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Not for Tourist - Paris

Not for Tourist - Paris

Le Site urbain et curieux qui dézingue la blasitude parisienne

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Semaine du 6 au 12 avril 2009

 
 A force vous allez croire qu'on fait semblant d'être toujours super enthousiaste à l'annonce du programme de la semaine...
Eh, bah, non, loupé, on est vraiment enthousiastes, taraudés des fourmis dans les jambes et une irresistible envie de sortir!!!
On espère bien que vous aussi!
Très bonne semaine à tous! Enjoy!
Lundi 6 avril
La Renardo Crew mord la queue de l'adage comme un lundi pour convier à la Mécanique Ondulatoire deux groupes qui ne manqueront pas de nous faire taper des pieds des pieds comme des renards:`
- Le duo espagnol
Grabba Grabba Tape (batterie/synthétiseur/voix/vocoder) aux costumes incroyables roses fluo qui distille un rock punk noise foufou et électronique; complétement furieux et ultra dansant sur scène.
-
Margarita, combo post punk avec une sévère goût pour les ritournelles déjantées et la batterie sauvage qui nous balancera ses mélodies noise destructurées et discordantes mais toujours sautillantes;
Et bien sûr, avant, entre et après, Renardo Crew passe ses disques d'électro punk bouffi, de comptines slaves pitchées, du 8 bit corrosif, des reprises abhérantes et autres curiosités sonores...

Naab
, ce soir la scène de la Maroquinerie, s'entoure véritable groupe et de laisser parler la poudre. Les titres de l'album deviennent prétextes à un mécanisme d'invention et d'explosion en temps réel. Pas de sample, mais une instrumentation inventive et inédite, notamment côté batterie.Le tout pour un son où la la culture électro, l'énergie rock, la liberté du jazz, l'efficacité du dancefloor et le hip-hop se mêlent de manière inextricable et sans concession.

En avant goût de la soirée des Boutiques Sonores samedi, on écoute Monster au Pop In' ce soir. On découvre la voix à la fois douce et fièvreuse de Alexandra Jonhstone, jeune songwriter californienne. Une belle maturité artistique et scénique qui fait que Monster et pop folk tempétueuse s'impose comme l'un des groupes phares de la scène underground de Los Angeles.

Au Sunset, on découvre le projet de la violoncelliste électrique Cécile Broché et du saxophoniste  Etienne Bouyer. Leur objectif est de composer un univers sonore original avec comme principale source d’inspiration l’idée du voyage. C’est ainsi qu’ils nous entraînent de New-York à l’Albanie en passant par l’imaginaire Molvanie, la Hongrie de Szervánszky ou encore une insolite plage enneigée...On part avec eux...
Mardi 7 avril
Un rock atmosphérique, porté par une écriture sombre et introspective, Charlotte Etc. révèle un son qui tient du choc des contraitres, d'une poésie brute et sans fard, à l'émotion quasi onirique. Elle nous emmène dans son univers hors norme, au bord du vertige et de l'imprudence ce soir au Trois baudets, où l'on découvre en première partie  Perio et sa folk acoustique aux intonations rock psyché extraterrestre et grésillant.

On vous a fait croire pendant des années que les héritiers de joy Divison, c'était Interpol, puis The editors, puis récemment les White Lies... Erreur! A place to
Bury strangers s'impose comme les dignes successeurs de ian Curtis et sa bande...Basses lourdes, rythmes métalliques et froideur des approches. Leur concert de l'automne dernier au Nouveau Casino, ultra compact, bruitiste, sonique reste dans les annales, gageons que celui de ce soir à la Mécanique Ondulatoire sera tout aussi mémorable.

Le Last Exit Tour rassemble ce soir au
Nouveau Casino trois artistes du surprenant label Last Exit Records:
- l'épatant one man band Rock'n Roll
Rotors Jambreks, n°1 des radio Ferrarock, quelque part entre le King et John Spencer Blues Exposion`
- le créateur hors pair
Robin Foster qui livre un son post rock singulier et cinématographique, qui nous transporte librement au gré de notre imagination, et nous invite à une rêverie en clair obscur.
-
Sheer K. qui reviennent sur scène après le succès de leur premier album et semble s'imposer comme les pilliers de la scène électro/trip-hop française.

Nouvelle édition de la
We are The Lions à Glaz'art, la mensuelle éclectique et défricheuse (et gratuite qui plus est) qui accueille ce soir:
-
Now Now Every Children qui après avoir reçu nombre de critiques élogieuses passe pour être LA nouvelle sensation venue d'Outre Atlantique...
-
Control, qui surfant sur la vague du rock conjugal, livrent un son rock entre brutalité et sensualité, le tout branlé comme du Gorillaz... Un couple moderne, en somme, entre dentelle et cuir noir...
-
Rien, qui compose des bandes originales de films d’action introspectifs, pour livrer une mosaïque post-rock, pop de séries B, électro-rock, voire fusion pour les plus inspirés.. Les musiciens du collectif cachent diligentement leurs sources, pour mieux les recracher de façon fielleuse sous forme de patronymes abscons lorsque l’occasion se présente, avec ses atours de catin.
-
Roken is Dodeljik, dont la formule magique s'exprime ainsi: "sur un rythme de maracas ou de batterie électro, un peu démodé mais résolument positif, ou encore sur une guitare sèche tremblante et de traviole, prenons le temps de chercher l’énergie la plus juste. Si le contexte l’appelle, laissons toute sorte de couleur s’exprimer. Ici, on a le droit d’être drôle, faible ou amoureux, ou d’arrêter d’être triste pour se mettre en colère, cesser d’être amoureux pour devenir triste. Ce qui est capital c’est uniquement de se laisser porter, même quand la chanson bifurque et nous entraîne ailleurs".

Executant un grand ecart digne de nadia comanechi entre les figures tutelaires des Beatles "pour leur génie melodique" et Devo "pour leur riff blues ultime" (!!!), Karl Bang!! defriche sans complexe une zone a risques, et sans mettre de gants. Melant blues, surf 60's et 8 bit, voix de crooner glam rock et choeurs beach boysiens, Karl et Oscar Jack se jouent de leurs influences comme d'impertinents branleurs qui n'auraient pas vraiment peur de finir cramer sur place par leurs peres fondateurs. Ils font exploser le Pop In ce soir, où l'on retrouvera également Misty Socks, qui  Entre rock lancinant et pop mouvementée, bâtit un univers à la fois sensible, frais et ardent. Son originalité se trouve dans les harmonies vocales qui, accompagnées de rythmiques puissantes, soutiennent des mélodies imparables. C'est rock-pop et ça envoie le steak !

Zone Libre est le nom du trio formé par Serge Teyssot-Gay , le guitariste Marc Sens et le batteur Cyril Bilbeaud Leur premier album, Faites vibrer la chair, sort en 2007 : un rock expérimental comme un film en cinémascope où la bobine prendrait feu vingt‐quatre fois par seconde. Vitalisé par cette énergie brute, le trio décide d’aller plus loin : d’abord en produisant, via leur label T‐Rec, le troisième album solo de Marc Sens , une compile de feu Sloy  puis de donner une voix au corps électrique de Zone Libre.
Deux voix, pour être plus précis : celle de la rappeuse Casey, et de Hamé (La Rumeur), que les trois musiciens écoutent depuis leur début. Ils sont tous deux des figures libres et radicales dans l’univers policé du rap français. Bref, les deux rappeurs étaient les fortes têtes qui manquaient pour donner corps au nouveau projet de Zone Libre. Premier alliage de rock expérimental et de rap en France, Zone Libre vs Casey/Hamé enfonce tous les codes. A l’heure où le rien remplit les ondes, leur album Angle mort sonne le glas du toc, des compromissions, des faux semblants télévisuels, des révoltes de supermarché. Un concert salvateur ce soir au
Point Ephémère.


Au Théâtre de la Bastille de ce soir jusqu'au 15 avril, Jerk, texte de Denis Copper d'une grande violence est reconstitué par la metteuse en scène Gisèle Vienne sous la forme d'un solo pour un marionnettiste (Jonathan Capedevielle) qui tient aussi le rôle du bonimenteur. Violence, humour et sexualité y tissent une histoire sombre inspirée directement de faits réels où, dans les années 70, un serial killer américain tue plus d'une vingtaine de garçons avec l'aide de deux ados. A nous donner froid dans le dos.


Bruits de fond, Bruxelles Sonic 2009, à la Maison des Métallos: Les activistes de Transcultures nous invitent à découvrir la jeune scène belge, entre électronique et post-rock, détonnant et suprenant :
-
aMute pour in mélange écorché d’électronique et de rock mélancolique
- Radicaux Libres, Une interaction improvisée live entre
The Aktivist, électron libre de la création musicale et de son dialogue avec la danse, le théâtre, la radio... et Natalia de Mello, plasticienne et co-fondatrice du collectif pluridisciplinaire MéTamorphoZ.
-
Christophe Bailleau, artiste multimédium pour un set électronique étrange et poétique. Il enregistre principalement en longs plans-séquences fixes où il met en scène le vide, l’absence et le temps qui passe... Mercredi 8 avril

Depuis qu'on les a rencontré à l'automne dernier, on les suit et au fil de leurs apparitions, on n'a de cesse de constater avec bohneur leur progression. Les
People Of Nothing,légitimes héritiers de Joy Division, d’Interpol, de Bauhaus ou encore des Cocteau Twins, remanient avec habileté leurs influences 80’s pour se construire un univers habité, singulier et profond.Ils sont ce soir à la Java avec le trio franco-libanais The New Government, qui propose des compositions volontairement très mélodiques, à l'efficacité toute kinksienne, parcourues de sonorités psyché, new wave et d'influences krautrock. Les 3 membres jouent de manière frontale, alignés à l'avant-scène. On les déjà, eux aussi, vus à plusieurs reprises, et c'est peu dire qu'on est emballé. Bref, une soirée qu'on vous recommande vivement...

Le label Optical Sound fait sa soirée au
Point Ephémère avec:
-
Cercueil, dont les  nouvelles compositions embarquent l’auditeur vers de nouveaux horizons : opéra fantomatique à haut plafond, poésie des natures mortes et rage des black divas qui brisent le cristal, lames de fond glacées qui parcourent l’échine, bande-son d’une intrigue dont le groupe suggère les images, plus qu’il ne les montre... Le duo devenu trio présente son nouveau set : célébrations polyrythmiques, hit disco et hymnes électroniques, qui rendront ce live des plus incisifs !
-
The Garçon, qui livre un son hybride: Musique électronique volée aux eighties, chant en français façon Christophe, quelques guitares punk ou garage… Nostagique à mort, peut-être, mais c'est tellement bien fait qu'on ne peut qu'adhérer à ce Kas Product versus Christophe ou DAF meet Taxi Girl.
-  Dj Gel Intime aka Eddie Ladoire, musicien et plasticien, fondateur de Ma-Asso à Bordeaux, moitié de la formation Heller avec Sébastien Roux, qui vient de publier son nouvel album chez Optical Sound, Always the behinning.

Avant de partir en tournée à l'occasion de la soirtie de leurs albums respectifs, les groupes du label
Kutu Folk records s'installent ce soir au Nouveau Casino:
-
The Delano Orchestra, qui a profité d’un hiver neigeux pour confectionner un deuxième album  puissant et lumineux.«Will anyone else leave me ?» s’écoute comme un recueil de chansons folk,  de montées électriques et d’orchestrations riches et surprenantes. La comparaison souvent faite avec Sparklehorse, Sigur Ros, Sufjan Stevens ou Arcade Fire se délite alors pour laisser  place à une identité propre et qui ne tardera pas à s’inscrire dans le temps.
-
St Augustine, Membre éminent du collectif Kütu Folk Records, François-Régis Croisier alias St Augustine s'emploie depuis 2005 à conjuguer sa sensibilité folk à son amour des mélodies ciselées et livre des morceaux en forme d'odes aux grands espaces et aux petits espoirs, navigant entre dépouillement et opulence
-
Leopold Skin, qu vient de sortir un premier album dans la pure tradition folk où chaque chanson synthétise le chant ancestral des hobos, la simplicité et la fraîcheur du New York des 60's et le psychédélisme béat des 70's. Il évite pourtant l'écueil du passéisme, ses préoccupations et sa sensibilité de jeune homme moderne l'inscrivant clairement dans le 21ème siècle.
-
Pastry Case, qui livre un son fuit d'un mélange d’influences hip hop (samples, beats, scratchs…), d’instruments divers et variés, de chorale pop/folk, bricolé et  personnel, simple et percutant. Joliment à part.

Fin des années 50, début des années 80. Le claquement d’une contrebasse boisée qui swingue, les grincements d’un synthé qui hulule. Du rock’n’roll au psychobilly, voilà de quoi il s’agit chez
Las Ondas Marteles, en concert ce soir au Zèbre de Belleville. Du blues, entre les lignes, des voix qui pulsent, des textes aussi, des bluettes, des histoires de rien du tout ou presque, de gens de peu, des histoires d’amour qui finissent mal, des chansons de cow-boys so lonely, de teddygirls si charmantes…Un son nerveux, parfait pour magnifier l’élégance surannée qui se trame au fond de la gorge... A découvrir!

Comédienne et chanteuse,
Ava's Verden interprète ses chansons décapantes et poétiques.Elle incarne chaque morceau dans une mise en scène loufoque et inattendue… Sylvain l’habilleur bulgare l’assiste dans ses déshabillages. L'habillage sonore des textes est assuré par Pit Spector, qui mêle rythmes électroniques et enregistrements acoustiques. Elle nous donne rendez vous ce soir au café de Paris

Quand les bons ingrédients se rencontrent, quelques gouttes suffisent. Ils ont le son, la voix, les accroches mélodiques .... Un style singulier, des ritournelles pop subtiles qui swinguent et piquent comme du Cure avec un stetson sur le crâne. Trio rock parisien mélangeant subtilement new wave, bossa nova et psychédélisme,Temporary January navigue constamment entre pop ligne claire et improvisation, mélodies classieuses et tentations krautrock et fait tanguer la Dame de Canton ce soir, en compagnie deLewitt, dont la musique à tendance électro pop met en scène des textes de tous les jours pour un voyage dans un monde aux diverses ambiances mélodiques.

Ils sont cinq, d'un fragilité touchante, livrant un son entraînant.
Hopedust impose un vrai style, immédiatement reconnaissable dans une franchise et une vérité toutes simples, comme si la guitare avait existé depuis la naissance de l'univers. Ni triste, ni joyeux, ubtilement je m'en foutiste - énergie - rock et profondeur - mélodique - touchant. A découvrir sur la scène des Disquaires, ce soir.
Jeudi 9 avril
 
Riche soirée de concerts folk noise psyché du côté de la Mécanique Ondulatoire, avec:
-
Woods, projet de Jeremy Earl & Jarvis Taveniere - tous deux échappés de Meneguar (Troubleman/Woodsist) - et rejoints par G Lucas Crane (du projet noise Non Horse).
Ensemble, ils expérimentent allégrement une folk noisy et bordélique enregistrée à la maison, portée par la voix étrange et le songwriting de Jeremy. Incarnant le renouveau de la scène lo-fi brooklynoise, Woods sont des freaks à suivre de très près.
-
Hyena, qui utilise, sur scène, un boitier pour enregistrer de petits instruments de percussion hétéroclites qu’il lance en boucle, tout en amplifiant le tout avec des pédales à effets, puis joue de la guitare acoustique et du clavier, le tout avec une ferveur théâtrale. Hyena compose ses morceaux pop tout en ayant Frank Black, Dan Bejar (Destroyer) et Brian Eno en tête.
-
él-g (Laurent Gérard) homme à flammes et song-writer sauvageon, présentera pour la seconde fois seulement ses ballades pop et ponts alphas.Avant garde pour gamins fugueurs où tout ploie.

Une folk song inspirée, entre tension et mélancolie, à la fois aérienne et profonde, forte d'une instrumentation, soignée,  riche et subtile et portée par la voix bouversante de Drou... Drou & The Candy Kid est ce soir en concert au Cave se Rebiffe et le duo est, d'après ce qu'on a pu entendre, une belle découverte à faire...

Pour chasser la grisaille, nul besoin de voyager aux Antipodes. L’évasion, la vraie, est là, dans ces arpèges d’ukulélé, ce chant habité et ces mélodies à l’évidence désarmante.Au gouvernail, un parisien solitaire nommé Sébastien Sigault, alias
Captain Kid. Ce passionné de Dylan confectionne ses chansons à l’instinct, depuis plus de trois ans, dans son appartement jonché de guitares et d’étranges instruments-jouets. On voyage avec lui ce soir à l'OPA, ambiance coquillages et crustacés.

Jolie soirée folk ce soir au
Vieux Léon avec:
-
Reza, qui livre une folk-rock urbaine et raffinée, offrant ainsi des chansons mélodiques et délicates qui s'illustrent par leur douceur.
-
Pollyanna, qui instaure des ambiances multiples du souffle intimiste aux colères plus rock. Les textes doux-amers, portés par la voix grave d'Isabelle et  soutenus par des arrangements lumineux et soignés, cherchent la fêlure dans le banal : une promenade en ville, une plage, un amour manqué.
-
Half Asleep, dont les chansons, à la fois ténébreuses et rassurantes sont porteuses d'une belle profondeur acoustique et touchent à l'essentiel.  On y entend un piano ou une guitare solennellement effleurés, une voix grave qui chante, surtout pour elle-même.

Clint, ça déchire ! C'est la première réflexion qui vient pour certaisn à l'esprit une fois achevé l'ultime note du dernier morceau d'un de leur concert. Musicalement, on pense à Bloc Party, The Rapture, At The Drive-in, Radiohead ou Mars Volta et puis soudain la vérité nous frappe : Clint, c'est un groupe déroutant, sexy, puissant, talentueux, donc naturellement original. A découvrir ce soir à la Péniche Antipode où se produit aussi, Vicious Klub, 4 garçons qui se sont rencontrés autour d'une même passion: faire du rock! Celui des Clash, des Libertines, des Strokes, des Jam, des Hives. Celui de Green Day, de Weezer, de Blur. Et plutôt que de rester à jouer dans un canapé certes confortable mais mou, ils ont décidé d'en faire profiter les gens. Sont-ils les enfants cachés du bassiste des Sex Pistols ? Ou des purs pervers ? Et pourquoi mettre un K à « Klub » ? Autant de questions auxquelles on essaierai de répondre ce soir!


Un soupçon de mobilité pop, des beats groovy, des rythmes énervés un brin breakés, des sons acid qui confinent à une folie psyché-rock-transe, puis toujours la mélodie qui se tisse à travers chaque morceau sans fragiliser l'efficacité dancefloor du tout... La formule du très louangé
Yuksek est pour le moins explosive... Reste à voir sur scène et en live s'il a la trempe d'un héros électro. A voir ce soir à la Cigale...
Vendredi 10 avril  
Delta Spirit, c’est l’esprit brut du rock indie. Une version rock, amplifiée, de la protestation folk des années 60. La passion attendrissante de the Violent Femmes and the Waterboys. Toutes ces comparaisons pour décrire les Delta Spirit, cinq garçons de Californie du sud, qui pourraient être un des groupes les plus importants de la décennie. L’esprit Do It Yourself du groupe est présent sur tout l’album, avec des chansons pointues et façonnées par une année de tournée à travers les Etats-Unis. On attend beaucoup ce soir de leur live au Point Ephémère, déjà rôdé sur des festivals tels que Austin City Limits, Noise Pop et Sasquatch...
 
Groupe irlandais formé en 2002, God Is An Astronaut s'est construit en 4 albums un ecrin doré dans toute la galaxie Post Rock et dans le panthéon des artistes qui comptent et dont la musique obsède. Pas besoin d'être fan de ce style pour comprendre et adhérer instantanément a de tels enchainements musicaux gracieux. Une chanson de GIAA est un univers dont l'atmosphère chaque fois renouvellé s'immisce progressivement et enferme l'auditeur dans une bulle de violence sublime et de douceur éphémère... Concert de haute voltige donc, ce soir à Glaz'Art, qui accueille également Stellardrive, quintet instrumental originaire de Besançon : 3 guitares, basse, batterie, clavier, machines et clarinette, soutenus en live par des projections vidéo, et comptant dans ses rangs des membres des groupes Aside From A Day ou Gantz.

Dans le cadre de Festival Les Plans d'Avril, direction L'Etoile du Nord pour une soirée théâtre en deux temps:
A 19h30, au coin d’une table, la Compagnie Papier de Verre présente une version musicale de Gros Câlin de Romain Gary, un théâtre de l’étrange et de proximité. Le pitch? À défaut de trouver ailleurs de l’affection, M. Cousin se réfugie dans l’étreinte chaleureuse d’un python. Un monologue d’une drôlerie surprenante qui raconte la solitude et l’insatiable besoin d’être aimé.
Puis à 20h45, on assiste à la représentation de "Je suis Alain, Antonin Artaud, Marie Antoinette, un animal, aussi, des gènes, un photomaton, au fond du jardin, et quoi d'autres (ou rien d'autres) Bref..."Avec autodérision, voici une provocation, la Compagnie du théâtre à cru nous offre une réflexion ludique sur le monde du spectacle et ses dérives. Entre les éditos de présentation de saison et la création artistique, quelle place est laissée aux spectateurs ? Voici une pièce autour des formes théâtrales, du corps, des éditos, des politiques culturelles, des abonnés, du show, des spectateurs, des ouh! des ah! des …

Rock & Junior, tout est parti d’une idée : concocter une mixtape improbable entre le gospel de « Sympathy For The Devil » et l’acid-electro-rock de Primal Scream. Au final, ce sera un missile imparable. Des guitares dans tous les sens et genres, démontées et remontées, décalées et bouclées, deux voix de divas, un son nerveux, du rythme et un état d’esprit, ouvert sur le monde par nature, « créolisé » avant toute chose… Alternative soul pop, selon le maître de céans. Electro ghetto pop, selon les canons de la mode. A chacun sa définition pour cette galette en forme d’ovni, enregistrée entre Orléans, Berlin et Buenos Aires. Un pur global mix, impur produit de synthèse, un seul mot d’ordre : entrez dans la transe. Bling bang boom ! De quoi nous exploser de la tête aux pieds. A manipuler avec attention, à consommer sans modération ce soir à la Flèche d'Or

Un son punk garage imparable à la Jay Reatard, frais, accrocheur et fort, Cheap Time multiplie les tubes, versant un peu parfois dans la pop, mais pour le meilleur, trouvant toujours le moyen de travailler mélodies et arrangements malgré la frontalité propre au genre... Le trio venu tout droit du Tennesse (oui, on en a tous quelque chose en nous) emballe la Mécanique Ondulatoire, ce soir.

Danseur, percussionniste, chanteur, rapeur, peintre, Babacar Faye a fondé Black Pyramid en 1994. En 10 ans, la formation s'est nourrie de moult hybridations musicales : du rap/percus des débuts au jazz, de l'afro beat à la salsa, jusqu'à leur dernier album,dopé à l'électro made in Kitchen... Black Pyramid réalise aujourd'hui une fusion brûlante et polyrytmique, représentant la dernière génération de l'Afrobeat... De quoi nous faire danser ce soir à l'Olympic Café 

Les Disquaires se mettent un mode Disquaires Max et nous voilà partis pour une soirée électroniqueuse électrique avec:
- Keat, pour un mêlant perles hip-hop et old school house
- Mister Leonard, qui après une carrière de DJ s'est lançé dans la création, il livre en 2006 un premier maxi, Il est remixé par Détroit Grand Pubahs, en 2008, sur un second disque, Habitus EP, qui est déjà playlisté par Dave Clarke, Fabrice Lig, Djinxx, Terrence Dixon…. Auteur de remixes pour DJ Medhi, Cassius ou encore BobbyBlue (groupe Newyorkais), il crée fin 2007 avec l’artiste Backshoot le groupe electro Machine Machine.
-Drehmoment, pour un set dj ping pong electrorock, electro pop, electro techno
  Samedi 11 avril

  Et voici l'incontrournable soirée des Boutiques Sonores au Divan du Monde, placée sous le signe de la sauvagerie rock'n'roll, du folklorisme romantique, de l'énergie californienne ou plus simplement de la franche camaraderie, avec:
- Monster, La voix sublime de Alexandra Jonhstone, jeune songwriter californienne, nous propulse dans un univers de douceur folk mêlé à une énergie blues rock, rappelant le meilleur de Cat Power.
- Redeye, qui révèle u
ne voix des plus caractéristiques, rugueuse et gorgée de soul pour un résultat du niveau des joyaux bricolés du Folk Implosion et autre Pavement
- l'intrigante et douce Marie Flore dont la voix nous transperce le coeur.  Son folk intemporel s'impose au son d'une guitare mélancolique et discrète.
- (Please) blame Mexico.  Tour à tour membres de Toy Fight, Mina Tindle, Nelson, eLdLA, Narrow Terence ou encore De La Jolie Musique, les 4 compères se retrouvent et excellent dans la « pop véranda »
Et pour saupoudrer le tout, les mini dj sets de *Ther Y Toma* et de *Simon // Exsonvaldes*

Nous, on frétille d'avance!


Après le loft, le Souk Crew s'arrête à La Petite Rockette, l'ancienne école devenue squat au 6 de la rue Saint Maur. En gros et en gras : Graff dans la cours de récré, concerts dans les salles de classe réaménagées, et ambiance unique du soukmachines assurée font de cette soirée un autre incontournable!Au programme :
-
Zucchini Drive, dont le hip-hop  possède tout ce qu’il faut pour s’imposer aux côtés des monstres sacrés du label AnticonEchappés de leur projet respectif, Cavemen Speaks et Stacs Of Stamina, le Belge Tom De Geeter et le Suédois Markus Graap composent une musique qui, au vu des collaborations avec The Notwist, Alias ou encore B. Fleischmann, qui plaît tant aux amateurs d’electronica que de hip-hop.
-
Crème et les frères smith, formation originale - composée de 8 musiciens bricoleurs de chantier - aussi bien dans le style que dans l'esprit, Café Crême c 'est un voyage dans les 70's à travers San Francisco, la Nouvelle Orléans, le Nigéria, les Antilles, l 'Amerique Latine,   l'Orient ... pour nous faire revivre la frénésie des 70's à travers des grooves AfroBeat, Oldies Funk et Soul modernes.
-
Polux from Rio, combo kaléïscopique qui révéle dans son électro rock sous influence ce quelque chose de plus qui départage les groupes qui ont "un son" et ceux qui courent après, ce notamment grâce à un clavier grave comme une contrebasse et rêche telle une langue de chat et par une écriture fine et subtile.
A voir également, les prestations de live painting de Remi Kansas, Loeil Partout, Sixo et VJ Klakos


label Silverstation invite au Café des Sports le très sensuel Homme Moderne (Still Muzik) pour une before protéique et pneumatique. Au programme de cette soirée électronico électrique, De la French Touch cinématographique, De le l'Italo-Disco sulfurique , Du Rock asymétrique et synthétique, De l'électro Tropico-Satanique. Le tout portés par les mix de l'Homme Moderne, donc, mais également de Dorian Darner...

Pour deux soirs à Mains d'Oeuvres, Nextclues, le webzine prétendument ouvert à vos styles de prédilection – punk, post-punk, art-punk, proto-sludge, math-rock, hardcore, losercore, nu-stoner, avant-garage, aprèsdîner -, referme son éventail pour son Fuckfest, deuxième du nom, qui sera placé sous l’égide de la Noise, le signe de la Noise, le charme de la Noise. Douze groupes (tous de Noise) se sont engagés à faire fondre nos earplugs. Mauvais esprit garanti. Poseurs bienvenus. Au programme de ce soir:
- Ultraphallus (Liège, BE)
- Pneu (Tours)
- Shub (Nîmes)
- Café Flesh (Jarnac)
- Death To Pigs (Nancy)
- Pitsky (Bordeaux) et pour demain:
- Marvin (Montpellier)
- Basement (Libourne)
- Goodbye Diana (Montpellier)
- Do You Compute (Paris)
- ChooChooShoeShoot (Nantes)
- Up Yours (Bordeaux)

Rock, glamour et Belgitude ce soir à l'International avec la soirée "J'aime le Belgique" présentée par BIP, le magazine des belges à Paris, qui accueille ce soir:
- le
Baron 5, qui livre des compositions obsédantes et puissantes qui s'illuminent autant du power punk new wave des premiers Cure que de la richesse de la scène électro actuelle, le tout saupoudré de Glam' Rock... Ce qui provoque sur scène des étincelles et nous fait danser envers et contre tout
-
Starving, qui offre des compositions riches et entrainantes, soutenues par des sonorités de guitare et des claviers vaporeux, entre intimité, fragilité et force d'attraction pour une électro pop très 80's

 


Le label Ed Banger fait sa soirée au Point éphémère à l'occasion de la release party de Krazy Baldhead, dont les Influences vont des Chemical Brothers à Bill Evans, de A Tribe Called Quest à Joy Division, de Gong à Miles Davis ou encore Prefuse 73 ! Il y a du blues dans sa musique, mais il y a surtout cette liberté que ses dix ans de jazz lui ont apporté. Krazy Baldhead n’est pas DJ ! Il se produit en live, souvent caché derrière son laptop et mis en lumières par un VJ qui l’accompagne aux quatre coins du monde. Là encore, l’influence du jazz se ressent, ses sets ne sont pas préparés et il réagit selon les salles, selon son humeur aussi. Au programme, aussi:
- Le producteur Breakbot graphiste de formation, à l’origine du sample New Jack sur l’album de Justice mais aussi remixeur pour Sébastien Tellier, Pacific !, Metronomy… qui se produit à présent partout en Europe où ses dj sets ont fait de nombreux adeptes.
- L’américain Tes,  auteur de l’album hip hop indépendant X2 signé chez Lex Records. Son phrasé et son timbre de voix nasillard en font un Mc unique dans l’univers du rap new-yorkais.
-DSL, qui désigne les initiales de trois frères : David, Stéphane, Lionel. Ils rêvaient de propager leur musique au-delà de Sarcelles. Les trois frères, dont un rappeur et les deux autres au son, produisent une musique électro hip hop aux beats pointus.

Dans le cadre du Festival Les Plans d'Avril, allons donc danser au Centre Barbara Fleuty Goutte d'Or. C'est "Ze Bal": la Cie Beau Geste / Dominique Boivin nous fait devenir une star de la comédie musicale voyageant des grands classiques d’Holly­wood à l’exotisme du "Bollywood". Cette soirée-spectacle, ponctuée d’extraits vidéo et de reprises "en live" de danses tirées de ces célèbres films musicaux est aussi un bal, où des versions simplifiées des ces danses sont adaptées pour les novices. Soyons nous aussi pour un soir une star de la piste de danse!

Mulatu Astatke (est un musicien et arrangeur, né en 1943 à Jimma en Éthiopie. Il est connu comme étant le père de l'Éthio-jazz. Astatke a effectué sa formation musicale à Londres, New York, et Boston, où il a été le premier étudiant africain au Collège de musique de Berklee. Il en a ramené des influences jazz et musique latine pour les mélanger à la musique traditionnelle éthiopienne. Il a produit des chansons pour d'autres artistes, notamment Mahmoud Ahmed. Il joue notamment du vibraphone et des congas. Un personnage à découvrir ce soir au Nouveau Casino.

  Dimanche 12 avril
Atelier ouvert à tous proposé par Ernesto Escurra (musicien, guitariste) et Nathalie Clouet (danseuse contemporaine), le Tango FMR (au Point Ephémère, donc) est un espace où résonne le tango (logique). On danse, on écoute, on joue et on pratique.L’atelier se déroule en plusieurs parties où dialoguent le mouvement et la musique. Un temps sera réservé aux surprises...(performance live-artistes invités) 

 Hellsongs est un groupe suédois ayant créé leur propre genre : le « loungemetal ». Des reprises planantes des classiques du heavy métal, comme « Jump » et « Run to the Hills » d’Iron Maiden et bien d’autre encore. Ayant sorti un mini album en 2006 très bien accueilli par le public, ils titillent un peu notre curiosité et on a bien envie de voir ce que cela va donner sur la scène du Nouveau Casino

il pianote, il parle. il rap, il râle et parfois il rame... Gonzales joue 8 dimanches de suite au Ciné 13 Théâtre pour prendre des risques. Accompagné à chaque prestation d'un guest de sa bande, il s'engage à tenter de nouveaux numéros, des reprises ludiques et des expériences humaines avec une petite foule de 120 personnes. A la fois récital de piano et talk-show décalé, c'est un piano talk-show qui promet des moments sublimes et peut-être humiliants.

A l'Alimentation générale, Madera Suena propose un parcours musical à travers la musique traditionnelle latino-américaine : du folklore, des sentiments, de la bonne humeur et de la danse! Cumbias, Forros, Rancheras, Candombes, Sones, Huaynos... Madera Suena, ce sont cinq musiciens venus du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique, et de France, utilisant plus de 25 instruments pour interpréter des chansons de plus de 12 pays, et nous faire découvrir toute la richesse musicale de l’Amérique Latine...

Incontournables rendez vous du dimanche soir: Le Blind Test, et là deux écoles, à vous de faire votre choix pour tester vos connaissances musicales autour d'un verre: La Planète Mars et le Motel, deux ambiances différentes, l'une plus roots/rock et l'autre plus popeuse, mais on aime bien les deux... 

Publié le 06/04/2009 à 00h00 dans Suggestions pour la semaine

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