Samedi 4 juillet 2009
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Bien plus que Prefuse 73 dont il assurait ce vendredi la première partie au Nouveau Casino, le bernois Dimitri Grimm, alias
Dimlite, nous a happé dans un univers sonore foisonnant et raffiné où l'électronique
trouve de manière singulière une élégance et une force d'attraction et de captivation rares.
Mêlant avec autant de grâce que d'énergie, beats électro/hip hop, sonorités soul et somptueuses nappes abstract/ambiant, il distille une atmosphère aussi envoûtante qu'excitante oscillant sans
cesse entre syncope et apaisement, puissance et méticulosité acoustiques.
Fruits d'un travail complexe de tissage mélodique de samples et de rythmiques fines, alimentés d'effets sonores tantôt ouatés et sensuels, tantôt percutants, ses morceaux passionnent et surprennent
sans faillir ce grâce à une formidable précision, des breaks aussi imprévisibles que bien sentis et des loops fascinants.
Le tout est d'une fluidité remarquable et chose rare dans ce domaine, d'une vitalité confondante. En effet, quand certains de ces congénères semblent produire une musique de geek éclairés pour
geeks éclairés laissant les profanes sur le bas côté, lui trouve une manière d'imposer ses sonorités accueillantes aux moins initiés sans doute parce qu'il parvient à dépasser la pure démonstration
de génie technique pour toucher directement à l'affect et au sensible.
L'assemblage précieux de toutes ses inventions acoustique parvient à dépasser le pur effet stylistique pour susciter des émotions fortes et profondes.
Dimlite est un artiste rare, un orfèvre généreux qui n'a eu de cesse de nous émerveiller tout au long d'un set qui nous a laissé les yeux pleins d'étoiles et le sourire aux lèvres.
Par laure dasinieres
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Publié dans : Chroniques de concerts
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