Vendredi 17 juillet 2009
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Vacances à Paris? Un peu plus de temps et moins de file d'attente? C'est juste le bon moment de se prendre un grand bol
d'art!
Petite sélection d'expos pour voyager le temps d'une visite....
VRAOUM / trésor de la bande dessinée et art contemporain à la Maison
Rouge
Little Nemo, Yellow Kid, Tintin, Blake et Mortimer, Mickey, Superman, Astérix, Blueberry, Astro Boy, Le Chat… Ces
personnages et ces héros nés sous la plume des plus grands auteurs de bande dessinée n'ont pas simplement fait les délices de millions de lecteurs à travers le monde ; ils ont aussi influencé les
artistes tels que Erró, Takashi Murakami, Wim Delvoye, Bertrand Lavier, Alain Séchas, Wang Du ou encore Gilles Barbier.
L’exposition VRAOUM ! présente 200 planches originales parmi les plus rares ou les plus célèbres du 9ème art face à une cinquantaine d' œuvres d'art contemporain (peintures murales,
installations, etc.)
Le résultat est pour le moins jubilatoire, passionnant et souvent drôle... Bref, une savoureuse réflexion sur le monde
des héros, sur nos mythologies contemporaines à voir jusqu'au 27 septembre...à la maison rouge
PLANETE PARR/ La collection de Martin Parr au Jeu de Paume (Concorde)

"Couleurs voyantes, motifs bizarres et narrations concises sont les caractéristiques de la photographie de Martin Parr
(né à Bristol en 1952). Si plusieurs de ses images peuvent paraître excessives dans leur propos, elles sont toujours étonnamment inventives et pleines d’humour. Pendant plus de trente années,
Martin Parr a réalisé un vaste travail documentaire sur la société occidentale, principalement en Grande-Bretagne, son pays d’origine. Mais il s’est aussi intéressé aux phénomènes de la
mondialisation tels que le tourisme de masse, les comportements consuméristes ou le soi-disant temps libre. Son travail est aujourd’hui considéré comme une satire de la vie contemporaine
démasquant le grotesque dans le banal.
Membre de la légendaire agence Magnum, Martin Parr est l’un des photographes actuels les plus actifs et dynamiques. Depuis les années 1980, il a publié plus d’une trentaine de livres et exposé
dans d’innombrables expositions individuelles ou collectives.
L’exposition "Planète Parr", produite en collaboration avec la Haus der Kunst de Munich, propose un dialogue entre les photographies de l’artiste (séries "Luxury", "Small World", et projet "The
Guardian Cities Project") et sa vaste collection d’objets hétéroclites. Elle dévoile l’acuité du regard de Martin Parr et sa fascination pour le merveilleux du quotidien où se mêlent l’intime et
le collectif, œuvres d’artistes reconnus et art populaire. Pour la première fois sont exposés non seulement son extraordinaire collection de livres de photographies et d’épreuves d’auteurs
britanniques ou internationaux, mais aussi un grand nombre d’objets ou de curiosités collant au plus près de l’actualité politique ou sociale (les montres Saddam Hussein, le papier toilette
Oussama Ben Laden ou les théières Margaret Thatcher…), ou reflétant l’absurdité et la vacuité de notre société de consommation (trône en tête des objets recherchés et amassés par Martin Parr le
plus gros paquet de chips jamais commercialisé !)."
On rit, on s'interroge, on se délecte des constructions et des points de vue... On aime tout particulièrement la série "Luxury" jolie satire du monde "de la haute"
Au Jeu de Paume (site concorde) Jusqu'au 27 septembre
MUSIQUE EN JOUETS aux Arts Décoratifs

Écouter de la musique, être bercé par des chansons, danser en rythme mais aussi faire du bruit, émettre des sons,
voilà des moments de jeux et de plaisir pour un enfant. Souvent cités aujourd’hui comme des « cadeaux empoisonnés » pour les parents, les jouets à musique se fabriquent depuis l’Antiquité.
Musique en jouets met en scène 120 instruments jouets invitant le visiteur à une petite incursion sonore du XVIIIe siècle à aujourd’hui. De l’objet rare et précieux en os ou en ivoire à la
production de jouets en métal manufacturés et en plastique, ces instruments sont destinés à faire du bruit...
Musique en jouets invite également cinq artistes, respectivement musiciens, designers sonores et collectionneurs, pour qui le jouet occupe une place importante dans leur univers, à créer de
grandes installations.
Pascal Comelade est musicien. Il prête ses outils sonoto-ludiques où se côtoient la réduction de piano Kawai, un pistolet à mains, une guitare polonaise montée avec des cordes de mandoline,
un flaviol fabriqué avec une bouteille d’eau gazeuse, un Washboard-jouet ayant appartenu à Ursula et Boris Vian… Tous ces instruments ont été utilisés en concert ou lors d’enregistrements
de disques.
Jean-Jacques Birgé et Antoine Schmitt sont les chefs d’orchestre des 100 lapins communicants. Durant vingt-trois
minutes, les Nabaztag, ces petits rongeurs s’illuminent, s’animent et diffusent un opéra en trois mouvements. Ils jouent tous la même partition, avec un décalage de 1 à 10 secondes,
introduisant ainsi variables et désynchronisation dans les mouvements de leurs oreilles, leurs lumières et la musique.
Eric Schneider expose sa collection de jouets électroniques vintage des années 1950 aux années 1990. Ces objets et leurs boîtes d’emballage racontent à la fois une histoire de jouets
électroniques musicaux pour enfants mais aussi l’incursion de nouveaux sons dans la musique électronique des années 1980. Kraftwerk, David Bowie, le groupe Trio ont utilisés des stylophones
ou synthétiseurs sur certains de leurs titres.
Play Meccano Play du musicien Pierre Bastien swingue au rythme des Meccano, des instruments de musique et des objets de la vie quotidienne. Les objets se heurtent, se frôlent et agissent
les uns avec les autres. La mécanique musicale se met en marche avec roues et courroies. Elle se regarde et s’écoute.
Musique en jouets propose aux visiteurs de découvrir des sons où se mêlent le jazz, le rock’n roll, la musique instrumentale ou expérimentale et de voir des jouets tels que le toy piano, le
mini-orgue, le marimba-jouet ou le lapin Wi-fi…
Nous n'y sommes pas encore allés, mais la proposition, vous l'imaginez bien nous tente énormément, nous qui vous avons
parlé toute l'année avec enthousiaste de tous ces bidouilleurs/joueurs comme Mikaël Wookey, Orouni ou Kawaï...
C'est jusqu'au 8 novembre au Musée des Arts décoratifs
NE DANS LA RUE à la FONDATION CARTIER
Se déployant dans les espaces d’exposition, sur la façade et dans le jardin de la Fondation Cartier, l’exposition met en lumière l’extraordinaire vitalité d’un mouvement artistique qui a pris son
essor dans les rues de New York au début des années 1970 et qui est rapidement devenu un phénomène mondial.
Solidement ancré dans le paysage culturel, le graffiti traverse aujourd’hui les domaines des arts plastiques, du design et de la publicité. Pourtant, en dépit de son omniprésence, cette forme
d’expression essentiellement illégale, dont les origines et l’histoire demeurent peu connues du grand public, continue d’évoluer en périphérie du monde artistique contemporain.
Cette exposition s’efforce de tracer les contours d’un territoire vaste et complexe, qui englobe aujourd’hui quantité de techniques, d’idées et de courants différents. Offrant une lecture des
origines du mouvement ainsi qu’un panorama de la pluralité des écritures contemporaines, l’exposition Né dans la rue – Graffiti donne au visiteur l’occasion de découvrir une forme d’art
omniprésente et en perpétuelle évolution, et de renouveler ainsi le regard que chacun porte sur la ville.
à la Fondation Cartier jusqu'au 29 novembre
AU FEMININ, Women Photographing Women au CENTRE CUTUREL CALOUSTE
GULBEKIAN
Depuis la naissance de la photographie en 1839, les femmes photographes ont excellé dans cette discipline. Elles ont travaillé dans tous les genres : pictorialisme, modernisme,
documentaire. La photographie mexicaine est dominée par des femmes (Tina Modotti, Lola Alvarez Bravo, Graciela Iturbide). Un grand nombre de femmes ont influencé et façonné le langage de la photo
(Lisette Model, Diane Arbus, Sarah Moon, Cindy Sherman, Lee Miller…).
Au centre
culturel Calouste Gulberkian jusqu'ai 29 septembre
EROS VINYL/ Histoire de l'Erotisme à travers 60 ans de vinyls, au Musée de l'Erotisme
La collection de pochette de disques 33 tours réunies, pour leur érotisme par Mathieu Flory a donné lieu à l'édition d'un ouvrage intitulé : Eros Vinyles, textes de Bernard Marcadé, Dominique
Dupuis et Mathieu Flory. Le Musée de l'Erotisme expose un e séléction de 120 pochettes les plus coquines, ordonnées selon thématiques et genres musicaux.
Au musée de l'Erotisme jusqu'au 9 octobre
CET ETE JE NE PARTIRAI PAS EN VACANCES, au Point Ephémère
Alimentée tout au long de l’été par des correspondances écrites, visuelles ou sonores envoyées par mail, par courrier ou par fax, l'exposition prendra la forme d’un gigantesque journal mural où
la prise de parole et la participation des artistes et du public enrichiront le débat.
L’espace d’exposition accueillera également plus d'une centaine de dessins de Willem et la photographe Renata Bueno présentera une installation à l’extérieur du bâtiment. Enfin, l’événement sera
relayé sur les ondes de Radio Campus, dans l’émission La Chambre à Air du 20 au 26 Juillet.
Qu'en sera-t-il du résultat? Rendez-vous pour la restitution complète lors du pot de finissage le 18 Septembre 2009.
1 ET MILLIONS, Exposition photographique de Karine Saporta au Palais de la Porte dorée
On connaît l’auteure de La fiancée aux yeux de bois, Les Taureaux de Chimène, La
Princesse de Milan, Le bal du siècle, ou Belle au bois dormant (de larmes… écarlates) pour son travail de chorégraphe ; pour ceux qui ne la connaissent pas encore sous
cette facette, la Cité propose de découvrir Karine Saporta, photographe.
Chez Karine Saporta, les deux démarches se croisent et se nourrissent l’une l’autre. Pour l’exposition 1 et millions, l’artiste puise dans l’expérience de sa compagnie implantée à
Saint-Denis et dans son travail dans le quartier de la Goutte d’Or. Après avoir dirigé des ateliers avec plus de 150 amateurs au Centre Fleury Barbara Goutte d’Or, Karine Saporta a organisé dans
le Forum de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et à la Goutte d’Or, des séances photographiques conçues comme des "photo-performances". Du 15 juillet au 6 septembre 2009, une
sélection de 64 photographies est exposée dans la galerie Ouest du Palais de la Porte Dorée.
ART & MUSIC & TRIBUTE TO MICKAEL JACKSON à la Dorothy's Gallery
dorothy’s gallery met à l’honneur Michael Jackson
Les artistes de dorothy’s gallery rendent hommage au Roi de la pop dont la disparition a suscité l’émoi aux quatre
coins du globe et a inspiré les artistes de la galerie.
Une sélection de peintures, sculptures et dessins inspirés par le génie de Michael Jackson :
Cyril Anguelidis, Alain Louiset, Raymond Quai, Misspépette, Emmanuelle Fèvre, Kaetsche, Coco, Kazuyo Yamamoto, Alexandre Burt-Riley & Aurélien Vergnolle…
Jusqu'au 6 Septembre à la Dorothy's Gallery
DANS L'OEIL DU CRITIQUE au Musée d'Art Moderne
Le Musée d’Art moderne de la ville de Paris / ARC organise la première exposition majeure sur un critique d’art :
Bernard Lamarche-Vadel (1949-2000). Ses écrits inclassables, sa personnalité flamboyante et son engagement auprès des artistes ont marqué le monde de l’art des années 1970 à aujourd’hui :
Arman, Lewis Baltz, Joseph Beuys, Robert Combas, Jean Degottex, Erik Dietman, Gérard Gasiorowski, Mario Merz Helmut Newton, Roman Opalka, Bettina Rheims, Richard Serra...
Dans l’œil du critique - Bernard Lamarche-Vadel et les artistes est une réflexion sur le rôle et l’engagement
du critique d’art vis-à-vis de la création française et internationale. Sur une surface d’environ 1 000 m2, elle est conçue comme un salon où l’on peut lire, voir et entendre les analyses du
critique, des entretiens et des conférences en regard de plus de 200 œuvres d’une soixantaine d’artistes que Bernard Lamarche-Vadel a découverts, défendus ou côtoyés. Très proche des artistes,
fondateur d’une nouvelle manière de voir, il a contribué à former la scène française en découvrant des créateurs et en participant à l’intelligence de leur travail. Défendant des singularités
plus que des mouvements, il a marqué les générations suivantes.
Jusqu'au 6 septembre au
Musée d'art Moderne de la ville de Paris
JOSEPH ROTH, L'EXIL A PARIS au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme
Cette exposition documentaire permettra de redécouvrir Joseph Roth, un des plus grands écrivains autrichiens du
XXe siècle.
À travers des manuscrits, des correspondances, des éditions originales, des photographies et des documents audiovisuels, le parcours insistera sur ses années parisiennes, son travail
d’écrivain, son engagement actif dans le milieu des exilés opposants au nazisme et sa fidélité nostalgique à la monarchie habsbourgeoise.
Dans son ample œuvre littéraire, Joseph Roth, né en 1894 à Brody en Galicie, une région de l'empire austro-hongrois (aujourd’hui en Ukraine), évoque abondamment le déclin de l’Autriche
impériale et royale et le monde juif d’Europe de l’Est dont il est issu. On connaît surtout de lui La Marche de
Radetzky, qui offre l’un des tableaux les plus poignants de la fin des Habsbourg et Le Poids de la Grâce (ou Job,
l’Histoire d'un Homme simple).
Après ses années de formation à Vienne, il s'établit à Berlin, comme journaliste pour Vorwärts, puis comme correspondant de la Frankfurter Zeitung. Le jour de l’avènement du
IIIe Reich, il quitte l’Allemagne pour la France, où il a déjà effectué plusieurs séjours. Réfugié à Paris, il évolue au sein d’un milieu germanophone antinazi et dénonce le pouvoir
hitlérien dans des articles véhéments. Il soutient à reculons la résistance du régime autoritaire autrichien face au nazisme, et défend ardemment le retour de la monarchie des Habsbourg,
convaincu que cela seul pourrait sceller l’union de tous les Autrichiens et faire barrage à l’Allemagne hitlérienne. Parmi ses amis, figurent Soma Morgenstern, Stefan et Friderike Zweig,
Heinrich Mann, Ludwig Marcuse, Schalom Asch, Egon Erwin Kisch, Stefan Fingal et Blanche Gidon – sa traductrice. Installé à l’hôtel Foyot, rue de Tournon, il continue de voyager à travers
l’Europe, y compris en Autriche.
Admirable chroniqueur, il laisse de très nombreux articles écrits pour des journaux allemands à
Paris et publie plusieurs romans et nouvelles : L’Antéchrist, Le Poids de la Grâce, La Crypte des Capucins, La Légende du saint buveur... Devenu sévèrement
alcoolique, il mène une vie misérable, épuisé physiquement et éprouvé moralement, et meurt à Paris le 27 mai 1939.
Jusqu'au 4 Octobre au Musée d'Art et
d'Histoire du judaïsme