoclasse

Soirée "Blousons noirs" au Point Ephémère dans le Cadre de "Filmer la musique" avec:
- les Magnetix. Guitare dissonante, fuzz au supplice, batterie en souffrance pour transe rock’n roll primitive et sauvage, ils fracassent les portes du garage.
- Yussuf Jerusalem, trio parisien garage psyché black métal, buzz de 2009 sous influence divine et électrique !

Attention! Pianiste funky! Léo Tardin alias Grand Pianoramix ne parcourt pas les touches de son claviers à des fins introspectives. Il est ici question de sueur, de danse. Résolument moderne et urbaine." Après une tournée épique de 15 concerts en Europe et aux USA pour la sortie du vinyl "The Hook (remixes)" incluant des réintérprétations de DJ Spinna, Grand Pianoramax est en résidence au Centre Culturel Suisse de Paris ce soir, demain et après demain avec des very special guests (Anthony Joseph aujourd'hui, Mike Ladd demain et Black Cracker samedi)

Quand la Maroquinerie fait son festival rock, ça nous donne 4 soirées qui sonnent fort et bon avec de chouettes découvertes. A l'affiche ce soir:
- The Glaslight Anthem, En deux ans à peine, le quartet américain du New-Jersey aux allures punk rock a su se faire une réputation. Lorgnant autant du côté de Bruce Springsteen que des Clash, le groupe revendique ses infl uences, alliant la pop suave d'un Tom Waits à l'énergie dansante des Killers, avec des guitares très peu saturées et carrément rock'n'roll, d'un temps que les moins de vingt ans n'ont pas pu connaître. The Gaslight Anthem se laisse bercer par la mélodie, nous aussi !
- Atomic Garden, Elevé par ses grands frères du Royaume Uni, de Mega City Four à Therapy, et ses cousins américains, Alice in Chains, Samiam ou Foo Fighters,Atomic Garden ne vient pas prendre la pose et prétendre quoi que ce soit, les clermontois continuent depuis 2000 à défendre la cause d'un rock à guitares nerveux, sensible et mélodique. Entrez dans leur jardin électrique !
- Sarah Connor's child, Les angevins ne sont certes plus des enfants, leurs CV étant très fournis à l'exemple de Manu le batteur de la Ruda, mais cela ne les empêchent pas de balancer un punk-rock mélodique qui trouverait allègrement sa place dans le pogo entre Offspring et Queen of the Stone Age. Le rock'n'roll n'est pas pour les enfants sages !

Hiroshi Murayama, pianiste romantique et passionné, passe sa vie entre Paris et Tokyo, et sortira prochainement son prochain disque sur le label japonais « D-musica ». Nicolas Moreau partage lui sa vie de contrebassiste entre Paris et Barcelone et sortira cette année aussi un disque sur le label « Fresh Sound ». Ils jouent en duo depuis quelques années, et leur amitié musicale est évidente... Ils invitent ce soir à la Bellevilloise la très demandée saxophoniste Sophie Alour, que l'on ne présente plus et qui, depuis son dernier disque « uncaged », multiplie les rencontres et expériences musicales avec le gotha du jazz français.

Un rock français sensuel qui flirte à l'occasion avec des pop songs délicates. Paganella transpire sa musique avec conviction entre instantanés de notre société et introspection personnelle.  A écouter ce soir à l'OPA

Carte blanche à Kalima Production à l'International, avec:
- Jass & Bazz, projet ne en 2006 sur les bases d'une musique libre, un melange entre plusieurscultures musicales aussi variées que le Jazz, le Reggae, la Drum&Bass, La Funk, le Swing et toutes les sonorites qui font vibrer ses musiciens. Jass&Bazz c'est avant tout un groupe de performance live où le public se retrouve dans une salle de concert comme sur un dancefloor drum&bass !!
- the Willilams Ghost Dance (des fois que vous l'ayez loupé hier à Glaz'art ou que vous ayez envie de revivre l'expérience!)

Soirée Moujik Prod à la Cantine de Belleville, Pour chasser la grisaille, nul besoin de voyager aux Antipodes. Un petit tour dans le sous-sol de la Cantine de Belleville pour voir et entendre José Domingo, venu de Barcelone, et Captain Kid. L’évasion, la vraie, est là, dans ces arpèges d’ukulélé, ce chant habité et ces mélodies à l’évidence désarmante. Des chansons à la ferveur contagieuse, cocktail de fraîcheur pop et de folk mélancolique à consommer sans aucune modération.
  Vendredi 12 juin
Pour sa deuxième édition à la Scène Bastille, Indie Moods reçoit:
-
Watine,   singularité hexagonale dont le nouvel album B-SIDE Life fait couler une encre bien sympathique. « Comme si Emilie Simon, Wax Tailor et Kate Bush avaient fusionné…Un disque liquide qu’on peut aimer au compte goutte. Ou cul sec.
- Televox, à l’aube de sortir leur premier EP, la coqueluche de Manchester. Le trio rock/indie délivre son énergie avec subtilité.
- Cascadeur, qui participe également au projet de Variety Lab. Son univers semble suffisamment vaste et wiche, il y weste à coup sûr nombre de territoires inexplorés. Si l’on identifie la musique de Cascadeur dès les premières notes, c’est parce qu’elle est unique


Dans le cadre du festival Filmer la musique, belle soirée Soirée Tigersushi vs Lo Recordings au Point Ephémère où Joakim le producteur et boss du label parisien Tigersushi invite les londoniens de Lo- recordings pour une soirée battle jusqu’à l’aube. Un événement unique qui réunit sur un même plateau deux labels pointus et réputés. Les Anglais de The Chap font une musique imprévisible et ludique en mélangeant chansons pop et bricolages dadaïstes. Bester Langs dans Gonzaï déclarait à propos de leur dernier album “Le duel rock VS expérimental n’a plus lieu d’être, il se fond dans un grand ensemble visionnaire où pop, vision, dancefloor et black douleur se mélangent sans rejet.” C’est cela The Chap : une greffe d’organes qui aurait bien pris. On ne presente plus Krikor , figure de la scène électronique parisienne, qui vient jouer en live son tout nouvel album, le très attendu Land of the truth. Krikor compose une musique hybride, aux influences rock, mais fortement enracinée dans l’électronique. Son style à la fois élégant et sans concession le rapproche de Nicolas Ker de Poni Hoax avec qui il signe un titre de l’album, Cursor Miner sait combiner un son industriel froid, implacable,
avec la science des hymnes techno et des gros breaks crapuleux… Un mutant électronique made in Britain qui a une réputation de dancefloor killer. Black Mustang - le projet de Jon Tye, fondateur du label Lo recordings en 1995. Cette Nu Disco en provenance du Cosmos, est caractéristique du son que l’on retrouve sur les compilations Milky Disco, fleurons du label. Let’s ride the black horse dans la nuit éphémère, que le Tigersushi Bass System griffera jusqu’à l’aube.


Vainqueurs du Grand Slam National 2007, les membres du Grandiloquent Moustache Club nous racontent avec autodérision, leur parcours des débuts catastrophiques à l'ascension fulgurante. stien, Ed Wood et Mathurin, les meilleurs poètes de leur génération retracent point par point l'ascension fulgurante de leur trio.
Dans l'univers du SLAM ils ont tout connu, les galères, les désillusions, les triomphes, les trophées avant de découvrir ces joies simples et profondes que pouvait leur apporter la poésie : l'anonymat et l'indifférence la plus totale !Dans leur épopée poétique, les trois jongleurs de mots mélangent de manière inédite poésie et comédie. Galvanisés par une mise en scène au rythme endiablé, les trois poètes nous offrent avec un bonheur communicatif des textes ciselés et percutants. Grâce à leur complicité, leur complémentarité et leur autodérision, le spectacle trouve un équilibre parfait entre humour et émotion et vous plonge dans l'univers du SLAM. Dernière date parienne pour eux ce soir au Théâtre le Bout avant de filer vers Avignon

 Festival Rock à la Maroquinerie suite, avec ce soir:
- Euroshima, Cocktail radioactif né dans  les flammes de l'esprit 77,  Euroshima est un des  représentants les plus crédibles de la scène  électro punk française. Chant mixte, riffs tranchants, textures synthétiques vintage, glaciales ou hypnotiques et boite à rythme s'allient à des textes virulents, écrits en  slogan comme autant de  procès contre l'atonie  ambiante. De l'allure, du concept et un son qui secoue les neurones : gare à l'onde de choc!
- Power Solo, Semblant directement sortis d'un film de Kaurismaki, les danois de POWERSOLO revisitent l'histoire du rock à coups de guitares sales,  de voix éraillées et de rythmes improbables. Quelque part entre les Cramps et Tom Waits, ils pratiquent une sorte de country blues-punk- garage bordélique avec un sens de l'excentricité que vous ne serez pas prêt d'oublier !
- Nina 'school, Energie à gogo, mélodies accrocheuses, chant en français du tonnerre et attitude DIY. Ce jeune groupe bordelais suit les traces de Justine et Guerilla Poubelle, en entretenant ses racines d'ado encore fraîches, NOFX et Anti-flag à fond dans l'ipod. NINA'SCHOOL ont faim et ça risque de chauffer si ils passent prêt de chez vous !


Le spectacle Tap Messengers au Studio de l'Ermitage nous plonge au coeur des caves de jazz, leurs ambiances décalées et propices à la liberté d'expression, et transpose la magie de l'improvisation sur scène.  Spontanéité, générosité, communication, complémentarité et expression pure, « Tap Messengers » est une aventure humaine et musicale. Avec Philippe Milanta, Luigi Trussardi, John Betsch, LeeLa Petronio & Kazu Kumagai

Chef de file du mouvement indie morlaisien avec John Trap Solo et Bye Bye, Poor Boy mélange avec brio bidouilles et arrangements contemporains. Après un premier album home studio sorti en 2006 et plutôt axé "Dark folk", le talentueux song writter breton revient avec des nouveaux titres plus rock qu'il présente ce soir à l'International.


  Samedi 13 juin
Les Boutiques Sonores de nouveau au Divan Du Monde pour présenter le meilleur du folk, de la pop et du rock de chez nous, loin des clichés chanson-variété-rock !
On écoutera d'abord béats le joyeux et génial bordel des Wedding Soundtrack, "Na na na ro s'écoute comme un voyage sur une route de montagne entre moments de défoulement et chansons à fleur de peau" (La Magic Box), pour ensuite tomber raide dingue amoureux de la voix et des mélodies de Amélie (dont on fête la sortie du nouvel album "Dina Dinah")"plein de trouvailles, de mélanges bien vus, de mélancolie qui donne envie d'être heureux." (Mathias Malzieu / Dionysos) ainsi que des compositions pop, troubles et enivrantes de Mina Tindle "D'apparence folk et mélancoliques, les chansons de Mina Tindle abritent en réalité des compositions mélodiques et pop dont l'éclat trouble et légèrement inquiétant n'est pas sans évoquer la rencontre d'une Linda Perhacs reprenant The Knife" pour enfin sombrer dans les bras de Wilfried, chanteur de charme barbu et adepte de pop bricolée "Excentrique et risquée, de la chanson qui ose l'amour et la violence" Les inrocks.

Au Vieux Léon, on retrouve avec plaisir EliotE & the Ritournelles, chez qui on admire profondément le soin évident porté aux arrangements et notamment aux percussions diverses exploitées avec intelligence, ce qui les démarque de nombres de groupes simplement bricoleurs. Joueuses, leurs mélodies n'en ont pas moins un certain aplomb, une originalité qui sait se poser.


 Maroq'n roll suite ce soir à la Maroquinerie, avec:
- Les cadavres, Depuis 1979, ils se sont imposés comme l'un des groupes punk-rock francophone les plus légendaires portant au  plus haut son énergie du  desespoir, son authenticité  pugnace et sa vindicte rebelle. Ces activistes sulfureux se reforme pour fêter les 30 ans du groupe et offrent au festival l'exclusivité parisienne.  L'occasion pour vous d'une cla- que salutaire : POGO A GOGO !
- Charly Fiasco, Les tympans accablés pendant des  années à écouter aussi bien NOFX  que Légitime Défonce et les Shérifs,  les quatre Toulousains de CHARLY FIASCO nous avoinent un punk rock nerveux aux bonnes saveurs d'huile de vidange. Entre calembours vaseux et  venin subversif leur premier album  frappe juste et s'inscrit parfaitement aux cotés de leurs camarades de Justin(e), Guerilla Poubelle et autre Dolores Riposte.
- Fat Beavers, trio guitare-basse-batterie formé en 2006. Leurs morceaux sont  mélodiques, rapides et courts, joués tout à l'énergie, sur les  traces d'Hüsker Dü, des  Descendents, des Wipers ou  encore des Lemonheads.


A la plage de Glaz'Art, Noise Mag a carte blanche et convie pour l'occasion:
- Electric Electric, Le duo strasbourgeois hyperactif  nous invite à une danse épileptique, avec des instrumentaux d’un genre nouveau, sur la base d’un rock minimal, mécanique et apocalyptique. Aujourd’hui à trois sur scène, les musiciens multiplient des boucles rythmiques et bruitistes qui électrisent les salles dans lesquelles ils se produisent. Le spectateur sort de l’une de leurs performances mi-secoué mi-amusé par un propos musical expérimental. Lequel déconstruit pièce par pièce les éléments d’un immense puzzle rock pour permettre au genre de se construire un futur possible.
- Zarboth, Derrière un nom nous qui pourrait être emprunté au seigneur des anneaux (ou à un groupe hongrois?) se cache un duo formé par le batteur de We Insist! et le guitariste Phil Reptil. On connaissait le savoir-faire technique des gars, mais, dans ce projet, les deux spécialistes semblent décider à se lâcher. On est là pour transpirer, pas pour jouer les virtuoses. Tant mieux ! La guitare sept cordes couvre un spectre large, donnant régulièrement l’impression d’entendre une basse saturée, tandis que la batterie injecte une énergie démoniaque. Le groupe avance droit devant, avec une énergie bien punk dont le son gras et bruyant rend toute la désinvolture. Ça sent la sueur et le poil par ici… bien plus que l’odeur aseptisée de la boite de jazz


On aime la Belgique ce soir à l'International avec BIP, le Web zine de belges à Paris. Bières et speculos mais aussi deux bons groupes du cru:
- Look & tree, dont le point fort réside dans d'efficaces chansons pop. Deux batteurs incroyables et des harmonies vocales impressionantes. Après une première démo qui a fait ses preuves en Flandres, le groupe travaille maintenant sur un premier album. En attendant, le combo fait des étincelles sur scène avec des performances énergiques et un son cristallin.
- Pornorama, qui en l'espace de quatre ans s'est ouvert bien grandes les portes du rock belge, s'invitant d'emblée à la table des pères fondateurs, Deus et Soudwax, sous le regard bienveillant de leur bonne fée An Pierlé, avec une power pop énergique mâtinée de rock cinglant et de stoner et une voix comme on ne sait les faire qu'en Flandres.


Sorry Gilberto, ce sont des airs que l’on peut siffloter tout seul, entre deux destinations, un après-midi. Ça parle du temps, des grandes cités et des petites villes, et surtout des gens qui courent autour, essayant de s’accrocher à quelque chose (ou peut-être les uns aux autres). Si vous vous intéressez aux instruments, donnez un coup de main aux paisibles guitares, aux orgues grinçants, aux basses entraînantes, au rythme stoïque du rodéo et du petit casio. Il y a aussi des voix qui chantent à propos de choses que vous connaissez déjà. Mais attention : ne vous vient-il pas l’envie de les écouter encore et encore ?! On découvre cette douce musique addictive ce soir à l'Alimentation Générale où l'on écoutera aussi Noël, Il était une fois un garçon d’une petite ville qui pénétra dans la grande cité en bus, juste pour l’observer de la fenêtre arrière. Chanter ses propres chansons en public lui semblait toujours étrange. Mais quand son groupe favori eu besoin d'un batteur, il revendiqua être celui qu’il lui fallait…Bien qu’il cache souvent son visage derrière une tasse de café, il s'est promis de ne jamais chanter pour Starbucks.

Projet parallèle de l'Alsacien Jacques Speyser (Grand Hôtel), l'homme à la voix chaude, Original Folks fait la part belle aux mélodies cristallines et aux arrangements épurés. De la Country glamour, simple en apparence, hantée pour toujours. A découvrir ce soir au Sunset.

Third Shot c’est la rencontre de deux univers. Celui de Lisa Spada, chanteuse sous influences soul et gospel et de Gaël Maffre contrebassiste et compositeur de musiques électroniques. Third Shot fait un pont entre sonorités nu jazz et beats électro. Accompagnés de 3 musiciens et portés par la voix chaude et puissante de Lisa, le duo nous livre à la Dame de Canton un concert totalement hypnotique et poétique.

Une nouvelle soirée Flash Cocotte bordelica-electrica à la Java. En partenariat avec Entrisme, Cheval de Troie en papier glacé. Au programme de cette nuit:
You Love Her Coz She's Dead, le duo de super héros 8-bit-synth-electro-power-bleep-pop qui met KO Crystal Castles (à qui ils sont souvent comparés, à tort), pour une prestation live très très agitée!
Handless DJ from Bruxelles, affilié à High Needs Low et Platterground Records (NL). Il a mixé dernièrement avec Padded Cell (dc recording) et joue régulièrement au Wax Club (Bxl) avec Stel-R. Son set à la Flash Cocotte sera plutôt punky barmitzwa, electro rock et aux petits oignons toxiques.
Partout dans le club, des surprises, des gorilles en liberté, des happenings de fous, des montagnes russes et autres stands de tatoo (de vrais tattoo) au bic, et que-sais-je encore...
Les quatre inépuisables cocottes de service, Dactylo, Nizar, Pipi de Frèche et Pousse Disque, se surpasseront encore une fois avec ce qu'il faudra d'extravagance hystérique et de musique fantastique pour emballer le public! chic chic!
Et pour l'occasion nos amis de La Ville Rayée proposeront un photocall, Les Communauté de l'Instant N°3. Alors à vos plus belles tenues et venez tôt!
  Dimanche 14 juin
  Suite et fin du festival rock à la Maroquinerie, ce soir, avec:
- Dead Kids, Emmenés par un leader à la fois charismatique,  irrévérencieux et franchement amusant les londoniens des Dead Kids vont vous balancer une sorte de punk synthétique 80s imbibé de bière dans un déchainement de bêtises et de cabrioles potaches.  Prestation atomique en vue, on vous aura prévenu !
Boogers, On continuera à vous le marteler tous les ans : ce mec, tout seul sur scène, a un talent fou ! Boogers c'est un punk dans l'âme, et il n'y a quasiment que les chansons qui l'intéressent dans la vie : punkrock, pop synthétique, surf, punkrock, hiphop ou ce que vous voulez. 
Pour ce «stakhanoviste du lo-fi» peu importe le vin pourvu qu'il ait l'ivresse !
- 64 $ Questions, C'est un peu comme si Danko Jones mettait un gros coup de rock'n'roll aux guitares tendues de Hot Water Music, avec une rage genre The Bronx, mais en prime en se contrefoutant de toutes ces références !  Alors ne vous posez pas trop de question et misez tous vos dollars sur ces quatre caennais !

Lena Jonsson & Martin Coudroy: Une violoniste suédoise et un accordéoniste breton, deux fantastiques musiciens fringants et talentueux réunis grâce au réseau « Malungs Folkhögskola » (Suède). Complices dès leurs premiers coups d’archet et de soufflet, ils donnent vie à une musique imprévisible, pleine de jeu, qui swingue et qui démange.Comme le caillou encore chaud des dernières vacances, celui qu’on garde au fond d’une poche et qu’on caresse de temps en temps, on a envie d’emporter leur musique pour avoir toujours avec soi le sentiment de liberté ou le souvenir d’une nuit de danse. On les découvre ce soir à l'International.

Voici la 2ème édition du Brunch Dominical de Claire Lilly à Glaz’art. Pour cette première de juin, il s'installe sur la plage du Glaz'art, pour grignoter, écouter de la musique la tête au soleil, les pieds dans le sable. Vous avez dit vacances?! De 13h à 19h seront proposés un brunch, des ateliers culturels, des concerts de groupes «découverte» de 16h30 à 18h30, des DJ set prestigieux et surtout… la fameuse scène ouverte de 14h à 16h. L’entrée et la participation sont gratuites.Cette scène ouverte est un peu plus qu’un simple open mic : vous pouvez venir avec votre groupe, vous pouvez venir jouer en acoustique, vous pouvez venir faire une reprise avec un pote, vous pourrez même avoir l’occasion de rencontrer d’autres musiciens avec qui vous pourrez jammer (Inscription sur bb.danger@gmail.com (précisez votre nom, votre style de musique, le nombre de participants).


Par laure dasinieres - Publié dans : Suggestions pour la semaine - Communauté : webzine musical
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