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Festival

Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 00:07

Carhaix-Plouguer, un dimanche aux vieilles charrues 19/07/2009

 


En raison du décalage horaire avec la Bretagne, le report du concert nous est parvenu avec beaucoup de retard.


Les vieilles charrues, un des plus gros festivals d'été en Bretagne. Je ne connais pas encore cette manifestation très populaire, la faute à une programmation pas toujours très alléchante et à une météo souvent hasardeuse.


Dimanche matin, je décide de faire le voyage jusqu'à Carhaix Plouguer pour rejoindre des connaissances là bas, désireuses sans doute de s'encanailler au contact de la jeunesse locale.


Je prépare le kit de survie: ciré, mouchoirs, monnaie, pulls, boules quies, biographie de Francis Cabrel et grigris divers pour me protéger de l'humidité ambiante.


C'est parti pour un long voyage automobile sur les nationales du centre Bretagne, qui traversent quelques charmants villages pittoresques comme Guingamp et Callac. Sur la route les panneaux annoncent la couleur, 'Breizh atao', 'breton soit fier de toi' 'Crêperie des Korrigans', 'Au fier Filtzméen', et un autre plus inquiétant; 'Festival des vieilles charrues, risque de bouchons'. J'arrive à proximité de Carhaix, au niveau du parking est, et je me gare dans le champ bien guidé par l'armée de bénévoles .


Mon parking sera donc le parking E3, pour est trois, ça promet quand à l'importance et à la taille du truc. Là je ramasse mon barda et je me prépare à marcher tranquillement jusqu'à l'entrée (comme dans les autres festivals), mais point d'entrée en vue...


Ici on est à Carhaix-Plouguer et l'issue est la marche à pied (longue marche apparemment) , ou la navette en bus. J'opte pour la deuxième, et je commence donc à faire la queue pour prendre le car. Du coup, je peux m'intéresser un peu à mes camarades de festival, le public qui vient chaque année plus nombreux. Dans la queue, on a les profs retraités avec les tenues camouflage, les enfants qui vont avec; et on a aussi le festivalier typique avec la tente sur le dos, le camel bag a portée de main, et des cubitainers remplis de diverses boissons. Le bus démarre, après un court voyage arrivée à la gare, où il ne reste qu'à marcher jusqu'au site (qui se trouve incroyablement près des habitations).


Sur le chemin, des bars bien remplis, un petit marché alternatif, où on vend de tout, des drapeaux à l'effigie du Che, au saucisson bio, en passant par les très utiles et discrètes pipes à eau géantes (ça doit être pour la décoration intérieure de la tente Quechua). Le coté cour des miracles est plutôt drôle.


Après ce quart d'heure de marche, arrivée sur le site, pour la pré-fouille, encore un truc inédit, en fait de pré-fouille, on a une poignée de types de la sécurité qui regardent vaguement les festivaliers dans le blanc des yeux et qui palpent mollement les sacs, ça doit être un truc pour faire monter la pression avant d'aller se la donner sur les tubes de Francis Cabrel (oui je n'ai pas encore parlé de la programmation, j'y viens tout à l'heure).


En tout cas pas très efficace la préfouille, il y a encore pas mal de types avec des cubitainers à la main. Encore un peu de marche et j'arrive au site, c'est immense, plein de gens dans tous les sens. Nouvelle fouille nonchalante à l'entrée et je suis dans le site, deux grandes scenes et une plus petite isolée, des bars dans tous les sens et des restaurants. Sur la grande  scène un groupe joue vaguement une world music d'ascenseur, et c'est tout. Pas vraiment la profusion musicale à laquelle on peut s'attendre sur un festival aussi important, juste l'impression d'avoir payé (cher!) sa place pour entrer dans un bar en plein air, où il est plus important de réussir à entrer en douce de l'alcool que d'approcher les artistes.


Et là, c'est l'arrivée sur scène de la première 'star' de la soirée, Julien Doré... Chanteur télévisuel marketé, mais certifié un peu fou pour faire peur dans les chaumières. Le groupe de requins de studio s'installe sur scène avec Julien, et sur la scène pour bien montrer qu'on est super iconoclaste, il y a aussi un vieux poste de TV des années 70 qui fait de la neige, un renard empaillé et d'autres machins du même acabit. Tout ce monde fait du bruit, joue en roue libre une pop FM sans saveur, mâtinée de Chanson Française (je mets des majuscules parce que c'est un label). Et le petite père Julien s'agite sur scène, éructe, surjoue la folie et la pose de starlette, il polke sur une reprise forcément décalée des gypsy kings  ou d'Alizée (oh ben on s'y attendait  pas du tout à celle là). Et pendant  'Lolita', le batteur (sans doute excédé par la molesse et le manque de présence de Juju) se lance dans un solo au milieu de la chanson, n'y tenant plus je décide d'aller boire une bière, manger une crêpe et d'aller prendre ma dose syndicale de postpunk (oui maintenant, chaque festival ou concert doit avoir au moins son groupe de postpunk, c'est une règle et si tu es pas content ben tu sors et tu restes chez toi regarder tes film de geek et écouter ta musique de geek).


Les heureux élus du jour, sont jeunes, méchés et viennent de Quimper avec leurs belles guitares toutes neuves, ils ont visiblement gagné le concours des jeunes charrues, une sorte de comice agricole où les groupes (jeunes la plupart du temps et amateurs la plupart du temps) participent à un radio crochet après avoir accepté de se vendre corps et âme à l'organisateur - ce qui fait qu'ils ont la chance de jouer dans la MJC déserte de Noyal sur Vilaine à 13h10, non non c'est pas du vécu ahah -  , où un jury de très grands professionnels de la musique analysent leur prestation et disent qui a gagné.


Donc je vais voir Ze Lumpish, et je vois pour la 123455e fois, un groupe français qui fait du postpunk à accent à couper au couteau. C'est pas aussi pénible que Julien D. mais c'est toujours pas l'extase. Je continue alors mon périple sur le site, pour trouver une galette et une bière, les bénévoles qui tiennent les bars et les restaurants sont très sympathiques et souriants, en plus pas besoin de faire trois heures de queue pour des jetons, ici on paie avec des vrais sous, et pas cher.


Mes bras chargés de mes précieuses victuailles je reviens vers la grande scène où va jouer le gros nom de ce soir: Francis Cabrel. Je le vois arriver sur scène sur les écrans géants (je suis à 400 mètres), il n'a plus de moustache, c'est là que je m'aperçois que je ne me suis pas préoccupé depuis très longtemps de la carrière de Cabrel. Il commence par un tube histoire de mettre tout le monde dans l'ambiance, la cabane du pêcheur. Bon j'aime pas la variété et j'aime pas Cabrel, mais je dois reconnaître que c'est pas mal foutu, en tout cas ça à l'air plus honnête et plus creusé que Juju l'imposture.


Je suis devant un groupe de petites nanas, qui n'ont pas l'air d'avoir bu plus que de raison (assez rare pour être signalé-, elles sont accompagnées d'un papa et maman et tous chantent en même temps que Francis, elles connaissent toutes les paroles par coeur, de toutes les chansons... Effet stéréo un peu pénible à la longue. Pendant ce temps, Francis et son groupe enchaînent les chansons tranquillement, ça parle de falaises, de fleurs, de montagnes; poésie bucolique des années 80.


Le spectacle est impeccable, rien d'improvisé tout est réglé au millimètre, les prises de paroles de la star avec un : 'Aah Carhaix, les vieilles charrues, le festival qui est déjà plus connu que les artistes qui y jouent' (hein? C'est le scénariste de Drucker qui écrit les textes?). Je ne me souviens pas s'il a été jusqu' à caresser le breton dans le sens du poil avec un 'Kenavo les amis' ou un 'Da sul e vezan skuizh', mais je pense que c'était prévu dans le script du concert.


Sur la petite scène, le groupe Zone Libre, a l'honneur de jouer presque en même temps. Zone libre est un groupe de rock français, avec Serge Teyssot-Gay-De-Noir-Désir; et sur leur dernier album ils ont invité les deux rappers français Hamé (de l'excellent groupe La Rumeur)  et de Casey. Et sur la scène, c'est la folie, on pense au très vieux disque de la BO de Judgment Night qui regroupait des artistes hiphop et des groupes de rock. L'audience est un peu clairsemée mais on assiste à un concert généreux, enflammé; on est portés par l'énergie débordante et le charisme de la Casey la chanteuse et les riffs impeccables de Serge Teyssot-Gay et de son alter-ego guitariste. Les morceaux s'enchainent rapidement, et chaque chanson est un grand moment de bonheur. Je passe donc un très bon moment avec leur rock hiphop militant, mais malheureusement, ils n'ont que très peu de morceaux et le concert semble bien court, mais je sais que j'aimerai bien les revoir sur scène avec plaisir, et sans doute dans des meilleures conditions que ce soir.


Au loin, j'entends que Cabrel finit son concert triomphant, forcément, et je me dirige doucement vers la deuxième grande scène pour voir les Ting Tings, avant de reprendre la route.


Les Ting Tings, vus l'an passé à la Route du Rock. Le groupe est un duo: un batteur lanceur de boucles et une chanteuse «guitariste». L'an passé, le souci des Tings était que occuper une grande scène à deux est une tache souvent insurmontable. Et le manque de richesse sonore, liée au format duo, avec beaucoup de boucles préenregistré donnaient une impression de playback géant. Et ce soir... Rebelote, le show n'a pas évolué d'un millimètre, les mêmes boucles trop légères, le même playback, les mêmes tics pénibles (changement de guitare pour faire du playback), et bien sûr la même complicité frelatée avec le public (je crois que prendre en photo ou filmer l'audience ne se fait plus depuis 2000).


On a évidemment droit aux tubes impeccables sur disque, mais sur la grande scène du festival, tout tombe à plat et on s'ennuie ferme, on a à peine la patience d'attendre le tube suivant. Pendant ce temps sur la petite scène, l'entreprise de travaux publics ,les tambours du bronx et leur set à base de chorégraphies, de boucles de trance vintage et de brutalité sur des bidons de fer attirent une foule monstre, un échange de scène avec les éthiques Tings aurait pu être envisagé.

 


Il est 23h, fatigué, je décide d'aller reprendre la voiture pour rentrer chez moi. Je sors du site, et là, impossible de me souvenir du chemin emprunté... J'erre quelques instants (une bonne vingtaine de minute tout de même, le temps de me documenter sur les huiles essentielles qui peuvent te foncedé) au milieu des hippies avant de trouver le chemin vers la gare et le graal, la navette pour le parking EST 3. Dans le bus, ambiance bon enfant, avec le fan club de Francis qui pactise avec des festivaliers professionnels (sic), qui expliquent toutes les tactiques pour éviter un contrôle d'alcoolémie, bienvenue dans le Centre-Bretagne... J'écoute attentivement et je prends bonne note de toutes les techniques pour dormir dans le coffre de sa 106, pour rentrer tranquillement dans un festival avec un pack de Kro, et last but not least la technique ancestrale du verre de blanc pour guérir de la gueule de bois. Dans ma voiture, la nuit, sur les routes semi désertes de la Bretagne, je me dis que c'était une première fois plutôt intéressante aux charrues, même si le projet artistique (ou plutôt son absence) et la programmation hasardeuse a de quoi laisser très perplexe.

Par Stéphane Gueguen - Publié dans : Festival - Communauté : webzine musical
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 10:59

Avait lieu hier, organisée par l'Ensemble souple, la soirée Radis Rose au Point Ephémère.

En première partie, dans le cadre du festival de courts métrages Betting on shorts, on assisté à la projection de 17 films sur le thème "Money, Money, Money"... qui étaient simultanément diffusés dans plusieurs villes européennes et soumis au jugement de jurys de professionnels afin de déterminer un lauréat. Le public lui-même était invité à parier sur le gagnant. On a vu du bon et du moins bon, évidemment, mais heureux  de voir un panorama multi -culturel créatif et intéressant, souvent drôle.  On s'est quelque peu désolé du manque d'enthousiasme du public: d'instinct, nous aurions applaudi entre les films mais cela ne semblait pas l'usage... Étonnant... Le membre du jury qui a annoncé les résultats semblait lui-même s'ennuyer à mourir et n'avoir que pour seule envie que de rentrer chez lui. C'est quand même assez regrettable. Comme si tous ces gens ne semblaient être là que par obligation professionnelle, alors qu'il y avait véritablement du plaisir à prendre dans cette projection. Enfin, nous, cela nous a plu!


La seconde partie de soirée se composait d'une performance Caroline Perdereau (que nous avons loupée, habitué que nous sommes aux décalages de timing- elle est passée pile à l'heure prévue, on salue la précision organisationnelle, mais nous étions restés dehors persuadés ça n'avait pas repris..., dommage...)

Puis de trois concerts: Fabienne Audéoud, This the Hello Monster et Florence Denou.


On passera très vite sur la prestation de Fabienne Audéoud. Charismatique, inspirée, groovy, dotée d'une voix assez impressionnante, elle semble toutefois être restée ancrée dans les années fin 80- début 90, très marquée par le modern'jazz, la musique de Prince (dont elle paraît très influencée également au niveau de la gestuelle) et du hip-hop populaire de l'époque. Une certaine obsolescence palpable aussi dans l'usage des machines quand on sait les potentialités sonores d'un simple mac, sans compter que les effets de sur-ajouts vocaux nous ont parfois donné la pénible impression que F. Andréoud chantait en play-bac... Même si musicalement ce n'est pas tout cela n'est pas désagréablement, ce live fut vite lassant et nous laisse très dubitatif. On a, en revanche, été fort séduit par le travail de Vjing l'accompagnant... Mais qui n'a pas suffit à nous convaincre.


L'excellente surprise de la soirée est venue de This is the Hello monster, projet solo mais néanmoins accompagné de Gérald Kurdian talentueux multi-instrumentiste amateur, radio artist et song writter aussi inspiré que sensible.

Emprunt d'une audace discrète, d'une inventivité bidouilleuse et d'une spontanéité extrême, son concert est prétexte à l'expérimentation, à la création en direct, avec ce que cela comporte d'hésitations et de doutes et dont il émane un sentiment de fragilité mais surtout d'humanité profonde et qui remporte instantanément toute notre sympathie.


Il enregistre devant nous les loops dont il va user pour accompagner sa chanson suivante, tâtonne, essaie, utilise des jouets aux sonorités étonnantes.

Dit comme ça, le côté expérimental et tatonnant de la musique de This is the Hello Little monster pourrait sembler ne relever que de la pure curiosité sonore.


Il n'en est rien.

Si l'on aime la dimension ludique du projet de Gérald K. , on est aussi et surtout extrêmement touché par la grâce de sa musique aux mélodies à la fois intrigantes, captivantes et ravissantes.

Il crée un univers intimiste et feutré, étrange et pourtant étonnamment familier.

On est avant tout dans le partage de l'émotion, dans le monde du sensible aussi bien fantastique et irréel qu'acceuillant.


Gérald K. fait l'aveu qu'il avait longtemps cru que les chansons avaient le pouvoir de suspendre le temps... Il ne se trompait pas... Les siennes constituent bel et bien des parenthèses hors des contraintes temporelles.

Servie par une violoncelliste, un bassiste/baryton et une chanteuse soprano, et accompagnée en fond par des images vidéos aussi quotidiennes que magnifiques, cette prestation musicale fortement marquée par l'anti-folk us et la lo-fi nous a profondément touché et ravis, conquis par ce paradoxe entre maturité, travail en amont tangible et improvisation.

On croit bien ne jamais avoir rien vu ni entendu de tel et il nous tarde d'assister au prochain concert de This the Hello Little monster dont on est sûr qu'il nous surprendra et nous émouvra à nouveau.

Par laure dasinieres - Publié dans : Festival - Communauté : webzine musical
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /2008 17:20
Nous n'étions pas à la première soirée organisée hier à la Bellevilloise à l'occasion du festival Désin'Volt, mais ce n'est pas une raison pour ne pas vous en parler d'autant qu'il nous réserve encore de jolis événements la semaine prochaine.
Désin'Volt, crée à l'initiative des studios Smom, c'est d'abord un "dispositif" de repérage de la nouvelle scène parisienne.
Il permet à des groupes candidats sélectionnés sur la base de critères pointus par un réseau d'"experts" aguerris de se faire connaître auprès du grand public et des pro du secteur musical.
Bref, c'est un véritable découvreur de talents qui se met au service de la création musicale en aidant des artistes talentueux à développer et à faire connaître leurs productions.
Vous pensez bien qu'on ne peut que saluer ce genre d'initiative, parce que comme nous, elle affirme qu'il ne faut jamais que la qualité musicale ne devienne une exception culturelle.


C'est la troisième année que Désin'Volt fait son festival en réunissant les groupes qui ont le plus séduit les professionnels et surtout grands amateurs de musique constitués en "jury" .
Un jury qui a su consacrer l'éclectisme et la nouveauté en sélectionnant sept groupes aux univers et aux influences variés, mais toujours talentueux et innovants!

Fort du succès des précédentes éditions, le festival s'est ouvert cette année aux performances visuelles, conférences thématiques et projection documentaire.

De quoi captiver nos yeux, nos oreilles et nos méninges.


Il proposait ainsi hier la projection du documentaire d'Olivier Clément, "Rêve, rock et réalité" , qui suit trois groupes de culture musicale différente, trois générations de musiciens afin de découvrir la démarche et la passion qui anime chez eux le désir de vivre de leur art, ce malgré les difficultés du marché.
La soirée s'est poursuivie avec un débat intitulé "Artistes émergents, quelles pistes choisir dans cette nouvelle conjoncture musicale" qui a vraisemblablement été riche de questions (et de réponses) ayant trait aux intérêts des artistes dans un climat à la fois de crise du disque mais aussi de multiplication des festivals et des dispositifs de découverte...
Enfin, ceux qui étaient présents hier soir à la Bellevilloise ont pu assister au live de Katia Goldmann et lui, ouvrant le bal des concerts qui vont se poursuivre la semaine prochaine...

Venons en d'ailleurs à la programmation à venir!

Jeudi, ce sera direction la Bellevilloise, pour trois lives:
- Gush  un groupe soudé et familial, aux influences multiples, constituant une alchimie entre la pureté de la pop, l'âpreté du rock et la force du groove
- Jil is lucky, qui se définit lui-même comme un punk acoustique, un ami de l'antifolk, enregistreur de Lo-Fi. Un caractère atypique à  rencontrer en somme!
- Sourya un quatuor parisien mélant essence rock et chansons pop structurées par des beats d'ordinateurs...


Ces trois lives seront habillés de lumière par le peintre, photographe et architecte Pierre Tournier...

Vendredi, on ira au Centre Barbara Fleury la Goutte d'Or pour une soirée de trois autres lives de groupes aux ambiances très différentes mais réunis par une tendance, l'électro:
-Lilitoy, qui ravit de ses chansons aux textes piquants, de sa voix acidulées et de ses mélodies tour à tour mélancoliques, entêtantes ou percutantes, qui ne vont pas sans nous rappeler Camille.
- Saycet, dont il nous tarde de pénétrer l'univers onirique et gracile, leur prestation sera enrichie par les créations visuelles de Zita projetée sur différents supports, pour nous plonger dans un monde accueillant et rassurant...
- Squid and the Stereo, qui nous agiteront et nous surprendront de leur électro Rock'n Rap en nous promenant de l'électro- power pop survitaminée, au dub rap en passant par le groove... Ca nous réjouit d'avance!!

Deux belles soirées de découvertes et d'émotions musicales tous azimuts en perspective donc!
Par laure dasinieres - Publié dans : Festival
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 16:02
Bien sûr, là, on fait dans l'ultra consensuel.
Vous aurez demain matin le programme dans vos journaux que vous soyez Le Parisien ou Libé...

On a quand même été faire un saut sur le site des "Journées européennes du patrimoine" pour vous donner nos suggestions...

Une nouvelle salle a ouvert en mars dernier à Paris, en lieu et place du ciné -héâtre de l'association fraternelle des cheminots de France... Son nom? L'Alhambra... Celui du mythique musique-hall des années 50 (là où aujourd'hui, c'est St Maclou République et l'ANPE des métiers du spectacle...) On visite donc l'Alhambra deuxième du nom (21 rue Yves Toudic dans le 10ème , samedi et dimanche 10h-13h) et on découvre la "boîte noire" de nos soirées musicales: le système de sonorisation et d'insonorisation de la salle...



Outre l'Alhambra, les amateurs de coulisses seront gâtés avec des visites de différents lieux de spectacle (renseignez vous sur les horaires et les modalités):
 
- la Comédie Française (samedi et dimanche matin, réservations et infos au 01 44 58 13 16),
- le Grand Rex et l'expo permanente "Les étoiles du Rex" (01 45 08 90 40),
- le théâtre National de l'Opéra Comique,
- la Salle Pleyel (avec des concerts classique gratuits le dimanche),
- le Palais Garnier (dimanche de 10h à 17h, on fera un saut à la bibliothèque musée et à l'expo "Images de la danse" qu'elle accueille),
- la Bellevilloise...
- On pourra aussi aller au siège du Parti Communiste  (8 avenue Mathurin Moreau 75019 samedi et dimanche 10h-17h30) parce que franchement ça ferait une super salle de concert...

Aux amoureux d'art contemporain pluridisciplinaire, on conseille vivement une visite à BétonSalon (centre d'art et de recherche). On y assistera à une conférence intitulée " Une mécanique des lieux continus: skateboard,  pratique et réplique d'espaces" (samedi à 19h), on parcourra l'installation proposée par Bertrand Segers "Surface vivante, prendre les mesures qui s'imposent" (samedi 12h-18h) et on visitera la ZAC rive gauche et les alentours de Béton Salon en compagnie de Nicolas Mémain et Denis Moreau -pour ça, on réserve 01 45 84 17 56, le nombre  étant limité à 25 personnes par visite).

On découvrira aussi le lieu de pratiques culturelles et artistiques contemporaines Immanence . Il  propose, à l'occasion des journées du patrimoine, l'exposition Archive Station, conçue sous la forme d'une ligne, une ligne chronologique, une ligne de pensée et de création qui présente les oeuvres de jeunes artistes mises en perspective avec des oeuvres historiques. Une manière de tisser des liens entre passé et créations actuelles...

Parce qu'on est restés des gamins et que les manèges et stands forains nous font écarquiller grand les yeux, nous émerveillent et nous collent le sourire aux lèvres, on se rend au Musée des Arts Forains, 53 avenue des Terroirs de France dans le 12ème (samedi 10h-17h et dimanche 10h-17h30 6€ pour les grands, 3€ pour les petits, mais on vous assure que ça vaut le coup..., les animations et le cadre sont enchanteurs)


Parce qu'on passe tout le temps devant pour devant pour aller à l'International, à l'ALG ou à l'Orange Mécanique, cette fois on rentre à la Maison des Métallos, que l'on peut visiter librement ou guidés samedi de 10h à 19h et dimanche de 14h à 19h...

Allez y samedi : profitez en pour aller à la fête solidaire avec les salarié(e)s sans-papiersen grève de MA NET organisée par le collectif de soutien des associations et organisations du XIème, place Jean-Pierre Timbaud à partir de 16h.  Apportez vos réalisations culinaires, elles seront vendues au profit de la caisse de solidarité. On écoutera notamment Chet et les Szgaboonistes. Dimanche, au même endroit, ce sera troc de livres, sympa aussi :) une mixité des publics comme on l'aime...

On s'arrête là, on va pas vous inonder d'infos, on n'a pas le don d'ubiquité et ça nous fait déjà un bon petit programme, non?
On vous souhaite un bon week end de découvertes "patrimoniales" ... Toutes les infos sur le site des Journées Européennes du Patrimoine
Par laure dasinieres - Publié dans : Festival
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /2008 16:42
Il paraît, je dis bien il paraît que le temps va s'arranger...  Ca tombe bien, car s'ouvre le Festival Silhouette. Inauguration couverte ce soir à la Bellevilloise, puis dès dimanche ce sera parti pour huit soirées de concerts en plein air suivis de projections de courts-métrages dans le parc des Buttes Chaumont. L'occasion de s'intéresser au format cinématographique court avec une programmation éclectique (fiction, expérimental, documentaires français et étrangers, clips) avec cette année un focus sur les pays de l'Est.


Au programme:
Dimanche 31 août Compétition française#1 Concert (19h)
Katia Goldman et lui (pop Rock)
Projections (21h)
- Eremia Eremia
- L'homme est le seul oiseau qui porte sa cage
- Les Illusions
- Sid
-Under construction
- Je vous hais petites filles
Lundi 1er septembre Compétition Internationale#1 Concert
Fanny & Friends (folk)
Projections
- No star
- Elvis et moi
-John and Karen
- Madame Tutli putli
- Train Town
- Dad
- Brakkvann
- Plot Point
Mardi 2 septembre Compétition française#2 Concert
Kaluun (pop/rock)
Projections
- Choisir d'aimer
-Nous
- La Copie de Corale
- L'éclaircie
- Au septième jour
Mercredi 3 septembre Compétition Internationale#2 Concert
Neon Forest (electro-Rock)
¨Projections
- Traumalogia
- L'ombre de don Roberto
- Un vrai pote
- Ryba
- Mompelaar
-Operator
- Wrestling
Jeudi 4 septembre Compétition française#3 Concert
Les noces tziganes (musique tsigane)
Projections
- S'éloigner du rivage
- I lived on the moon
- Como todo el mundo
- Le Baiser
- La main sur la gueule
-
Vendredi 5 septembre Compétition Française#4 Concert
Milestone (rock)
Projections
- Afrique!
- Solange vous parle
- 664 Km
- Neighborhood
- La peau dure
- Entre chien et Loups
Samedi 6 septembre Compétition internationale#3 Concert
Fatoumata Diawara (folk wassoulou)
Projections
- E finata la commedia
- Cadres
- Keith Reynolds can't make it tonight
- Auf der streke
-Tokyo Jim
- Love you more
-I love Sarah Jane
- René
Dimanche 7 septembre Sélection Europe de l'Est Concert
JB Manis (chanson française)
Projections
-Celle qui mesure
- Kat
- Les oléophages
-Sokantis Kirminas
- Contre la course du soleil
- Souvenirs de guerre
- La cigale et la fourmi
- Antéchrist

A voir aussi les sélections parallèles (documentaires le samedi 6 à 14h et 15h30 à la Bellevilloise, clips le dimanche 7 à 17h30, à la Bellevilloise aussi) et les programmations jeune public, toujours à la Bellevilloise.
Tous les renseignements pratiques sur le site de l'association Silhouette
Il ne nous reste plus qu'à prier les dieux du rock'n roll et du 7ème art pour avoir des conditions météorologiques propices...
Par laure dasinieres - Publié dans : Festival
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 02:34
A noter:
pour une semaine encore, le cinéma Le Latina fait son (f)estival!
Au programme, une retrospective de films espagnols, italiens, colombiens, cubains.
De quoi voyager sous le signe du cinéma en cette fin d'août pluvieuse...
Le Latina
20 rue du Temple
75004 PARIS
Métro: Hotel de Ville
T.P: 8€
T.R.: 6,50€

jeudi 21 août

Maria pleine de grâce

14h-16h-18h-20h-22h

Vendredi 22 août

L'écureuil rouge

14h-16h30- 19h-21h30

Samedi 23 août

Tout sur ma mère

14h-16h-18h-20h-22h

Dimanche 24 Août

Y tu mama tambien

14h-16h-18h-20h-22h

Lundi 25 août

L'Evangile selon Saint Mathieu

14h-16h30- 19h- 21h30

Mardi 26 août

Liste d'attente

14h-16h-18h-20h-22h

Par laure dasinieres - Publié dans : Festival
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /2008 18:11
Du 20 au 26 août, Le Cinéma des Cinéastes vous propose de (re)voir les films que vous avez ratés durant l'année.
Une programmation pour le moins éclectique, du très commercial Disco au plus confidentiel Ulzhan... On ne saura reprocher au Cinéma des Cinéastes un élitisme, mais on regrette quand même l'absence de quelques pépites... Cela dit, ces séances de rattrapages auxquelles s'ajoutent séances de dédicaces, discussions et débats sont toujours bonnes à prendre....

A l'affiche:

 
 L'Auberge Rouge
de Gérard Krawczyk
 Boarding Gate
D'Oliver Assayas
 La Capture
De Carole Laure
Disco
De Fabien Otoniente
 Désengagement
D'Amos Gitaï
 Le deuxième souffle
d'Alain Corneau
 Les femmes de l'ombre
de Jean-Paul Salomé
 G.A.L Un crime d'état
de Miguel Coutois
 L'heure zéro
de Pascal Thomas
 MR 73
d'Olivier Marchal
 Passe-passe
de Tonie Marshall
 Pékin central
de Camille de Casablanca
 Le premier cri
de Gille de Maistre
 Survivre avec les loups
de Vera Belmont
 Ulzhan
de Volker
Shlönndorff
 Un secret
de Claude Miller
 Le Vivarium
de Jacques Richard
 Le Voyage du ballon rouge
de Hou Hsiao hsien
 Le Cinéma des Cinéastes
7, av. de Clichy
75017 PARIS

 Horaires et renseignement sur www.cinema-des-cineastes.fr
Par laure dasinieres - Publié dans : Festival
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