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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 18:12
Comme une réponse parfaite à toutes les lacunes typiques des groupes estampillés rock que nous croisons quotidiennement (manque d’enthousiasme, de personnalité, de parti pris, de charisme, de jeu scénique, de liberté),  The World/ Inferno friendship society a déboulé ce mardi soir sur une plage de Glaz’art que nous n’avions jamais vue aussi surchauffée et qui a rapidement pris des allures de festival débridé.
Big band kabaret punk qui mêle instruments typiques du rock punk avec cuivres, accordéons ou claviers, World/inferno friendship society explore avec un esprit fantasque, incisif et piquant de multiples courants musicaux (klezmer, jazz, folk, gospel, ska, salsa, soul, rock’ab, rock steady, rock pub, goth’, afro beat, funk...) pour nous embarquer dans une chevauchée fantasque et entraînante, teintée d’esprit malin et de beaucoup d’humour noir.
Varié mais cohérent, parfois enjoué, parfois sombre mais toujours dansant,  grisant et amphétaminé, leur son nous saisit de façon quasi immédiate.
Impossible alors de ne pas gagner l’avant fosse et de se déchaîner sur la piste aux côtés des déjà fervents adeptes du groupe (on se converti au culte des World Inferno en l’espace d’un morceau).
D’autant que malgré sa fougue, sa bizarrerie, son intensité, il n’en est est pas moins attachant et entre en résonance avec nos aspirations.
Elégant aussi, parce que rondement bien mené et maîtrisé, il excelle à hybrider ses influences kaleïdoscopiques pour construire un univers sonore à la fois foutraque et classieux, véritable orgie musicale  qui nous en met plein les yeux et les oreilles et nous invite à une sorte de communion païenne d’une extravagance et d’une frénésie communicatives.
L’hallucinant chanteur qui tient d’un Jack Tim Burtonien nous trimballe dans de petites histoires cruelles, drôles et souvent engagées, sourire démoniaque aux lèvres et plaisir manifeste à être sur scène et à y faire son numéro, émaillant le concert de monologues ironico politico absurdes.
Chaque membre du groupe est un personnage à part entière investissant la scène chacun avec sa singularité et son caractère.  
Impossible de ne pas succomber à cette ronde méphistophélique et savoureuse.
Enorme groupe, énorme concert, foultitude d’émotions, on ressort ayant perdu 10 litres d’eau, maculés de sable et avec quelques bleus, mais ensorcelés, comblés, les zygomatiques courbatus et de l’énergie à revendre pour danser encore et encore et continuer de chanter à l’unisson.
Par laure dasinieres - Publié dans : Chroniques de concerts - Communauté : webzine musical
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