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exposition

Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 09:24
Petite et un peu foutraque, mais tellement plaisante et accueillante, la Galerie de l’Instant dans le Marais expose, jusqu'au 3 octobre, pour la première fois en France les photos de Dominique Tarlé réalisées entre la fin des 60’s et le début des 70’s auprès de ceux qui étaient en passe de devenir les légendes du Rock: les Stones, Jimmy Hendrix, The Who, Led Zeppelin, The Animals, The Dirty Pretty things, Eric Clapton, Marianne Faithfull, Jeff Beck...

Outre quelques photos de live, ce qui est vraiment intéressant dans le travail de Tarlé, c’est qu’il a cherché, sans pour autant essayer de briser le mythe- aucune vélleité papparrazziesque chez lui, d’accompagner les artistes dans l’intimité de leur travail et de leur vie quotidienne.
Il en résulte des tirages noir et blanc plein d’empathie, pudiques parce que fruits de moment partagés, de vie commune.
Ainsi Tarlé a-t-il été accueilli durant six mois par les Rolling Stones à Villefranche Sur Mer en 1971 durant l’enregistrement d ‘« Exil on Main Street »... Ces clichés pris au petit matin ou lors de soirées témoignent d’une certaine complicité, d’une confiance mutuelle.
Pourtant, et ce n’est pas qu’on aurait voulu voir Keith Richards traîner en pyjama dégueu en train de se taper du camembert, ils demeurent empreints d’une certaine fascination, d’un respect, comme une volonté affichée de ne pas briser les images...
Alors, on a souvent l’impression de quelque chose de très posé, d’une construction iconographique claire avec des volumes et des perspectives réfléchies.
Tarlé est avant tout un amoureux de l’image, et cela se sent... Même si ses photos manquent parfois de naturel, elles ne transmettent pas moins une certaine émotion, notamment dans les regards qu’il sait saisir à merveille.
Du coup, entre simplicité et composition, discrétion et démonstration, Tarlé trouve une tonalité juste et singulière pour rendre compte de cette grande époque du rock.
Par laure dasinieres - Publié dans : exposition - Communauté : webzine musical
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 11:55
Souvent, lors de concerts, on vous parle d’instruments jouets, pianos kawaï, boîtes à musiques, mini xylophones ou sténotypes... Autant d’outils d’un bastringue foutrement ludique qui donnent à la musique, qu’elle soit rock, folk ou électro ce je ne sais quoi de réjouissament bricolé qui nous séduit sans réserve.

Le Musée des Arts Décoratifs consacre jusqu’au 8 novembre une courte mais ravissante exposition consacrée à la Musique en jouets.
On pourra d’emblée regretter qu’elle ne soit pas plus étendue et plus explicative, et que son argument soit assez restreint, semblant confondre instruments pour enfants à des fins « éducatives » et usages d’instruments jouets par des adultes à des fins artistiques,mais elle réserve d’excellentes surprises.

Si le Musée expose évidemment ses propres collections de jouets (ce comme à son habitude désolante de le faire dans une scénographie inexistante, sans répartition chronologique et cartels se limitant à de la pure description, notamment pour cette vitrine consacrée à « la fanfare »...) son intérêt vaut par les artistes invités.

Le musicien, Pascal Comelade, d’abord, qui a prêté pour une vitrine bon nombre de ses outils sonoto ludiques où se côtoient toy pianos, mini orgues,  pistolets à mains, guitare polonaise montée avec des cordes de mandoline, flaviol fabriqué avec une bouteille d’eau gazeuse ou encore un washboard jouet ayant appartenu à Boris Vian... qui sont autant d’instruments qui lui ont servi en concert ou lors d’enregistrements de disques. Autant vous dire que l’on passe un bon moment à imaginer les sons que chacun d’entre eux peuvent produire et l’on se rue bien sûr sur Deezer à peine rentré.
http://www-v3.deezer.com/listen-225185
http://www-v3.deezer.com/listen-250513

Le collectionneur Eric Scheiner qui expose sa collection de jouets électroniques vintage des années 1950 aux années 1990. Ces objets et leurs boîtes d’emballage racontent à la fois une histoire de jouets électroniques musicaux pour enfants mais aussi l’incursion de nouveaux sons dans la musique électronique des années 1980. Souvenirs d’enfance et de musicophages se mêlent avec beaucoup de plaisir.

Le musicien Pierre Bastien expose quant à lui son installation Play Meccano play qui swingue au son des constructions en Meccano, des instruments de musique et des objets de la vie quotidienne au rythme d’une mécanique mise en marche par des roues et des courroies. Spectacle pour les yeux et les oreilles, il évoque les univers de Boris Vian (on pense bien sûr au « Pianocktail » de l’Ecume des Jours), de Perec, voire de Lautréamont pour cette métaphore devenue célébre  « Beau Comme «la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie»... Une installation surréaliste donc, et jubilatoire...

Enfin, parce qu’on vous réserve le meilleur pour la fin, les designers Jean Jascques Birgé et Antoine Schmitt se sont fait pour l’occasion chefs d’orchestre de 100 lapins Nabaztags, vous savez ces petits rongeurs qui se connectent à internet par ondes Wi-Fi 802.11b/g et  communiquent avec leur utilisateur en émettant des messages vocaux, lumineux ou en remuant les oreilles. Ils diffusent des informations du type météo, bourse, qualité de l'air, trafic routier du périphérique de Paris, arrivée de courriels, etc. 
Et bien, ils en ont réuni une centaine et durant vingt-trois minutes, les Nabaztag s’illuminent, s’animent et diffusent un opéra en trois mouvements. Ils jouent tous la même partition, avec un décalage de 1 à 10 secondes, introduisant ainsi variables et désynchronisation dans les mouvements de leurs oreilles, leurs lumières et la musique. S’il évoque les vitrines de Noël, le résultat n’en est pas moins aussi féerique qu’hypnotisant et l’on reste suspendu, charmés, au moindre mouvement/clignotement de ces mignons objets qui deviennent parfois un peu flippants. L’imaginaire vagabonde,  abonde et  c’est vraiment magique...

voilà une exposition idéale pour les amatteurs de musiques inventives, à voir seul, entre amis ou en famille. (une grosse réserve tout de même, si vous avez plus de 26 ans - ou que vous faites vraiment vos 27: l'entrée est à 8€, mais vous pouvez visitez l'intégralité des collections, le musée de la mode et celui de la publicité)
A noter les 15 et 16 octobre prochains, Pascal Comelade donnera deux concerts au centre G. Pompidou, l'occasion rêvée de voir en live s'animer son bazar sonoto ludique..
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Par laure dasinieres - Publié dans : exposition - Communauté : webzine musical
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 15:13
Vacances à Paris? Un peu plus de temps et moins de file d'attente? C'est juste le bon moment de se prendre un grand bol d'art!
Petite sélection d'expos pour voyager le temps d'une visite....

VRAOUM / trésor de la bande dessinée et art contemporain à la Maison Rouge
Little Nemo, Yellow Kid, Tintin, Blake et Mortimer, Mickey, Superman, Astérix, Blueberry, Astro Boy, Le Chat… Ces personnages et ces héros nés sous la plume des plus grands auteurs de bande dessinée n'ont pas simplement fait les délices de millions de lecteurs à travers le monde ; ils ont aussi influencé les artistes tels que Erró, Takashi Murakami, Wim Delvoye, Bertrand Lavier, Alain Séchas, Wang Du  ou encore Gilles Barbier.
L’exposition VRAOUM ! présente 200 planches originales parmi les plus rares ou les plus célèbres du 9ème art face à une cinquantaine d' œuvres d'art contemporain (peintures murales, installations, etc.)
Le résultat est pour le moins jubilatoire, passionnant et souvent drôle... Bref, une savoureuse réflexion sur le monde des héros, sur nos mythologies contemporaines à voir jusqu'au 27 septembre...à la maison rouge

PLANETE PARR/ La collection de Martin Parr au Jeu de Paume (Concorde)

"Couleurs voyantes, motifs bizarres et narrations concises sont les caractéristiques de la photographie de Martin Parr (né à Bristol en 1952). Si plusieurs de ses images peuvent paraître excessives dans leur propos, elles sont toujours étonnamment inventives et pleines d’humour. Pendant plus de trente années, Martin Parr a réalisé un vaste travail documentaire sur la société occidentale, principalement en Grande-Bretagne, son pays d’origine. Mais il s’est aussi intéressé aux phénomènes de la mondialisation tels que le tourisme de masse, les comportements consuméristes ou le soi-disant temps libre. Son travail est aujourd’hui considéré comme une satire de la vie contemporaine démasquant le grotesque dans le banal.

Membre de la légendaire agence Magnum, Martin Parr est l’un des photographes actuels les plus actifs et dynamiques. Depuis les années 1980, il a publié plus d’une trentaine de livres et exposé dans d’innombrables expositions individuelles ou collectives.

L’exposition "Planète Parr", produite en collaboration avec la Haus der Kunst de Munich, propose un dialogue entre les photographies de l’artiste (séries "Luxury", "Small World", et projet "The Guardian Cities Project") et sa vaste collection d’objets hétéroclites. Elle dévoile l’acuité du regard de Martin Parr et sa fascination pour le merveilleux du quotidien où se mêlent l’intime et le collectif, œuvres d’artistes reconnus et art populaire. Pour la première fois sont exposés non seulement son extraordinaire collection de livres de photographies et d’épreuves d’auteurs britanniques ou internationaux, mais aussi un grand nombre d’objets ou de curiosités collant au plus près de l’actualité politique ou sociale (les montres Saddam Hussein, le papier toilette Oussama Ben Laden ou les théières Margaret Thatcher…), ou reflétant l’absurdité et la vacuité de notre société de consommation (trône en tête des objets recherchés et amassés par Martin Parr le plus gros paquet de chips jamais commercialisé !)."

On rit, on s'interroge, on se délecte des constructions et des points de vue... On aime tout particulièrement la série "Luxury" jolie satire du monde "de la haute"
Au Jeu de Paume (site concorde) Jusqu'au 27 septembre


MUSIQUE EN JOUETS aux Arts Décoratifs

Écouter de la musique, être bercé par des chansons, danser en rythme mais aussi faire du bruit, émettre des sons, voilà des moments de jeux et de plaisir pour un enfant. Souvent cités aujourd’hui comme des « cadeaux empoisonnés » pour les parents, les jouets à musique se fabriquent depuis l’Antiquité. Musique en jouets met en scène 120 instruments jouets invitant le visiteur à une petite incursion sonore du XVIIIe siècle à aujourd’hui. De l’objet rare et précieux en os ou en ivoire à la production de jouets en métal manufacturés et en plastique, ces instruments sont destinés à faire du bruit...

Musique en jouets invite également cinq artistes, respectivement musiciens, designers sonores et collectionneurs, pour qui le jouet occupe une place importante dans leur univers, à créer de grandes installations.

Pascal Comelade est musicien. Il prête ses outils sonoto-ludiques où se côtoient la réduction de piano Kawai, un pistolet à mains, une guitare polonaise montée avec des cordes de mandoline, un flaviol fabriqué avec une bouteille d’eau gazeuse, un Washboard-jouet ayant appartenu à Ursula et Boris Vian… Tous ces instruments ont été utilisés en concert ou lors d’enregistrements de disques.


Jean-Jacques Birgé et Antoine Schmitt sont les chefs d’orchestre des 100 lapins communicants. Durant vingt-trois minutes, les Nabaztag, ces petits rongeurs s’illuminent, s’animent et diffusent un opéra en trois mouvements. Ils jouent tous la même partition, avec un décalage de 1 à 10 secondes, introduisant ainsi variables et désynchronisation dans les mouvements de leurs oreilles, leurs lumières et la musique.

Eric Schneider expose sa collection de jouets électroniques vintage des années 1950 aux années 1990. Ces objets et leurs boîtes d’emballage racontent à la fois une histoire de jouets électroniques musicaux pour enfants mais aussi l’incursion de nouveaux sons dans la musique électronique des années 1980. Kraftwerk, David Bowie, le groupe Trio ont utilisés des stylophones ou synthétiseurs sur certains de leurs titres.

Play Meccano Play du musicien Pierre Bastien swingue au rythme des Meccano, des instruments de musique et des objets de la vie quotidienne. Les objets se heurtent, se frôlent et agissent les uns avec les autres. La mécanique musicale se met en marche avec roues et courroies. Elle se regarde et s’écoute.

Musique en jouets propose aux visiteurs de découvrir des sons où se mêlent le jazz, le rock’n roll, la musique instrumentale ou expérimentale et de voir des jouets tels que le toy piano, le mini-orgue, le marimba-jouet ou le lapin Wi-fi…

Nous n'y sommes pas encore allés, mais la proposition, vous l'imaginez bien nous tente énormément, nous qui vous avons parlé toute l'année avec enthousiaste de tous ces bidouilleurs/joueurs comme Mikaël Wookey, Orouni ou Kawaï...

C'est jusqu'au 8 novembre au Musée des Arts décoratifs


NE DANS LA RUE à la FONDATION CARTIER

Se déployant dans les espaces d’exposition, sur la façade et dans le jardin de la Fondation Cartier, l’exposition met en lumière l’extraordinaire vitalité d’un mouvement artistique qui a pris son essor dans les rues de New York au début des années 1970 et qui est rapidement devenu un phénomène mondial.
Solidement ancré dans le paysage culturel, le graffiti traverse aujourd’hui les domaines des arts plastiques, du design et de la publicité. Pourtant, en dépit de son omniprésence, cette forme d’expression essentiellement illégale, dont les origines et l’histoire demeurent peu connues du grand public, continue d’évoluer en périphérie du monde artistique contemporain.
Cette exposition s’efforce de tracer les contours d’un territoire vaste et complexe, qui englobe aujourd’hui quantité de techniques, d’idées et de courants différents. Offrant une lecture des origines du mouvement ainsi qu’un panorama de la pluralité des écritures contemporaines, l’exposition Né dans la rue – Graffiti donne au visiteur l’occasion de découvrir une forme d’art omniprésente et en perpétuelle évolution, et de renouveler ainsi le regard que chacun porte sur la ville.

à la
Fondation Cartier jusqu'au 29 novembre


AU FEMININ,
Women Photographing Women au CENTRE CUTUREL CALOUSTE GULBEKIAN

Depuis la naissance de la photographie en 1839, les femmes photographes ont excellé dans cette discipline. Elles ont travaillé dans tous les genres : pictorialisme, modernisme, documentaire. La photographie mexicaine est dominée par des femmes (Tina Modotti, Lola Alvarez Bravo, Graciela Iturbide). Un grand nombre de femmes ont influencé et façonné le langage de la photo (Lisette Model, Diane Arbus, Sarah Moon, Cindy Sherman, Lee Miller…).

Au
centre culturel Calouste Gulberkian jusqu'ai 29 septembre


EROS VINYL/ Histoire de l'Erotisme à travers 60 ans de vinyls, au Musée de l'Erotisme



La collection de pochette de disques 33 tours réunies, pour leur érotisme par Mathieu Flory a donné lieu à l'édition d'un ouvrage intitulé : Eros Vinyles, textes de Bernard Marcadé, Dominique Dupuis et Mathieu Flory. Le Musée de l'Erotisme expose un e séléction de 120 pochettes les plus coquines, ordonnées selon thématiques et genres musicaux.


Au musée de l'Erotisme
jusqu'au 9 octobre


CET ETE JE NE PARTIRAI PAS EN VACANCES, au Point Ephémère


Alimentée tout au long de l’été par des correspondances écrites, visuelles ou sonores envoyées par mail, par courrier ou par fax, l'exposition prendra la forme d’un gigantesque journal mural où la prise de parole et la participation des artistes et du public enrichiront le débat.
L’espace d’exposition accueillera également plus d'une centaine de dessins de Willem et la photographe Renata Bueno présentera une installation à l’extérieur du bâtiment. Enfin, l’événement sera relayé sur les ondes de Radio Campus, dans l’émission La Chambre à Air du 20 au 26 Juillet.

Qu'en sera-t-il du résultat? Rendez-vous pour la restitution complète lors du pot de finissage le 18 Septembre 2009.



1 ET MILLIONS, Exposition photographique de Karine Saporta au Palais de la Porte dorée



On connaît l’auteure de
La fiancée aux yeux de bois, Les Taureaux de Chimène, La Princesse de Milan, Le bal du siècle, ou Belle au bois dormant (de larmes… écarlates) pour son travail de chorégraphe ; pour ceux qui ne la connaissent pas encore sous cette facette, la Cité propose de découvrir Karine Saporta, photographe.
Chez Karine Saporta, les deux démarches se croisent et se nourrissent l’une l’autre. Pour l’exposition 1 et millions, l’artiste puise dans l’expérience de sa compagnie implantée à Saint-Denis et dans son travail dans le quartier de la Goutte d’Or. Après avoir dirigé des ateliers avec plus de 150 amateurs au Centre Fleury Barbara Goutte d’Or, Karine Saporta a organisé dans le Forum de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et à la Goutte d’Or, des séances photographiques conçues comme des "photo-performances". Du 15 juillet au 6 septembre 2009, une sélection de 64 photographies est exposée dans la galerie Ouest du Palais de la Porte Dorée.

ART & MUSIC & TRIBUTE TO MICKAEL JACKSON à la Dorothy's Gallery


dorothy’s gallery met à l’honneur Michael Jackson

Les artistes de dorothy’s gallery rendent hommage au Roi de la pop dont la disparition a suscité l’émoi aux quatre coins du globe et a inspiré les artistes de la galerie.
Une sélection de peintures, sculptures et dessins inspirés par le génie de Michael Jackson :
Cyril Anguelidis, Alain Louiset, Raymond Quai, Misspépette, Emmanuelle Fèvre, Kaetsche, Coco, Kazuyo Yamamoto, Alexandre Burt-Riley & Aurélien Vergnolle…


Jusqu'au 6 Septembre à la
Dorothy's Gallery


DANS L'OEIL DU CRITIQUE au Musée d'Art Moderne


Le Musée d’Art moderne de la ville de Paris / ARC organise la première exposition majeure sur un critique d’art : Bernard Lamarche-Vadel (1949-2000). Ses écrits inclassables, sa personnalité flamboyante et son engagement auprès des artistes ont marqué le monde de l’art des années 1970 à aujourd’hui : Arman, Lewis Baltz, Joseph Beuys, Robert Combas, Jean Degottex, Erik Dietman, Gérard Gasiorowski, Mario Merz Helmut Newton, Roman Opalka, Bettina Rheims, Richard Serra...

 

Dans l’œil du critique - Bernard Lamarche-Vadel et les artistes est une réflexion sur le rôle et l’engagement du critique d’art vis-à-vis de la création française et internationale. Sur une surface d’environ 1 000 m2, elle est conçue comme un salon où l’on peut lire, voir et entendre les analyses du critique, des entretiens et des conférences en regard de plus de 200 œuvres d’une soixantaine d’artistes que Bernard Lamarche-Vadel a découverts, défendus ou côtoyés. Très proche des artistes, fondateur d’une nouvelle manière de voir, il a contribué à former la scène française en découvrant des créateurs et en participant à l’intelligence de leur travail. Défendant des singularités plus que des mouvements, il a marqué les générations suivantes.

 

Jusqu'au 6 septembre au

Musée d'art Moderne de la ville de Paris

 

 

JOSEPH ROTH, L'EXIL A PARIS au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

Cette exposition documentaire permettra de redécouvrir Joseph Roth, un des plus grands écrivains autrichiens du XXe siècle.
À travers des manuscrits, des correspondances, des éditions originales, des photographies et des documents audiovisuels, le parcours insistera sur ses années parisiennes, son travail d’écrivain, son engagement actif dans le milieu des exilés opposants au nazisme et sa fidélité nostalgique à la monarchie habsbourgeoise.

Dans son ample œuvre littéraire, Joseph Roth, né en 1894 à Brody en Galicie, une région de l'empire austro-hongrois (aujourd’hui en Ukraine), évoque abondamment le déclin de l’Autriche impériale et royale et le monde juif d’Europe de l’Est dont il est issu. On connaît surtout de lui
La Marche de Radetzky, qui offre l’un des tableaux les plus poignants de la fin des Habsbourg et Le Poids de la Grâce (ou Job, l’Histoire d'un Homme simple).
Après ses années de formation à Vienne, il s'établit à Berlin, comme journaliste pour Vorwärts, puis comme correspondant de la Frankfurter Zeitung. Le jour de l’avènement du IIIe Reich, il quitte l’Allemagne pour la France, où il a déjà effectué plusieurs séjours. Réfugié à Paris, il évolue au sein d’un milieu germanophone antinazi et dénonce le pouvoir hitlérien dans des articles véhéments. Il soutient à reculons la résistance du régime autoritaire autrichien face au nazisme, et défend ardemment le retour de la monarchie des Habsbourg, convaincu que cela seul pourrait sceller l’union de tous les Autrichiens et faire barrage à l’Allemagne hitlérienne. Parmi ses amis, figurent Soma Morgenstern, Stefan et Friderike Zweig, Heinrich Mann, Ludwig Marcuse, Schalom Asch, Egon Erwin Kisch, Stefan Fingal et Blanche Gidon – sa traductrice. Installé à l’hôtel Foyot, rue de Tournon, il continue de voyager à travers l’Europe, y compris en Autriche.

Admirable chroniqueur, il laisse de très nombreux articles écrits pour des journaux allemands à Paris et publie plusieurs romans et nouvelles : L’Antéchrist, Le Poids de la Grâce, La Crypte des Capucins, La Légende du saint buveur... Devenu sévèrement alcoolique, il mène une vie misérable, épuisé physiquement et éprouvé moralement, et meurt à Paris le 27 mai 1939.

 

Jusqu'au 4 Octobre au Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme


Par laure dasinieres - Publié dans : exposition
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /2008 15:52
Le mois de la photo à Paris, dont le thème est cette année "La photographie européenne, entre tradition et mutation" est l'occasion, à travers plus de 90 expositions, mais aussi des rencontres, débats et projection, de découvrir panoramiquement le travail d'artistes confirmés ou émergents et de se faire, par l'image, un voyage à travers l'Europe, ses cultures, entre tradition et modernité, entre urbanité et ruralité, entre imaginaire et réalisme.

Première étape du périple, la Suède avec l'exposition des photographies de Lars Tunborg au Centre Culturel Suèdois.

L'oeuvre de Lars Tunborg, selon les termes de Marie Lunquist, est l'exemple même de la photographie démocratique, où tout est montré, où rien n'échappe à l'oeil à la fois critique, décalé, tendre et empathique de l'artiste, où la banalité, le quotidien sont placés au même niveau que l'exclusif.

Une première série exposée dans le pavillon du rez de chaussée de L'Hôtel de Marle nous emmène dans les paysages glacés et désertiques suédois dont émane une beauté bleutée hyperéelle saisissant et intrigante.
La seconde série, plus représentative du travail de Tunborg dans ce qu'il a de confrontation avec le banal, est une mosaïque de scènes de la vie quotidienne, dans ce qu'elle a de plus prosaïque et ordinaire.

Seulement, et c'est tout le talent du photographe, ce commun est sublimé par un sens des couleurs remarquable, une subtile ironie et une capacité à saisir les mises en scènes singulières, spontannées, instanannées, accidentelles qu'offre le réel, tout simplement.

Sans jugement, de manière quasi-ethnographique, Tunborg nous fait partager sa vision de la société suèdoise contemporaine, obsédée par la consommation et l'accumulation matérielle.

Sans tomber dans la critique ni dans l'anecdotique, il en fait ressortir les incohérences, et montre que sous une organisation en apparence bien carrée, cet univers familier de supermarchés, de parkings, de stations service, de centres de loisirs... porte sa part d'étrangeté quitte à se révéler inquiétant.


"I Love Boras" Lars Tunborg
Au Centre Culturel Suédois
Jusqu'au 25 janvier


A noter: en parallèle, la galerie Vu expose à partir du 12 novembre la Série Vinter de Lars Tunborg

Par laure dasinieres - Publié dans : exposition
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 14:03
A l'occasion du Mois de la photo à Paris, le Set de la Butte, savamment ré agencé pour l'occasion, expose le travail de Thierry Secrétan, "L'empreinte du cachalot".


Depuis 2005, à bord de son voilier, il a entrepris de photographier des paysages au dépouillement absolu, en haute mer ou à fleur de côte, d'abord en Terre de Feu, puis dans les Acores, accomplissement une recherche d'ordre sensoriel, celle de se tenir seul devant un monde intact.
Une interrogation, donc,comme point de départ de cette odyssée photographique: Qu'est ce que cela fait de se retrouver en solitaire devant un monde où la main de l'homme n'est pas encore intervenue?

Une quête de l'absolu qu'il nous fait partager par des photographies grand format en noir et blanc d'une intensité et d'une profondeur rares.
Artiste issu du photo journalisme, Secrétan a ce don de s'effacer derrière son objectif pour restituer fidèlement, quasi littéralement ces vastes étendues maritimes qui relèvent pour les parisiens que nous sommes du mythe, du  fantasme, tout en conservant une part de subjectivité laissant place à l'émotion et au ressenti.



Il nous offre  un moment d'évasion totale, hors des bruits et des tensions urbaines.
L'accrochage et les jeux de lumières contribuent de façon subtile et efficace à la sensation de fascination qui nous envahit.
On est absorbé, captivé, capturé par ses clichés pénétrants qui nous invitent à la contemplation, à une sorte de méditation.

Cette magnifique exposition est l'occasion pour nous d'attirer votre attention sur cette salle que l'on aime pour sa convivialité, la curiosité et l'éclectisme de sa programmation, le Set de la Butte.
Animée par les passionnés Antoine et Stéphane, elle est un endroit où l'on se sent bien et où l'on se plait à découvrir des artistes audacieux et talentueux.
Au programme de ce mois de novembre:
le 6 à 20 h: Nicolas Jules
le 9 à 17h: Benj et Jicé jouent Gainsbourg
le 13 à 20h: Jan Dark
le 16 à 17h: David Lafore
le 20 à 20h: Ludo Pin
le 23 à 17h: Hervé Legeay, Fred Loizeau et Matthieu Bloch
le 27 à 20h: Concert surprise pour le finissage de l'exposition de Thierry Secrétan.

L'entrée est gratuite, on réserve par mail à resa@lesetdelabutte.com et on retrouve toutes les infos sur www.lesetdelabutte.com ou www.myspace.com/lesetdelabutte. Et surtout, on y va pour le plaisir de rencontrer des musiciens et des chanteurs originaux dans un cadre chaleureux, un peu comme à la maison...





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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 18:14

Approchez, Approchez, Mesdames et Messieurs, pénétrez l'univers fantasmagorique et cirquesque de Marnie Weber!

Entrez, entrez dans les deux espaces de la galerie Praz Delavallade!! Vous découvrirez des personnages phénoménaux et des créatures aussi monstrueuses qu'intriguantes!





C'est une exposition à la fois fascinante et déroutante que l'artiste américaine propose en ce moment.

Explorant et exploitant médiums et disciplines multiples (collages photographique, costume, sculpture, vidéo et musique), elle construit un monde étrange et personnel, une mythologie unique faite de créatures imaginaires, d'animaux, de figures féminines souvent masquées, de clowns tristes et grotesques évoluant dans une ambiance à la fois enfantine et perverse, étrange et dérangeante, onirique et cauchemardesque.





Voguant d'influences en influences, du romantisme au surréalisme, de la pop culture aux mythes du western us, de Dada au féminisme 80's, elle compose un monde bien à elle, aussi naïf qu'hypersexué.

On pense à bien des égards aux travaux de Matthew Barney pour l'approche multiartistique et mutimédiatique vraiment singulière.

Elle se pose en héritière féminine des surréalistes parvenant à perturber toutes nos attentes, titillant notre bon sens.

On est interloqué, pris à partie par ces personnages mélancoliques et délirants.

On est heureux de voir des artistes qui savent nous faire ressentir vraiment quelque chose sans qu'il y ait besoin d'une exégèse compliquée et abstraite.
Nous, on adhère complètement à cette appréhension de l'art...


Marnie Weber
Jusqu'au 8 novembre
A la Galerie Praz Delavallade
28, rue Louise Weiss/ 10 rue Duchefdelaville
75013 PARIS
du mardi au samedi de 11h à 19h
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /2008 18:06
C'est une découverte pleine de grâce et de poésie qui attend les visiteurs du premier étage de la galerie Magda Danysz où la photographe japonaise Kyoko Nagashima expose une série d'hologrammes oniriques et fascinants.


Au centre de cette série, un personnage féminin évanescent qui, par le procédé holographique, apparaît puis s'efface, se cherche et s'égare à travers un univers champêtre fantasmagorique.


Le monde de Kyoko Nagashima est d'une sensibilité remarquable, à la fois léger et captivant, gracile et cérébral. 
On est happé par le mouvement continu qui traverse son travail et profondément séduit par cet univers à fleur de peau...

Kyoko Nagashima
Jusqu'au 25 octobre 2008
à la Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
75011 PARIS
mardi-vendredi 11h- 19h/ Samedi 14h-19h
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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /2008 11:40
C'est une exposition confondante, étrange mais aussi émouvante que présente la Galerie Claude Samuel jusqu'au 8 novembre.

Pour " I'am my Family", le photographe Rafael Goldchain a réalisé une série d'autoportraits manipulés digitalement dans lesquels il se met en scène en incarnat des personnages de sa propre famille, certains historiquement exacts, d'autres entièrement inventés.

A la manipulation digitale, s'ajoute un travail savant de maquillage, d'éclairage, de costumes, d'accessoires et de coiffures qui lui permet de transformer de façon saisissante ses traits afin de ressembler au plus proche à ces figures familiales réelles ou fantasmées.


Évidemment, au-delà de la prouesse transformiste, l'intention est bien plus profonde: fixer l'identité d'une famille qui a connu des drames, des pertes, des déplacements géographiques et des dislocations culturelles.

Au travail de reconstitution figurative, s'est donc imposé un véritable travail puzzle pour rapprocher les éléments d'une histoire passée, marquée par le constat de l'impossibilité de toute récupérer.

A travers cette série d'(auto) portraits, Goldchain nous invite à nous pencher sur notre propre généalogie et à l'histoire de nos ancêtres, que bien souvent nous ne connaissons pas.

Si le côté mise en scène de soi par l'autoportrait manipulé peut sembler proche de celui de Cindy Shermann , la démarche artistique est donc bien différente, touchant davantage à l'intime, plus sensible et autrement plus bouleversante pour le visiteur...

Rafael Goldchain, "I Am my family"
à La Galerie Claude Samuel
69, avenue Daumesnil 75012 PARIS
( mardi-vendredi de 10h à 13h et de 14h30 à 19h, samedi 11h-19h)
Jusqu'au 8 novembre

A noter sur vos tablettes; la présentation dédicace par l'artiste de son livre "I am my family" le 19 octobre de 12h à 17h


Par laure dasinieres - Publié dans : exposition
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