Mercredi 29 juillet 2009
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17:30
C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouvée à la soirée des Boutiques Sonores au Nouveau Casino ce mardi la formation « Mina Tindle » dont le charme lumineux nous avait
littéralement magnétisés lors de leur récent passage au Divan du Monde.
Quoique Pauline, que l’on connaît pour sa participation à The Limes et Toy Fight, semble modestement le nier, présentant chacun de ses musiciens comme un « Mina Tindle », toute la force
d’attraction du combo semble tenir à sa personnalité à elle, à sa grâce scénique et à sa voix aérienne.
Chaque fois qu’on la voit, elle paraît avoir gagné en maturité et en aplomb, ce on le devine, fruit d’un gros travail de composition et d’arrangements.
D’une voix qui évoque l’élégance gracile d’une Catpower ou d’une Feist, elle dessine les contours d’une musique qui entre pop et folk puise véritablement ses racines dans le jazz ou la soul, ce de
manière pudique et sensible.
Des guitares et une batterie l’accompagnent tout en subtilité pour un résultat à la fois chaleureux et éthéré.
Elle nous touche profondément: papillons dans le ventre et frissons sur les bras.
De temps en temps, elle se perd un peu dans des fausses notes lorsqu’elle cherche des intonations plus puissantes, le support d’une basse fait parfois défaut, mais qu’importe, sa spontanéité
et sa ingénuité l’emportent et dissipent ces infimes réserves.
Alors, on se laisse porter par son univers à la fois intense et doux, profond et volatil.
Parfois mélancoliques, ces morceaux révèlent une dimension acidulée, ou plutôt colorée pastel, fraîche comme des fruits cueillis dans la nature ou un flirt d’été au détours d’un chemin
ombragé.
Délicats et romantiques, sans jamais céder à une quelconque mièvrerie, ses morceaux nous laissent dans une espèce d’apesanteur, suspendus que nous sommes à ses lèvres.
A nouveau, Mina Tindle nous a fait vibrer. Merci
Par laure dasinieres
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Publié dans : Chroniques de concerts
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