Mardi 28 juillet 2009
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11:42
« So hold my hand and dance »... Seront nous un jour lassé par ce refrain entêtant?
Depuis que nous vous avions parlé des Pollux from Rio lors de leur passage à la
Souk Party, nous n’avons pas loupé un seul de leurs concerts parisiens...
Si nous avons très tendance à ne pas re-chroniquer des groupes, il y en a vous le savez, qui comptent parmi ceux pour lesquels on a envie d’être intarissables.
Les Pollux en font bien évidemment partie et ce fût un grand plaisir que de les retrouver ce lundi soir sur la scène du Nouveau Casino (comble, comme qui dirait pour eux, car la salle s’est ensuite
considérablement vidée)
Presque trop beau pour être vrai, le combo réussit la fusion entre son catchy et expérimentations acoustiques (notamment par un travail de claviers et de percus très fouillé), pop music FM et
sonorités indés inventives, électro rock très actuel et influences 80s savoureuses, le tout malaxé de brit pop, d’énergie punk et d’effets et de claquements de mains en particulier qui évoquent les
Dead 60s tout en adoptant un style bien particulier: à la fois coloré, glam’ ou parfois sombre, frétillant ou hypnotique, nourri d’arrangements particulièrement ingénieux, d’une voix chaleureuse et
fougueuse alimentée de chants choraux lumineux et d’une ligne rythmique sagace.
S’ils hybrident ainsi les genres avec aisance et de manière euphorisante et dansante, ils aiment aussi à mélanger les langues et les titres en français et en anglais se succèdent avec autant de
bonheur.
Si les morceaux en anglais semblent plus accessibles, plus entraînants, plus « faciles » d’approche, ceux en français révèlent une sorte de surréalisme psyché envoûtante et questionnante.
Joli tour de force que de convaincre avec de telles chansons. Certaines semblent exprès suivre des vents contraires et c’en est aussi déroutant qu’élégant et réjouissant.
Ainsi, sans jamais céder à une quelconque facilité, les Pollux from Rio déploient et inventent une pop futuriste atypique, d’une très belle qualité musicale et d’une grande énergie qui nous convie
à une ronde hallucinée et joyeuse.
« Hold my hand and dance, cos you look so fine, and never turn your back, please never try... » ils nous donneraient la force de le chanter à ce voisin de concert charmant en lui
prenant la main...
Par laure dasinieres
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Publié dans : Chroniques de concerts
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