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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 10:50
Jouissif, hypnotique, halluciné, décomplexé tout autant qu’agaçant, insolent et criard, le trio Lillois Sexual Earthquake in Kobe qui assurait ce mercredi la première partie de Battant au Nouveau Casino ne saurait laisser indifférent, aussi bien positivement que négativement.
Positivement d’abord, parce que leur son singulier qui mêle rock punkisant, électro discoïde, psychédélisme épileptique et rythmique tribale tient la promesse du « tremblement de terre » revendiqué dans le nom du groupe.
« Sexuel », pourquoi pas? Car énergie et sensualité ardentes se mêlent dans la transe sous acide qu’ils nous offrent ce en laissant la marge pour une danse enflammée et suggestive, yeux fermés, sueurs, mouvements lascifs et tensions pulsionnelles, sachant alterner fulgurances et pauses, à-coups explosifs et relâchements voluptueux.
Synthés, beats et basse s’enflamment et déclenchent de manière instantanée et directe de violentes secousses peut être pas orgasmiques, mais pas bien loin...
Sur scène, SEIK marche à flux tendu auto électrifié et totalement investi dans son jeu.

Seulement et allons y donc pour les points négatifs, le chant aigu, gémissant, strident fatigue assez vite, tout comme les gimmicks comportementaux du chanteur qui surjoue de façon quasi caricaturale la rock star délirante sous cocktail speed champi, jeu qui s’il confère à leur musique un trait psychédélique supplémentaire s’avère rapidement agaçant.
Mettons cela sous l’effet d’un petit manque de maturité, aisément effaçable s’il cesse de se complaire dans l’onanisme scénique et laisser place à davantage d’échange avec son public.

Assez pénible aussi, le synthé lorsqu’il abandonne ses totalités cynbernético électroïdes pour livrer une imitation laborieuse des sonorités pop/new wave 80’s (expliquant peut être le « In Kobe » car on en vient à cette électro pop frénétique,  répétitive  et criarde que l’on retrouve dans bon nombre de combos japonais)
Ainsi donc, Sexual Earthquake In Kobe éreinte, en bien comme en mal, mais « post coïtum animal triste » à l’issue du concert, on en voudrait presque encore parce que malgré ses défauts, le groupe a le chic pour faire monter une intense pression et nous galvaniser.
Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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